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Strasbourg/PSG (1-4), les performances individuelles

Publié le samedi 10 avril 2021 à 22:18 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 4-1 à Strasbourg à l'issue d'une rencontre dans l'ensemble très maîtrisée. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Navas : Le gardien costaricien aura pour une fois passé un match très tranquille puisqu'il n'a effectué aucun arrêt durant la mi-temps qu'il a jouée. Son poteau s'est chargé de lui sauver la mise et il a seulement dû sortir quelques fois un peu loin de son but.

Rico l'a remplacé à la pause et il a pu entrer tranquillement dans son match avec des ballons au pied puis une frappe poussive. Cela ne l'a visiblement pas assez préparé puisqu'il se fait aligner par Sahi sur une frappe qu'il touche mais ne parvient pas à dévier. A part ce but, il a seulement eu quelques prises de balles aériennes tranquilles à effectuer.

Kehrer : L'Allemand si fébrile lors des derniers matches n'a pas eu cette attitude ce samedi, et ce dès ses premiers ballons. Il est même parvenu à se montrer intéressant en début de partie pour combiner dans son couloir, surprenant par sa capacité à trouver les joueurs offensifs devant lui, avant d'être plus sage par la suite une fois le score acquis. Défensivement, il est certes en retard sur un centre bien repris par Diallo mais n'a pas commis d'erreurs particulières. Après plusieurs matches cauchemardesques, Kehrer a enfin vécu une partie tranquille et livré une prestation des plus correctes. 

Danilo : De nouveau en défense centrale vu tous les absents, le Portugais a d'abord tenté de prendre ses repères et il a assuré le plus possible sur ses premiers ballons touchés. Il a peu à peu pris confiance et a livré dans l'ensemble une bonne partie même s'il est assez clairement fautif sur le but strasbourgeois en étant devancé par Sahi. Pour le reste, sa domination aérienne a été un gros plus et ses dégagements, bien que pas toujours très orthodoxes, ont souvent fait du bien. Enfin, il faut noter sa superbe montée sur le deuxième but. Car, non seulement il trouve bien Sarabia devant les 20m mais il continue aussi parfaitement sa course pour ouvrir l'espace à l'Espagnol qui va en profiter. 

Kimpembe : Le capitaine du jour s'est comporté en patron en l'absence de Marquinhos et il en a clairement repris le leadership, ce qui n'est pas toujours le cas quand le Brésilien est absent. A plusieurs reprises, on l'a ainsi vu sortir de son registre habituel et de sa zone privilégiée pour aider. Dans ce match où il a veillé derrière les autres plus que joué son jeu avant tout basé sur le duel, il s'est notamment manifesté par beaucoup de dégagements pour repousser le danger. Avec le ballon, il a parfois pris des risques et tous n'ont pas été payants. Au final, un très bon match de défenseur, bien que dans un style différent.

Bakker : Le Néerlandais qui réintégrait le onze de départ aura mis un peu de temps à entrer dans sa partie et sa seconde période est bien meilleure que la première, notamment parce que ses limites techniques ont été moins visibles. D'abord dans le dur, les espaces qui s'ouvraient sur son aile ont pu être mieux exploités et il a ainsi délivré quelques bons centres après la pause, dont un aurait pu être transformé par son ami Kean. Défensivement, il a eu du mal sur les ballons dans son dos en première période avant d'être plus efficace par la suite. Il finit notamment sur un gros retour qui empêche un second but alsacien. 

Paredes : Le milieu argentin fait lui aussi partie de ces Parisiens qui ont commencé doucement mais sont ensuite montés en régime. Forcément le plus bas de l'entrejeu parisien, son volume de jeu est assez faible en première période mais il réussit malgré tout plusieurs bonnes choses, notamment quelques passes longues dont une arrive à Mbappé sur l'ouverture du score. Il est aussi l'auteur d'une récupération importante au tout départ du 3e but, juste devant sa surface. Sa seconde période est de bien meilleur niveau, même s'il se jette un peu stupidement sur la réduction du score. De nouveau métronome du jeu parisien, ses passes en profondeur vont régaler ses partenaires et mettre Strasbourg au supplice. Egalement actif pour défendre, il va finir par être récompensé de sa montée en puissance par ce superbe coup franc en pleine lucarne. La cerise sur le gâteau.

