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Brest/PSG (0-3), les performances individuelles

Publié le dimanche 7 mars 2021 à 2:20 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 3-0 à Brest dans un match en deux temps : dominé avant la pause, plus subi par la suite. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Rico : Le gardien espagnol jouait, déjà, son sixième match de 2021 et il a eu une petite heure pour se mettre dedans avec uniquement des interventions faciles à effectuer. Cela s'est ensuite un peu corsé et il a alors été solide à deux reprises coup sur coup face à Fadiga. Il a encore été très propre en toute fin de partie sur deux occasions brestoises pour garder son but inviolé et il a donc fini la partie avec un nombre non négligeable d'arrêts et de duels gagnés. L'histoire aurait pu être bien différente si la relance qu'il rate à 2-0 avait été convertie en but facile par les Brestois mais tout a souri à Rico ce samedi soir.

Kehrer : De nouveau positionné dans le couloir plutôt qu'en défense centrale, il a d'abord été prudent sur son aile puis a peu à peu commencé à monter. Il a alors bien occupé son flanc droit sur les phases offensives mais a trop souvent manqué de précision dans le dernier tiers du terrain pour être dangereux. Défensivement, il a tenté d'être concentré mais a parfois eu du mal à gérer la profondeur, positionné trop haut au départ des actions.

Pembélé l'a remplacé dès la pause en raison d'une alerte musculaire et le jeune latéral qui n'avait plus joué depuis le premier match de Pochettino n'a pas vraiment marqué des points. S'il a été très encadré vocalement par ses partenaires, il a trop régulièrement eu des difficultés dans son duel avec Philippoteaux qui a su le prendre en défaut à plusieurs reprises. Offensivement, il a tenté de se montrer sur son côté mais il n'a pas toujours été inspiré dans ses choix de jeu.

Danilo : De retour en défense centrale pratiquement trois mois après son dernier passage à ce poste, le Portugais a été dans la sobriété la plus totale la majeure partie du temps. S'il a forcément eu quelques moments un peu douteux à ce poste qu'il ne maîtrise pas totalement, il a dans l'ensemble tenu son rang et a réussi plusieurs interceptions en s'appuyant sur sa lecture du jeu. Avec le ballon, il n'a pris aucun risque dans l'ensemble.

Diallo : En l'absence des habituels patrons défensifs, le gaucher a pris le leadership de la défense et il a montré l'exemple. S'il n'a au final qu'assez peu été sollicité défensivement vu que le PSG défendait en bloc et que les milieux ont fait le travail devant lui, il a dans l'ensemble été juste quand il a fallu intervenir. Seul bémol, un certain immobilisme face aux milieux brestois qui arrivaient lancés. Avec le ballon, il s'est montré appliqué techniquement pour le sortir de sa défense, montrant l'exemple avec une belle détermination.

Bakker : Pochettino avait décidé de relancer le Néerlandais, offrant ainsi une titularisation à chacun des trois concurrents au poste d'arrière gauche sur les trois derniers matches, et le Néerlandais a largement fait le boulot. Défensivement, il s'est montré appliqué et a gagné pratiquement tous ses duels. Un dégagement un peu douteux sur un centre au second poteau peut lui être reproché mais ce fut dans l'ensemble efficace. Offensivement, il s'est sans cesse proposé sur son aile mais n'a que partiellement été servi. Avec le ballon, il a en effet souvent abusé de son traditionnel contrôle-passe alors qu'il est capable de mieux, à l'image de sa très bonne passe axiale pour Sarabia sur la première occasion du match.

Paredes : Milieu le plus reculé de l'entrejeu parisien, l'Argentin s'est régalé à orienter le jeu en première période avec de nombreuses solutions devant lui et un ballon qui lui revenait irrémédiablement dans les pieds. Dans un registre différent en seconde période, moins dans la construction et plus dans la relance, il a également été très propre et a régulièrement réussi à relancer son équipe depuis l'arrière. Défensivement, il a été efficace, voire même plus. Capable d'avoir un impact haut sur le terrain en première période, il a su être aussi efficace au niveau de sa surface par la suite, signant donc un match pour le moins complet au final.

Herrera : Légèrement plus haut que Paredes sur le terrain, l'Espagnol a passé la majeure partie de la première période à donner des ballons à l'Argentin ou à Verratti qui décrochait. Il s'est donc effacé devant eux et s'est placé dans ce rôle de porteur d'eau qu'il connaît bien, aidant dans un peu tous les domaines sans jamais vraiment s'imposer. Son match a été plus consistant après la pause, avec des actions plus marquantes : un dribble exceptionnel en pleine surface brestoise, un sauvetage dans la sienne et quelques actions défensives qui se sont vues, au point d'être averti. Dans le jeu collectif, il ne va en revanche pas vraiment réussir à sortir les ballons, provoquant de façon indirecte (et comme le reste de l'équipe) la domination territoriale des Brestois.

