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Une limite entre ventes et achats dans le Fair-Play Financier 2.0 ?

Publié le samedi 20 janvier 2018 à 20:21 par Philippe Goguet
Régulièrement évoqué, le fair-play financier 2.0 se dévoile un peu plus dans les colonnes du journal Le Parisien. Une limite entre les dépenses et les achats sur le marché des transferts est notamment évoquée, à hauteur de 100M€.

Mis en place depuis plusieurs années par l'UEFA, le Fair-Play Financier s'appuie depuis le début sur un principe simple : les clubs ne peuvent pas dépenser plus d'argent qu'ils n'en gagnent. Après plusieurs années, une version 2.0 du dispositif est dans les cartons de l'UEFA depuis plusieurs mois, la version initiale n'ayant réussi qu'une partie de sa tâche initiale, à savoir réduire les dettes. Concernant le marché des transferts, les prix n'ont fait que de monter au cours des dernières années. 

Vers une limite entre achats et ventes

Le journal Le Parisien s'est procuré des informations concernant la fameuse version 2.0 du FPF et, si le principe fondateur reste le même avec toujours cette fameuse limite de 30M€ de déficit autorisé, une grosse évolution est au programme. Il y aura désormais une balance à respecter entre les achats et les dépenses sur le marché des transferts et celle-ci ne pourra pas être négative de plus de 100M€. L'exemple du dernier été du PSG est donné pour illustrer. Le club parisien a dépensé 420M€ sur le mercato estival et, avec cette nouvelle règle, il aurait dû vendre pour au moins 320M€ afin d'être en règle par rapport aux fameux 100M€ autorisés (420-320=100).

Selon le quotidien régional, les clubs français ne voient pas vraiment d'un bon oeil ce point majeur de la réforme du FPF car cela devrait forcément faire baisser les prix des joueurs sur le marché des transferts. Or, les clubs de L1 sont souvent des gros vendeurs et il y aura donc moins d'argent qui va rentrer dans les caisses. Du côté du PSG, cela limite aussi fortement les capacités d'investissement au cours des prochains mercatos. Heureusement pour Paris, c'est l'été dernier que les grandes manoeuvres ont eu lieu.

Pas la seule règle du FPF 2.0

Outre cette nouvelle règle très importante, d'autres mesures sont évoquées dans ce Fair-Play Financier 2.0. Il est notamment question d'encadrer l'endettement des clubs alors qu'il n'existe actuellement aucune règle à ce niveau-là. Autre point évoqué, la possibilité de limiter les effectifs à 25 joueurs professionnels seulement. Si la grande mesure du FPF 2.0 pouvait gêner le PSG, ces deux points ne sont en revanche pas vraiment bloquants côté parisien. Pour d'autres grands clubs européens aux effectifs démesurés, c'est en revanche une toute autre affaire.

Une autre des mesures envisagées est en revanche bien plus ennuyeuse pour le PSG puisqu'elle concerne la définition des «parties liées». Si cette mesure est encore en négociation comme le rappelle le quotidien régional, cela touche particulièrement le club parisien car bon nombre de ses sponsors partagent un lien plus ou moins direct avec le propriétaire qatari du club. En effet, QTA, QNB, Ooredoo voire beIN Sports sont liés de façon plus ou moins directe à QSI, l'actionnaire majoritaire du PSG. La règle générale ne va toutefois pas changer, à savoir que les contrats entre le club et des parties liées ne peuvent pas représenter plus de 30% du chiffre d'affaires du club.

Vers une mise en place très rapide ?

Reste désormais à savoir quand toutes ces possibles mesures vont être mises en place et l'UEFA ne semble pas décidée à traîner en cours de route. Le projet doit être voté dès le comité exécutif du 24 mai prochain et la mise en application se ferait dès la saison prochaine. Signe que le projet est chaud, le board de l'Association Européenne des Clubs (ECA) doit se réunir dès ce lundi, notamment avec Nasser Al-Khelaïfi et Jean-Michel Aulas, puis de nouveau mardi au siège de l'UEFA. 



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