C'est un Luis Enrique forcément déçu du match de son équipe, vaincue à domicile par Monaco (1-3) qui s'est présenté en conférence de presse. L'entraîneur du PSG n'a pas manqué de cibler les erreurs faites, tout en assurant que le match contre Chelsea sera différent. Voici ses propos complets, retranscrits par nos soins.
Qu'est-ce qui a manqué à votre équipe ?
« On a vu des erreurs qui ne sont pas habituelles »
« Il faudrait revoir le match pour juger ça de façon exacte mais ce que je pense, c'est qu'on a été très imprécis pendant plusieurs parties du match. On a vu des erreurs qui ne sont pas habituelles et quand tu fais ça contre une équipe qui est dans une dynamique très positive comme Monaco, tu le payes. Particulièrement le premier but qu'on a concedé, on a fait un cadeau. Mais pendant tout le match on a vu, je pense que ça a été très clair, beaucoup d'imprécisions. »
Vous qui voyez l'équipe toute la semaine à l'entraînement, est-ce que vous aviez vu des choses qui laissaient présager d'avoir un match comme ça de votre équipe ?
« Non, à l'entraînement, non, mais c'est pour ça que c'est différent la compétition et l'entraînement. Mais ce que je voudrais dire, c'est que je ne voudrais pas perdre confiance en cette équipe, et moins dans ce moment, parce que c'est facile. Je pense qu'on a montré, comme nos supporters, cette mentalité de continuer jusqu'à la fin et, aujourd'hui, quand il y avait un petit moment pour changer le résultat, on a concedé un autre but, et ça a été la fin du match. Ce que je voudrais dire, ce n'est pas le meilleur résultat pour arriver à la Champions League. Nous sommes conscients de ça, mais nous aimons les difficultés, et on cherche à changer ça. »
Vous disiez hier que c'était plus dur mentalement que physiquement dans le football. Est-ce qu'en ce moment, ce sont des difficultés mentales ?
« Quand il y a des problèmes, c'est la tête la première chose qui déconnecte »
« Clairement, quand il y a des problèmes, c'est la tête la première chose qui déconnecte. C'est habituel. On a perdu beaucoup de matchs pendant ma carrière, et durant la carrière de tous les joueurs. C'est une sensation bizarre et c'est une sensation mauvaise, clairement. Mais il faut savoir que c'est seulement un match, et vous trouvez tout le temps, ou vous cherchez à trouver tout le temps une chose, qui est la clé pourquoi tu perds ? Pourquoi tu rates ? Pourquoi tu fais ça ? Et je pense que c'est tellement différent de ça, c'est multifactoriel tout le temps.
C'est clair que la confiance, ce n'est pas une chose que tu achètes à Monoprix. Il faut savoir que ça commence jour par jour, lors de l'entraînement, pendant les matchs, dans ces moments. Ce n'est pas le cas en ce moment, on est clairement en difficulté. Mais il faut avoir l'espoir de changer ça et c'est ce à quoi je pense pour les prochains matchs. »
Juste pour revenir sur ce que vous venez de dire, vous ne voulez pas perdre la confiance dans cette équipe. Ça veut dire que malgré ce que vous avez vu ce soir, vous n'êtes pas inquiet avant la réception de Chelsea mercredi ?
« Je sais que je parle très mal le français, mais ce que j'ai dit, c'est ce que j'ai dit. Rien de plus. »
Justement, pour revenir sur le match face à Chelsea, qu'est-ce qu'il faudra faire de différent par rapport au match de ce soir pour le huitième de finale ?
« Je pense que c'est le moment de parler du match de Monaco. Il n'y a pas de conclusion, il n'y a pas de solution pour parler. Je ne dois pas parler du match de Champions League. On va en parler très longuement : deux jours, le jour avant le match et le jour du match. Ce sera suffisant. »
Une question sur un autre sujet. Ousmane Dembélé est rentré en seconde mi-temps. Est-ce que ça peut aussi expliquer la méforme de l'équipe de ne pas avoir son leader comme ça au début du match qui peut lui montrer le chemin ?
« Non, je n'ai rien à dire sur ce sujet. »
Dans quelle mesure est-ce que vous pensez que votre équipe est également, en termes d'état d'esprit, capable de switcher entre ce qu'on a vu ce soir et ce qui sera proposé la semaine prochaine ?
« Ce que je voudrais, c'est être optimiste avec mes joueurs »
« Oui, parce que ça a été un match bizarre. Parce que cette équipe performe à différents niveaux. En ce moment, il faut accepter ça. Nous, on a fait des erreurs, beaucoup d'erreurs de différents joueurs. Et quand il y a un moment (pareil), c'est difficile à changer. Bien sûr ! J'ai été dans cette position beaucoup de fois dans ma carrière. Ce n'est pas le meilleur moment parce que c'est le moment clé de la saison. Mais il faut savoir que c'est à nous de changer ça, c'est à nous d'avoir et de récupérer la confiance. C'est à nous de corriger ça. Et ce que je voudrais, c'est être optimiste avec mes joueurs, avec l'équipe, pour chercher à trouver un autre niveau pour la Champions League. »
Comment retravailler défensivement et impliquer tout le groupe sur ce point ? Sur les six derniers matches, vous avez pris dix buts, comment retravailler votre base défensive ?
« Laisse-moi rappeler que le premier but, c'est un cadeau, un très beau cadeau pas habituel dans le football professionnel. On accepte ça. Le deuxième, je ne me rappelle pas (NDLR : on lui dit c'est Vitinha qui veut dégager et ça finit sur Golovine) et le troisième, ça a été le but qui a frappé dans Pacho. Ok. Nous sommes l'une des meilleures équipes défensives de ce Championnat, mais aussi de la Champions League. Mais si vous voulez parler d'un match, ou de deux matchs, ou de trois matchs, ou de ce que nous avons concédé sur les trois derniers matchs, on a concédé beaucoup par rapport à normalement, c'est vrai, je ne peux rien dire de différent, mais ce n'est pas habituel. Et dans ce moment, qui est négatif, tout le monde, ce qui est logique, parle de ça, du PSG de façon pessimiste, je cherche à relancer ça pour récupérer la mentalité, récupérer la mentalité des joueurs et de l'entraîneur, et de savoir que, ok, on accepte ça, on a fait des erreurs, on a été très appréciés, mais on peut changer ça, et c'est ce que nous chercherons à faire dans l'avenir immédiat. »