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PSG/OL (1-2), les performances individuelles

Publié le lundi 20 avril 2026 à 2:05 par Philippe Goguet
Vite mené de deux buts, le PSG n'a jamais réussi à refaire son retard sur l'OL malgré un nombre important d'occasions, les joueurs de Luis Enrique se montrant trop maladroits. Retour sur les performances individuelles des Parisiens dans ce PSG/OL (1-2)
Vite mené de deux buts, le PSG n'a jamais réussi à refaire son retard sur l'OL malgré un nombre important d'occasions, les joueurs de Luis Enrique se montrant trop maladroits. Retour sur les performances individuelles des Parisiens dans ce PSG/OL (1-2)

Safonov : Littéralement fusillé d'entrée par Endrick, le Russe a à peine eu le temps d'enlever à Abner un possible but de l'année qu'il s'était de nouveau fait aligner, par Moreira cette fois-ci. Il n'a pas lâché prise pour autant et ses divers arrêts ont permis au PSG de rester à deux buts encaissés seulement, avec notamment un gros duel gagné du pied face à Endrick. A noter également une bonne présence aérienne et loin du but.

Hakimi : Le retour à la Ligue 1 a été très compliqué pour le capitaine du soir, totalement à la ramasse contre Afonso Moreira sur l'ouverture du score puisque le Portugais l'a dominé du début à la fin de l'action. Hakimi est encore sur le second but puisque son incroyable retour défensif a malheureusement été conclu par un tacle raté dans le timing. En difficulté défensivement durant pratiquement tout le match, il a bien tenté d'animer son couloir offensivement, apportant une belle présence et de la profondeur, mais il a été l'auteur de trop d'erreurs techniques pour peser en bien. A noter un bon coup-franc pour Ramos, ce qui fait peu malgré tout.

Zabarnyi : Encore une fois titulaire en Ligue 1, il n'est pas sur la photo des deux buts parisiens mais il n'a vraiment su tirer son épingle du jeu en première période, gêné comme les autres par les folles courses de Moreira. Sur une mauvaise lecture, cela s'est d'ailleurs fini en carton jaune. En seconde période, l'Ukrainien qui était pourtant plus seul face au Portugais s'en est beaucoup mieux sorti et il l'a totalement dominé sur la fin de partie, gagnant tous ses duels. Avec le ballon, il a beaucoup peiné à trouver des solutions, distribuant à côté de lui l'immense majorité du temps, et ses passes longues ont été trop rares bien qu'utiles.

Pacho : L'après-Anfield a été très compliqué pour l'Equatorien, et les premières secondes l'ont montré moins concentré que d'habitude. Cela s'est particulièrement vu sur le premier but avec Endrick qui lui a filé dans le dos de façon à peine croyable. Le Brésilien a d'ailleurs été un poison pour le défenseur parisien. Lorsque Pacho a pu l'avoir de face, il a su le gérer mais qu'Endrick a souvent su se faire oublier pour surgir dans son dos, allant encore défier Safonov sur un ballon de la sorte en seconde période. Avec le ballon, Pacho n'a pas été beaucoup plus inspiré, faisant tourner autour de lui sans trouver de solution. Un match à vite oublier.

Hernandez : Arrière gauche de la traditionnelle fausse défense à quatre parisienne, le gaucher a comme ses partenaires eu bien du mal à calmer les ardeurs de l'insaisssable Endrick, Hernandez optant alors régulièrement pour la manière forte et concédant donc des fautes. Dans la durée, le rugueux gaucher a su mieux s'en sortir et il s'est même permis d'avoir une activité offensive rare le concernant. Un penalty provoqué, quelques montées tranchantes conclues par des centres dangereux, le trentenaire a rarement été aussi inspiré devant.

Beraldo : Positionné en sentinelle dans un match qui permettait d'en savoir un peu plus sur son niveau à ce poste, il n'a clairement pas su relever le défi et a semblé chercher sa place durant la majeure partie du match, que ce soit avec le ballon ou par rapport à ses partenaires Vitinha, Mayulu et Zaïre-Emery. Symbole de ses difficultés à exister dans l'entrejeu, le gaucher à la technique si soyeuse a finalement été plus dangereux par ses frappes et tentatives au but que par ses passes. Il a un peu mieux fini dans ce rôle de mlieu assez libre mais a encore beaucoup à apprendre pour être un recours au haut niveau.

