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PSG/Arsenal (1-1, 4-3 t.a.b.), les performances individuelles

Publié le dimanche 31 mai 2026 à 9:08 par Philippe Goguet
A l'issue d'un match intense et indécis jusqu'au bout, le PSG a gagné sa seconde Ligue des Champions ce samedi à Budapest. Paris a longtemps couru après le score avant d'aller chercher le titre aux tirs au but. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.
A l'issue d'un match intense et indécis jusqu'au bout, le PSG a gagné sa seconde Ligue des Champions ce samedi à Budapest. Paris a longtemps couru après le score avant d'aller chercher le titre aux tirs au but. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Safonov : Le gardien russe avait à peine commencé son match qu'il était déjà battu par Havertz d'une frappe terrible sous sa barre transversale. Il n'aura plus le moindre arrêt réel du match à faire, mais sera toujours utile par sa capacité à occuper la surface. Prompt à sortir très loin de sa ligne sur des longs ballons, il a assuré dans la gestion de la profondeur et les airs en général. Avec ses pieds, il a été douteux quand il a fallu allonger et a souvent envoyé le ballon en touche, mais il faut désormais se poser la question d'à quel point c'est une stratégie vu les gabarits en face.

Hakimi : Non seulement le Marocain a été titulaire après plus d'un mois sans jouer, mais il a même tenu 120 minutes avec un coffre absolument incroyable. Son début de match a été excellent défensivement, avec notamment un gros retour, mais il lui a fallu un peu de temps pour retrouver ses sensations techniques avec le ballon. Cela ne l'a pas empêché de se proposer encore et toujours sur son côté droit, usant la défense d'Arsenal par ses courses permanentes. 

Marquinhos : Sa relance contrée par Trossard a bien mal lancé sa partie mais le capitaine parisien a formidablement bien réagi, annihilant totalement le Belge par la suite en l'empêchant de se retourner, de tenir le ballon et de lancer des attaques. Agressif de façon très positive, toujours prompt à intervenir avec justesse, dominant également le combat des airs, Marquinhos a signé une finale remarquable après son accroc initial. Même l'entrée de Gyökeres, qui l'a forcément gêné par son jeu de corps, n'a pas changé ce constat et seule une blessure l'a arrêté.

Zabarnyi l'a remplacé pour la deuxième mi-temps de la prolongation et l'Ukrainien s'est évertué à défendre proprement et à ne faire aucune erreur alors qu'il jouait pourtant très excentré côté droit par moments.

Pacho : Trop court pour rattraper Havertz sur l'ouverture du score, l'Equatorien a longtemps semblé en-deça de son niveau habituel, gêné par le profil fuyant de l'Allemand. Symbole de ses difficultés, Pacho se montrait souvent hésitant sur des ballons compliqués. Comme beaucoup de ses partenaires, il est peu à peu monté en puissance et a franchement régné dans sa surface à partir de l'heure de jeu, signant quelques interventions pleines d'autorité. Il y a bien eu quelques frayeurs, mais c'était le vrai Pacho qui a fini la partie.

Nuno Mendes : Ses trois semaines sans jouer ne l'ont probablement pas aidé mais le match du Portugais est l'exact opposé de celui de Pacho, dans le même cas. Mendes a très bien démarré son match et il était probablement le meilleur Parisien à la pause, parvenant à casser des lignes anglaises par sa puissance et son coup de rein. Mais le Portugais a eu bien plus de mal par la suite et il a été de plus en plus sur un fil défensivement, avec notamment cette fameuse action face à Madueke dans la surface. Il a également plusieurs erreurs à son actif, même si aucune n'a été fatale. Signe de sa fin de match compliquée, il a raté son tir au but.

Vitinha : On a beaucoup vu le maestro ce samedi à Budapest, pratiquement tous les ballons parisiens passant par lui, et le Portugais avait une mission particulièrement compliquée : trouver des décalages dans la meilleure défense d'Europe tout en ne faisant aucune erreur technique pour éviter le moindre contre. Vitinha a presque réussi, distribuant avec une belle justesse et se montrant impeccable sous pression. Il a parfois pu sembler trop sage avec le ballon mais le plan de jeu nécessitait probablement cette attitude. En début de seconde période, sa formidable percée balle au pied a réveillé son équipe et il a failli lui offrir la victoire d'une frappe de peu au-dessus en fin de temps réglementaire.

