C'est un Luis Enrique bien content d'avoir gagné le Trophée des Champions mais très lucide sur la partie livrée par ses troupes qui s'est présenté en conférence de presse après PSG/OM (2-2, 4-1 t.a.b.). L'entraîneur du PSG a évoqué la partie, forcément, mais aussi quelques cas individuels comme ceux de Chevalier et Ramos. Voici ses propos complets, retranscrits par nos soins.
Bonsoir, est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi le Paris Saint-Germain est aussi fort sur les tirs au but, s'il vous plaît ?
« Il y a des personnes qui disent que c'est de la chance, peut-être qu'il y a une part de chance. Mais aujourd'hui, je pense que tous les entraîneurs de gardiens, toutes les équipes autour des gardiens ont les informations sur les joueurs adverses dans les tirs au but. On est d'accord que nous avons de très grands joueurs pour frapper au but, et aussi des gardiens de haut niveau, comme Safonov et comme Lucas Chevalier. Cette combinaison est une combinaison fantastique pour nous.
« Nous, on a été capables de continuer à lutter jusqu'à la dernière minute »
Si je dois parler du match, je pense qu'on l'a bien démarré. On a bien joué dans les premiers minutes, on a marqué le premier but et ça partait sur une bonne ligne. Mais après, l'OM a joué très bien. Ils ont joué, je pense, peut-être mieux que nous. Avec le ballon et sans le ballon, ils ont beaucoup de joueurs de qualité et aussi leur entraîneur De Zerbi. Peut-être qu'ils ont mérités plus (que nous), mais le football, c'est comme ça. Nous, on a été capables de continuer à lutter jusqu'à la dernière minute. En ce sens-là, je dois dire qu'on a montré ce que nous montrons habituellement chaque fois qu'il y a des problèmes, et c'est un peu l'ADN de cette équipe. »
Celui qui égalise, c'est Gonçalo Ramos. Vous devez être content pour lui parce que c'est un joueur que vous aimez beaucoup.
« Gonçalo Ramos, je (ne) voudrais pas parler seulement de lui, de toute l'équipe évidemment. Mais Gonçalo Ramos est un soldat, il est prêt. Pour jouer une minute, pour ne pas jouer, pour jouer dès le début du match, il est toujours prêt. Il a le caractère, la mentalité, la personnalité pour jouer tout le temps au maximum. C'est vrai qu'on est très content d'avoir un joueur comme Gonçalo Ramos. »
Est-ce que vous pouvez nous parler de Lucas Chevalier ? Est-ce qu'il avait besoin de ce match référence ?
« Je pense qu'il a fait un très bon match. Il a fait des actions de grand mérite. Après, on a eu différentes situations, ça a été costaud pour toute l'équipe. Mais après, dans les tirs au but, il a montré sa qualité et il a été décisif pour nous. »
Coach, est-ce que, quand on enchaîne des victoires comme ça dans des finales, dans des trophées, on se sent toujours plus fort ? Et est-ce que c'est aussi une clé qui fait que vous arrivez dans une séance de tirs au but, peut-être avec ce surplus de détermination et de confiance par rapport à l'adversaire ?
« Je pense que, vu comment a été le match, nous avons vu arriver les tirs au but. Et après le 1-1, quand il y avait match nul, je pense qu'ils avaient peut-être plus d'énergie que nous. Mais au moment d'arriver aux tirs au but, après avoir marqué notre deuxième but, ça a été une motivation spéciale. Et à chaque fois qu'on arrive à ce moment, bien sûr que tu as besoin de chance, mais aussi de la qualité, et en ce sens-là, on a montré beaucoup de fois que nous sommes une équipe qui lutte comme nos supporters durant tout le match, jusqu'à la dernière minute, et on est content d'offrir cette victoire à nos supporters. »
Vous aviez dit avant le match que c'était une finale. Pour vous, il y a eu beaucoup d'intensité dans ce match. C'était même, j'imagine pour vous, un bon match de football. Est-ce que vous avez vraiment la sensation d'avoir assisté à une finale ?
« Ça a été très difficile pour nous de presser »
« Je pense que pour tous les gens qui ont vu ce match au Koweït, je pense que ça a été un match ouvert, un match avec l'intensité. Ils ont joué très bien avec le ballon. Ça a été très difficile pour nous de presser, comme on a l'habitude de le faire. Et après, quand nous avions le ballon, ils ont défendu très bien, très haut. C'était difficile, ils ont montré qu'ils sont une bonne équipe et avec un très bon entraîneur. »
La question qui suit est posée en arabe par le journaliste qui lui avait parlé de ChatGPT avant le match, Luis Enrique en sourit et répond.
« Je dois dire que ChatGPT a eu bon, que ça fonctionne parfaitement, mais c'était un match très dur, c'était difficile. Je dois dire que nous nous attendions à ce type de match, car ils ont beaucoup de joueurs avec une bonne qualité individuelle et une bonne qualité collective. Et aussi, nous sommes très heureux, car nous nous battons jusqu'à la fin, comme nos supporters. Et nous pouvons donner ce trophée à nos fans, à notre club. Nous sommes heureux. Nous voulons continuer à gagner. Mais c'est difficile et nous devons améliorer. »
Pour une prochaine fois, vous pensez à une collaboration avec ChatGPT ?
« Non, non (rires). »