Gueye l'a remplacé pour la fin de la partie et il a immédiatement apporté son volume défensif, en plus de parvenir à se projeter vers l'avant.

Verratti : Le capitaine parisien du soir évoluait dans son rôle habituel de n°10 qui décroche et il a réalisé un premier acte de haute volée. Forcément très à l'aise dans les petits espaces et capable de bien servir ses partenaires, il donne notamment un ballon de but à Mbappé qui l'envoie sur le poteau. Il est aussi redoutable au pressing et c'est ainsi qu'il déclenche l'ouverture du score. Moins présent dans le jeu après la pause avec un ballon qui lui arrivait moins, il a malgré tout réussi à peser... dans la surface adverse. C'est lui qui décale Paredes sur le coup de canon de l'Argentin de peu à côté et c'est encore lui qui trouve Mbappé sur le dernier but. Avec moins de ballons touchés mais une vraie capacité à être décisif, c'est un Verratti loin du joueur qu'il a parfois été qui s'est donc parfaitement relancé en Bretagne.

Rafinha l'a remplacé pour le dernier quart d'heure et, dans une rencontre qui était officieusement finie, il n'a pas été si loin de marquer le quatrième but parisien. Pour le reste, il s'est glissé dans le jeu collectif comme habituellement.

Sarabia : L'Espagnol aime toujours autant la Coupe de France et il a encore marqué dans la compétition, se montrant comme souvent redoutable au moment de conclure de près l'action du break. Auparavant, celui qui n'a occupé le couloir droit pratiquement que pour défendre s'était déjà montré intéressant quand il s'insérait dans l'axe avec deux occasions à son actif. Sa capacité à naviguer entre le côté et l'axe a d'ailleurs fait mal à Brest avant qu'il ne disparaisse du jeu en seconde période, le PSG n'arrivant que trop partiellement à remonter le ballon jusqu'à ses attaquants. Sarabia s'est alors montré impeccable dans son replacement défensif, s'appliquant sur la durée.

Di Maria l'a remplacé poste pour poste pour la dernière demi-heure et il lui a fallu quelques ballons touchés pour se mettre dedans, faisant peu à peu du Di Maria. C'est donc sans réelle surprise qu'il se retrouve à la base du dernier but d'un bon centre du gauche dans le dos de la défense. Un retour tranquille après un mois d'absence.

Draxler : Comme Sarabia sur l'autre aile, il n'a que peu occupé son flanc gauche au départ et il a fallu quelques minutes pour le trouver. Toujours aussi propre techniquement, il s'est alors inséré dans le jeu collectif mais n'est que trop peu parvenu à générer des occasions. Alors qu'il commençait à disparaître du match, il a remonté un demi-terrain pour parvenir à trouver Sarabia dans la surface après une belle action individuelle. Ce match en clair-obscur a continué en seconde période avec un joueur que l'on voit peu mais qui est régulièrement tout proche de trouver Mbappé de façon décisive, notamment lorsque le Français bute sur Cibois. Si sa prestation offensive a donc été alternative, Draxler a au moins défendu de façon assez constante, bien loin de son match douteux à Bordeaux il y a quelques jours.

Mbappé : Le repos forcé en milieu de semaine lui avait visiblement fait du bien et il avait de sacrés jambes ce samedi soir. Après une première accélération sur le côté dans les premiers instants de la partie, il a fait littéralement exploser la défense de Brest quand il a fallu ouvrir le score : prise de balle tranchante, accélération qui dépose le dernier défenseur et frappe imparable du gauche. Du grand art. Le reste de son match a, logiquement, été moins incroyable mais il a souvent été utilisé sur sa vitesse grâce à ses bons appels même s'il a au final assez peu touché le ballon en seconde période. Et s'il inscrit un doublé en fin de match d'un but du torse, il avait largement de quoi marquer avant mais a un peu trop péché dans le dernier geste, à l'image du duel qu'il perd face à Cibois alors qu'il avait un angle très large pour conclure. L'essentiel était ailleurs, notamment dans la bonne forme qu'il a affichée tout au long de la partie et jusqu'au bout de celle-ci. Mbappé a des jambes et la Catalogne sait le danger que cela représente.

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