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Le match, la VAR, le mental, Neymar, la suite, etc, la conf' de Tuchel après PSG/MU (1-3)

Publié le jeudi 7 mars 2019 à 3:48 par Philippe Goguet
C'est un Thomas Tuchel forcément très marqué qui s'est présenté devant la presse ce mercredi après l'élimination de son équipe contre Manchester. Le coach n'en revenait pas de la défaite de ses troupes mais a refusé d'évoquer d'éventuelles grandes décisions après cette claque.

Une élimination mentale avant tout ?

«Aujourd'hui ? Je ne peux pas dire oui mais je ne peux pas dire non. Parce qu'on a montré une très bonne réaction après le premier cadeau pour Manchester, le 1-0. On a joué avec de la qualité durant les 30 premières minutes, on a eu beaucoup d'occasions. On méritait de marquer un but, même un deuxième et un troisième. Encore une fois, on ne l'a pas fait et le 2ème but de Man U arrive et il a changé toute la situation du match. A ce moment, Manchester United n'avait pas eu une seule occasion et malgré tout il venait de marquer deux buts. Et à 2-1 en leur faveur, nous sommes éliminés s'ils marquent un but... Mais nous avons bien joué, nous avons joué très haut, nous avons contrôlé le match complètement... Pas une minute sous pression, pas d'attaque de Manchester, pas du tout et c'est 1-2, puis tout devient compliqué. Tous ceux qui ont joué au foot savent qu'après ça, on a joué pendant 60 minutes sur un fil : une frappe, un corner, une VAR et nous sommes éliminés ! On a joué pendant 60 minutes comme ça et on a essayé ensuite de regagner notre confiance pour être sûr. On n'a pas marqué le 2ème but pendant la deuxième mi-temps, on a eu de grosses occasions et un but hors-jeu. Après, sans tir, ils marquent un 3ème but, je n'ai pas de mot pour expliquer. J'ai le même sentiment qu'en Coupe de la Ligue quand on a perdu contre Guingamp un match qu'il n'était pas possible de perdre mais ils avaient eu trois penalties et c'est la même chose aujourd'hui. Ils ont mis trois buts sans attaquer et sans avoir d'occasion. C'est difficile et peut-être même pas possible d'analyser.»

Son avis sur le penalty :

«Je suis un grand supporter de la VAR et j'en reste un. De mon point de vue, quand Dalot a tiré, je le regardais vu que c'était le premier tir adverse, j'ai vu le ballon partir de sa chaussure, et avec l'effet qu'il a mis, il était clair pour moi que le le ballon allait largement au-dessus de la barre transversale. J'étais d'abord surpris de voir un corner car je n'avais pas vu la déviation. Puis je vois l'arbitre qui part la VAR et je savais depuis le briefing que nous avions eu qu'il allait changer sa décision car l'arbitre devait avoir les preuves après la vidéo qu'il avait fait une erreur. Avec les mains c'est très compliqué à gérer car il y a beaucoup de questions : doit-on les siffler ou non ? Par exemple, la distance du joueur, la puissance du tir, est-ce qu'il a agrandi son corps ou non, est-ce que la position de la main est naturelle ou non, il y a beaucoup de détails sur lesquels on pourrait discuter. C'est une décision à 50/50. Vous trouverez toujours des gens qui diront non,et d'autres oui. Pour moi, c'est super dur car j'estime que le tir n'était pas cadré et ils obtiennent un penalty sur une frappe hors cadre de 20 à 25m ! Il n'y a aucune logique ! Mais on a joué sur cette fine ligne durant 60 minutes, en sachant que si l'on ne marquait pas... On peut se blâmer bien sûr mais c'était une décision très cruelle contre nous. »

Il est interrompu par un journaliste anglais puis il reprend : 

Il y a des raisons pour lesquelles vous pouvez donner ce penalty, je le sais, et quand l'arbitre va voir la VAR, il a des raisons pour changer sa décision mais ce qui rend les choses très dures pour nous, c'est que cette main n'est pas claire. C'est toujours très dur avec les mains et ce n'est pas une frappe que nous avons déviée où vous vous dites "wow, c'était une grosse occasion, peut-être que cela aurait pu être dangereux". Le tir est loin du cadre et c'est un penalty...»

Un problème d'approche mentale comme à Barcelone ?

