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Draxler, son interview complète à la «Deutsche Welle»

Publié le vendredi 22 septembre 2017 à 17:55 par Philippe Goguet
Actuellement dans une période un peu compliquée avec le PSG, l'ailier allemand Julian Draxler s'est confié à un média de son pays d'origine, la «Deutsche Welle». Dans cet entretien, il revient notamment sur ses premiers mois à Paris et la concurrence nouvelle qu'il découvre. Il évoque aussi la Mannschaft, dont il a été le capitaine lors de la dernière Coupe des Confédérations.

Vous êtes au PSG depuis Janvier. Dites-nous-en un peu plus sur votre expérience à Paris jusque là :

«Premièrement, ce fut un immense changement que de quitter Wolfsburg pour Paris. Que ce soit au niveau de la ville ou du club, tout est différent. Mais je me sens bien ici. La ville est vraiment belle et je prends évidemment beaucoup de plaisir à jouer dans une équipe avec d'aussi grands joueurs.

En quoi la Ligue 1 est différente de la Bundesliga ? Y a-t-il une grande différence de qualité ?

Nous avons six ou sept très bonnes équipes en Ligue 1. Ils sont compétitifs en Europe aussi et c'est difficile de jouer contre eux. Les plus petites équipes sont aussi dures à battre, car elles sont vraiment tournées vers la défensive, ce n'est vraiment pas simple. En tout cas, on se développe et le championnat grandit très bien.

Avez-vous eu besoin d'ajuster la façon dont vous jouiez quand vous êtes arrivé là-bas ? 

Non, pas vraiment, car on joue au PSG de la même façon qu'avec la Nationalmannschafft. C'est vraiment très similaire donc je n'ai pas eu trop de soucis pour m'adapter et aider l'équipe. Mais vous avez raison sur un point : dans certains matchs, les adversaires défendent vraiment bas donc ça devient difficile de jouer contre 10 défenseurs, pratiquement au niveau des 16 mètres. Mais de match en match, tu apprends à gérer ça et on sait désormais comment battre ce genre d'équipes.

Tout le monde le sait, le PSG a de nombreuses stars. Qu'en pensez-vous ? Est-ce pour vous une forme de motivation que de se battre pour jouer parmi tout ces grands noms ?

Tout le monde sait que le PSG a les plus grandes ambitions en ce qui concerne le football de club. Nous voulons atteindre tous nos buts, nous voulons tout gagner et le club a dépensé beaucoup d'argent lors du mercato estival afin d'arriver à nos fins. Je pense que nous faisons maintenant partie des meilleures équipes dans le monde et c'est à nous de le prouver. Nous devons montrer à quel point nous sommes forts. Évidemment, pour moi tout n'est pas facile, car nous avons Neymar, Di Maria, Pastore et bien d'autres. La concurrence est rude et l’entraîneur peut changer de dispositif à chaque match ! Donc tout cela dépend de tes entraînements, de comment tu te sens. On doit tous montrer au coach pendant la semaine ce dont on est capable et c'est ce que je vais faire. Je suis revenu un peu en retard de la Coupe des Confédérations cet été donc j’étais un peu en retard au niveau de la préparation physique. J'ai dû bosser à l’entraînement mais maintenant, peu à peu, je suis de retour. Je vais tout faire pour faire parti du onze titulaire et je sais que j'ai les capacités pour cela.

Comme vous l'avez mentionné, l'équipe a l'air plus forte cette année. À quel point a-t-il été difficile de se ressourcer après la perte du titre l'an passé ?

Quand je suis arrivé à Paris le club pointait à la 3ème place après Noël donc ce n'était déjà pas simple de rattraper Monaco, car ils étaient dans une forme magistrale. J'ai perdu deux matchs l'an passé, l'un à Barcelone, l'autre à Nice. Deux matchs qui nous coûtent deux titres. Sur un plan personnel, c'était difficile à vivre, car je ne connaissais pas ce genre d'émotions, vous perdez deux matchs et le résultat direct est la perte de deux titres. Cela m'a marqué. Monaco mérite les louanges pour l'année dernière mais c'est fini maintenant. La saison est là et cette année le trophée est pour nous. Nous allons gagner la Ligue 1 et nous avons des ambitions en Ligue des Champions.