Beraldo l'a remplacé pour le dernier quart d'heure et le Brésilien reconverti milieu s'est baladé en signant une entrée techniquement impeccable, ajoutant même quelques précieuses couvertures défensives. Il conclut sa partie d'un tir au but impeccablement transformé alors qu'il était le dernier tireur, face à une pression maximale.

Neves : Le milieu relayeur portugais a bien représenté les difficultés du PSG en première période, peinant à trouver sa place au milieu : du mal à défendre mais encore plus de difficultés à attaquer, avec un déchet technique inhabituel dans une zone surchargée. Peu à peu, Neves est monté en régime et il a été un poison pour Arsenal. Sa capacité à gratter des ballons a fait beaucoup de bien à son équipe tandis que sa capacité à porter le ballon pour aller jusque dans la surface adverse a été précieuse.

Fabian Ruiz : Dans la très compliquée première période parisienne, l'Espagnol a été l'un des rares à apporter du mouvement et des courses pour étirer la défense adverse et la perturber. Tout n'a pas marché, notamment car il a eu du déchet technique, mais le volume de l'Espagnol a été utile et il a bien complété Nuno Mendes défensivement. Peu à peu, il a eu plus de mal à s'exprimer et a décliné physiquement, se montrant alors moins présent mais précieux par quelques actions d'éclat. 

Zaïre-Emery l'a remplacé et, après deux premiers ballons perdus, il a commencé à apporter sa puissance et sa justesse dans l'entrejeu.

Doué : Tout d'abord un peu isolé sur son côté droit, il a ensuite tenté d'électrifier un peu la partie par ses percussions et, s'il a eu du mal à déborder au début, sa volonté de toujours faire mal à l'adversaire a payé dans la durée, Arsenal ayant de plus en plus de mal à le limiter. Sa prolongation a probablement été moins réussie que sa seconde période mais Doué a continué de courir et d'attaquer, sans oublier de défendre non plus. Dans ce registre, il a fait quelques fautes très évitables qui ont offert des coups francs à Arsenal. A noter un tir au but parfaitement transformé.

Dembélé : Finalement bien là et positionné dans l'axe ou à droite selon les moments, le Ballon d'Or parisien a mis du temps à être trouvé, cerné par la muraille rouge, mais il a peu à peu su trouver une vraie utilité. S'il a raté toutes ses frappes sauf son penalty, c'est par sa capacité à combiner ou provoquer aux abords de la surface qu'il a été le plus précieux. Clairement pas à 100% tout au long du match, il a malgré tout réussi à créer l'action du penalty puis à le transformer de façon impeccable. 

Ramos l'a remplacé pour la prolongation et il s'est forcément placé dans un rôle axial. Dans une équipe qui commençait à manquer d'énergie, ses courses ont fait du bien et il a eu une certaine utilité pour relayer des attaques, à défaut de pouvoir être trouvé en position de conclure. Son tir au but parfaitement placé a idéalement lancé le PSG.

Kvaratskhelia : Très attendu face à un arrière droit de fortune, l'ailier géorgien a pourtant été totalement annihilé en première période par Arsenal, signant l'une de ses mi-temps les plus faibles de la saison avec un déchet technique rare. Kvaratskhelia s'est heureusement rattrapé après la pause, avec ce penalty arraché en symbole de son niveau de jeu un peu retrouvé. D'un rush fou, il a failli aller marquer le second but, sa frappe étant déviée sur le poteau. Epuisé, et dans l'ensemble assez loin de son meilleur niveau physique, le Géorgien pouvait sortir tranquillement.

Barcola l'a remplacé et il n'a pas réussi grand-chose au cours de la très grosse demi-heure qu'il a jouée. Il a bien tenté de faire des différences par la course mais le déchet dans le dernier geste, notamment à la dernière seconde du temps réglementaire, a été comme trop souvent très présent. Dans l'attitude, il y a également des choses à redire.


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