« C'est trop facile pour moi, je ne veux pas tomber dans le piège et faire de parallèle avec Barcelone. »

« Cela ne peut pas être ça puisque Kherer (fautif sur le premier but) n'était pas là il y a deux ans à Barcelone. Il était nouveau. On ne devrait pas rejeter la faute de cette façon, se jeter sur ce piège, s'inventer des histoires autour de ça pour être heureux. On sait tous qu'en tant qu'être humain, on aime les histoires, être logique... C'est bien de comprendre les choses, d'analyser. Ce soir, ce n'est pas pareil que la défaite de Barcelone. Le problème aujourd'hui est d'avoir commencé comme nous avons commencé... Ce n'est pas le meilleur moyen de commencer. J'aurais été d'accord si on n'avait pas réagi après le premier but mais on a montré une excellente réaction. On est revenu, on a retrouvé notre confiance, on jouait de façon fluide, on récupérait haut la balle, on dominait complètement sur le terrain, beaucoup d'occasions. Il nous a manqué de marquer un second but pour être complètement libre. Mais même avec un seul marqué, je me sentais totalement confiant concernant la façon dont nous jouions, sans pression, pas en danger sur contre-attaque. Puis nous avons encore concédé un but venu de nulle part. Quelque chose qui n'est jamais arrivé à Buffon, lui qui au passage n'était pas plus à Barcelone. C'est trop facile pour moi, je ne veux pas tomber dans le piège et faire de parallèle avec Barcelone. C'est cruel ce soir et très dur à accepter. Si cela avait été contre un super adversaire, clairement meilleur, qui vous domine et vous oppose un gros combat et fait son meilleur match, ok, vous pouvez analyser ce match. Si c'est un match de championnat, vous passez au suivant. Aujourd'hui, on ne peut pas et dire que ce n'est qu'un match car nous sommes éliminés de la compétition et on ne le méritait pas sur 180 minutes, pas du tout. C'est une très grosse déception bien sûr.»

Une réaction sur les mots de Neymar ?

«Bien sûr que c'est une réaction très forte. Parfois, quand vous vous retrouvez dans une grosse bagarre, vous pouvez être très ému, vous utilisez des mots et vous réagissez d'une façon que vous regrettez plus tard. Vous pouvez voir à quel point il est émotionnel et comment il vit avec nous. Il voulait tellement nous aider, revenir pour les quarts de finale. Ne soyez pas trop durs avec lui. Comme je l'ai dit, c'est dur à accepter et il ne pouvait pas jouer donc je ne voudrais pas surinterpréter les mots qu'il a utilisés au moment de la décision (du penalty). Cela va vite à taper sur un smartphone. Ne soyez pas trop durs. »

Comment il voit la suite de la saison :

«Honnêtement, je ne sais pas maintenant. Je comprends votre question et vous voulez savoir, mais je ne sais pas. Je ne sais pas. J'ai besoin d'un ou deux jours de repos. Je veux être à la maison, sans parler, sans penser. Je ne crois pas que ce soit possible mais je vais essayer. On doit continuer, mais pas aujourd'hui.»

Est-ce que le PSG doit procéder à une rupture ou faire des changements à l’avenir ?

«On doit rester calme car l'élimination n'est pas logique»

« Je vais vous dire oui, si nous étions la pire équipe ce soir. Mais ce n'est pas comme ça que ça marche. C'est super dur à analyser. On doit être très attentif à ne pas faire de conclusions trop vite. Ce soir, on ne peut pas montrer les joueurs du doigt, dire que ça ne va pas et qu'on doit changer telle ou telle chose. Non, on doit rejouer le même match et si on refait le match cent fois, on gagne ou on fait le match nul. Le PSG était la meilleure équipe pendant 180 minutes et on devrait dire qu'il faut faire des changements, au niveau de la mentalité ou de la qualité. En ce moment, si on ne regarde que le résultat, on peut dire ça mais on doit rester calme car l'élimination n'est pas logique. On ne méritait pas ça. Je protège mes joueurs car j'aime beaucoup ce qu'ils font chaque jour. J'ai eu l'impression que c'était un grand pas de passer en quart de finale, que c'était très grand pour les joueurs. J'ai senti ça avant le match, hier, aujourd'hui. La seule chose pour surmonter ça, c'est d'avoir des résultats. Un 2-2 et c'était bon ! La seule solution était dans le résultat et le résultat est fou aujourd'hui. Il faut être attentif pour ne pas tirer des conclusions trop tôt ou de façon trop émotionelle. »

Très marqué pendant la conférence de presse et alors que notre reporter qui avait posé la dernière question avait lui-même bien balbutié, Tuchel finit par une question : «C'était clair ou non ?»

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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