Passons à l'équipe nationale. Vous avez déjà mentionné la Coupe des Confédérations. L'équipe d'Allemagne a gagné le titre, avec vous comme capitaine. Cela a dû être un grand honneur.

J'en avais déjà parlé avec le sélectionneur national. J'étais ravi d'être le capitaine de l'équipe nationale. C'est quelque chose de spécial. Bien sûr, je suis au courant que beaucoup de nos meilleurs joueurs n'ont pas participé à ce tournoi mais, pour moi, ce n'est pas très important. J'étais en bonne forme, j'étais l'un des plus expérimentés de l'équipe et le sélectionneur m'a fait confiance. À la fin, nous avons gagné donc le coach a fait le bon choix. Je pense que j'ai fait un bon tournoi et que j'ai pu aider l'équipe.

Être capitaine est une nouvelle responsabilité pour vous. Est-ce que cela a changé la façon dont vous préparez vos matchs ? Est-ce que ça a changé votre mentalité quelque part, car vous êtes devenu celui qui doit faire attention aux jeunes ? 

Oui, c'est très différent, c'est un rôle complètement nouveau pour moi. Quand je suis arrivé la première fois en équipe d'Allemagne j'avais 18 ans. Et évidemment au début on regarde les noms, les stars qui composent l'équipe. Cet été c'était différent, car on avait pas mal de nouveaux joueurs dont beaucoup n'avaient jamais joué en équipe nationale. J'étais un des joueurs avec le plus d'expérience et j'ai donc pris à cœur mon devoir de leur montrer comment se comporter en tant que membre de l'équipe d'Allemagne. Et évidemment mon rôle ensuite était de montrer mes qualités sur le terrain. C'est tout ce qui m'importait et je pense avoir réussi.

Quel genre de capitaine êtes-vous ?

Je dirais que je suis un leader introverti. Mais pour moi ce qui est important c'est ce que tu fais sur le terrain. Tes coéquipiers doivent savoir que tu es là pour l'équipe. Si eux ne sont pas sûrs (il imite un coéquipier, ndlr) : «Que devrait-on faire de la balle ? », il répond «Donne-la moi». Que les autres disent de moi «Donne-la à Draxler, car il sait toujours quoi faire balle aux pieds». Je pense que c'est ça le plus important. C'est ça que je ressens quand je porte le brassard de capitaine. Et évidemment si quelqu'un a une question ou un problème, il sait où me trouver.

On a vu la profondeur du réservoir allemand à l'Euro U21. On dirait bien que le football allemand a de belles années devant lui ?

C'est sûr, et c'est sans oublier le nombre de jeunes joueurs qui jouent déjà avec les A. Je pense qu'on est prêts pour les échéances futures et nous sommes ambitieux. En Russie, on veut montrer que l'on peut défendre notre titre de champion du monde et je pense que tout le monde avance dans la bonne direction.

Seules deux équipes ont réussi l'exploit de garder leur titre de champion du monde dans l'histoire, le Brésil et l'Italie. Ce n'est donc pas une tâche facile surtout quand on sait que la Nationalmannschafft a perdu des cadres comme Klose, Schweinsteiger ou bien Philipp Lahm.

Évidemment que c'est une lourde perte, car chacun de ces joueurs avait une grande personnalité et était un grand footballeur. Mais c'est le foot! Les joueurs deviennent vieux et des jeunes prennent leur place. C'est ce dont on a besoin maintenant. Il y avait pas mal de joueurs comme moi qui, au Brésil, n'ont pas joué un rôle très important. Je n'ai joué qu'un seul match en demi contre le Brésil mais maintenant, avec 4 ans de plus, je veux faire la différence et devenir un membre clé de l'équipe. Ces joueurs vont nous manquer mais c'est normal dans le football que certains partent et que des nouveaux prennent leur place. Dans tous les cas, ces trois-là vont nous manquer à leur façon.»

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