Vitinha : Positionné dans un rôle de relayeur gauche qui a dû lui rappeler ses premières années à Paris, il a dans l'ensemble eu une zone d'action assez large, allant de la ligne côté gauche pour apporter du soutien jusqu'à une position très axiale digne de son positionnement habituel. Comme les autres, il a eu beaucoup de mal à trouver des espaces dans l'épais bloc lyonnais et il a en plus souffert dans les duels, à l'image de celui perdu au départ du 2-0 quand Endrick fait une faute sur lui. Une faute subie et non-sifflée qui lui a en plus probablement valu de sortir quelques minutes plus tard, c'est dire à quel point la soirée fut noire.

Zaïre-Emery l'a remplacé poste pour poste, donc entre le côté gauche et l'axe, et ce n'est bien évidemment pas lui qui a su éclairer le jeu parisien. En revanche, il a apporté un peu de percussion, gagnant régulièrement des mètres balle au pied pour faire reculer l'OL, tandis que son impact dans les duels s'est fait sentir. Après avoir dépossédé Merah du ballon, il a tout bien fait pour être passeur décisif avec Kvara, mais sans réussite.

Mayulu : Pour sa première titularisation depuis un mois et la deuxième en deux mois, son manque de rythme est apparu de façon très criante dès les premiers ballons. Dépassé dans tous les domaines et particulièrement rouillé dans les duels, il a pratiquement tout raté durant l'entame difficile des Parisiens, se retrouvant également en retard sur Moreira au départ du second but. Il a peu à peu retrouvé ses repères dans les déplacements mais la justesse avec le ballon n'est pas vraiment revenue.

Lee l'a remplacé au milieu à l'heure de jeu et le Sud-Coréen a signé des premières minutes absolument catastrophiques au point d'être un danger pour sa propre équipe, la plus belle occasion lyonnaise en seconde période arrivant après une de ses pertes de balle. Replacé sur la fin dans le couloir droit, il a été un peu plus appliqué et intéressant avec le ballon, sans faire de vraies différences pour autant.

Doué : Titulaire surprise après sa sortie précoce à Liverpool, il lui a fallu un quart d'heure pour entrer dans la partie mais il a alors livré une demi-heure de haute volée. A la fois percutant sur le côté et capable de s'insérer dans le coeur du jeu, prompt à déborder comme à repiquer dans l'axe pour faire mal, l'attaquant parisien a été le symbole de la révolte parisienne dans la seconde partie de la première période. Malheureusement, cette embellie s'est totalement éteinte après la pause de façon incompréhensible. 

Kvaratskhelia l'a remplacé à l'heure de jeu et il a failli relancer son équipe d'entrée mais a perdu son duel face à Greif. Sur son côté gauche, le Géorgien a été très en jambes et volontaire, multipliant les tentatives et les dribbles pour tenter de bousculer le bloc lyonnais et de réduire l'écart. Il y est finalement arrivé un peu trop tard, d'une frappe superbement placée qui a fait mouche. 

Ramos : La plus grosse surprise du onze de départ a encore une fois totalement raté sa prestation comme titulaire. Il a pourtant été plus simple que d'ordinaire à trouver en plein coeur de la défense, montrant une vraie disponibilité, mais ses limites techniques l'ont régulièrement empêché de faire beaucoup plus. Sa capacité à couper devant Niakhaté au premier poteau sur les centres a été intéressante et il aurait pu obtenir un penalty sur une de ses actions de la sorte. Evitons d'ailleurs de s'attarder trop sur la façon dont il a tiré celui que Hernandez a obtenu, tout bonnement ridicule avec une frappe de sourd droit dans le gardien.

Dembélé l'a remplacé à l'heure de jeu et il a attendu dix minutes pour décrocher afin de toucher un peu le ballon. Il ne l'a finalement pas beaucoup eu, ce qui ne l'a pas empêché de trouver la barre transversale d'une tentative du droit un peu folle.

Barcola : Face à son club formateur, l'ailier qui retrouvait le onze de départ après sa blessure à la cheville a eu bien du mal à se mettre dans de bonnes dispositions et à faire des différences. Pratiquement jamais servi en profondeur mais plutôt excentré et arrêté côté gauche, Barcola n'a pas fait de miracles malgré quelques tentatives qui auraient pu payer, notamment ce très bon centre pour Mayulu. Passé à droite en fin de partie, il n'a jamais pesé.

Fabian Ruiz l'a remplacé pour la fin, signant enfin son retour. Après quelques premières passes pas très ajustées, l'Espagnol a vite retrouvé sa complicité avec Kvaratskhelia côté gauche et le duo a su proposer de bonnes choses sur le flanc. Il est d'ailleurs à l'origine du but.


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