Herrera : Le relayeur espagnol a surtout tenu un rôle important en première période avant de s'éclipser, contrairement à Paredes. Très disponible pour ses partenaires dans le premier acte, il tentait alors de faire avancer le ballon vers l'avant et y réussissait par séquences, comme sur le troisième but où il trouve Mbappé. Il a aussi perdu quelques ballons et n'a pas toujours éclairé le jeu mais sa capacité à être une solution permanente était fort utile. Moins fluide, moins juste et globalement moins intéressant après la pause, il s'est alors contenté de défendre plutôt que de s'éparpiller.

Simons l'a remplacé pour les dernières minutes et le jeune Néerlandais a immédiatement tenté de se montrer. Il n'a pas tout réussi mais avec une belle ouverture et un ballon gratté qui aurait pu finir en but, il a bien exploité ses minutes.

Rafinha : C'est lui qui occupait le rôle de milieu offensif axial du système Pochettino et le Brésilien a connu deux périodes assez différentes. Dans le premier acte, il joue assez haut et n'a qu'une influence assez faible sur le jeu parisien. Il se montre en revanche intéressant par sa justesse technique dans les petits espaces qui lui permet, entre autres, de servir Mbappé à quelques reprises. Il va prendre plus de place en seconde période en décrochant plus et en se plaçant plus comme un relayeur. Rien de bien décisif non plus mais il aura été plus utile, permettant possiblement à Paredes de rayonner un peu plus au passage.

Gueye l'a remplacé en fin de partie et a signé une entrée tranquille dans un match déjà gagné.

Sarabia : Positionné entre la droite et l'axe, l'Espagnol va être un poison pour le Racing. Quand il a repiqué dans l'axe, il a fait mal, à l'image de son superbe but où il enchaîne trois touches de balles parfaites pour un enchaînement contrôle orienté, dribble, frappe létal. Egalement capable de trouver ses partenaires en profondeur, il a aussi apporté une belle largeur au jeu parisien en restant excentré quand il l'estimait nécessaire. Auteur de plusieurs bons ballons, il a malgré tout un peu baissé de niveau en seconde période, possiblement usé pour son premier match complet depuis deux mois, et cela s'est ressenti dans le dernier geste. Pochettino avait donné sa chance à l'ancien de Séville et ce dernier a montré qu'on pouvait compter sur lui dans cette fin de saison.

Kean : De retour dans le onze de départ, c'est côté gauche que l'Italien va débuter la partie, même s'il va assez régulièrement inverser avec Mbappé avant de se fixer dans l'axe en seconde période. Kean va surtout tenter de percuter balle au pied dans le premier acte, sans se montrer particulièrement dangereux et son état physique apparaît parfois douteux. Cela ne l'empêche jamais de défendre et de se donner et il semble même en pleine forme lorsqu'il marque le troisième but d'une frappe puissante et bien placée sans le moindre contrôle. Il a continué à se montrer menaçant en seconde période mais est moins précis, à l'image des quelques occasions qu'il ne convertit pas alors qu'elles étaient largement à sa portée. Pour un joueur qui était censé être dans le dur, cela fait tout de même un sacré bon bilan.

Draxler l'a remplacé en fin de partie et s'est mis dans le ton, sans briller non plus.

Mbappé : Le génie français était finalement titulaire et Pochettino n'a pas dû regretter son choix vu qu'il a fait basculer le match d'un exploit individuel après seulement un quart d'heure. Comme à Munich, il a touché assez peu de ballons mais a fait d'énormes différences à chaque fois, Strasbourg étant proche de la rupture pratiquement à chacune de ses accélérations. Il est encore bien inspiré comme passeur sur le troisième but mais, un peu comme Kean, il a été moins précis face au but en seconde période malgré plusieurs bonnes occasions : un bon arrêt de Sels par-ci, une prise de balle ratée par-là et c'est un doublé qui s'envole. C'est encore lui qui provoque le coup franc bien placé du 4-1 peu avant sa sortie, finalement plus tardive qu'imaginée. Mais qu'il est dur pour le PSG de se passer de lui...

Nagera l'a remplacé en toute fin de partie et il a croqué à pleines dents ses premières minutes, montrant d'entrée sa vitesse et sa capacité à jouer dans l'axe comme sur un côté.

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