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Aulas : « Le foot est un sport populaire »

Publié le mardi 15 août 2017 à 11:49 par Rédaction
Dimanche, dans Le Progrès, le président de l'Olympique Lyonnais est encore une fois revenu sur les dépenses du PSG cet été, et a présenté le projet économique de son club ainsi que sa vision du football.

Inquiets de ne pas avoir pas entendu Jean-Michel Aulas mentionner le budget transferts du PSG depuis deux jours ? Rassurez-vous, lors d’une interview au Progrès concernant la politique économique de son club, le président lyonnais a encore une fois allumé quelques mèches contre le club de la capitale (égratignant l’AS Monaco au passage), décidément son sujet préféré en ce début de saison.

Le Rhodanien commence par défendre le projet économique de son club et sa politique de transferts, tout en reconnaissant les erreurs du passé: « On a vendu des joueurs pour des sommes considérables, même si aujourd’hui tout est multiplié par deux ou par trois. On a recruté pour 60 millions avec les frais, et ce n’est pas terminé. Si on a fait ça, c’est pour avoir de bons résultats. On avait de très bons joueurs mais on n’arrivait pas à gagner et on a besoin de gagner. On a fait ça pour que l’Olympique Lyonnais soit toujours en haut dans quinze ans ». 

Aulas dénonce alors, de façon peu surprenante, l’inégalité entre le PSG et les autres clubs de Ligue 1, tout en affichant son ambition de résister : « C’est la vérité malheureusement (il y a le PSG et les autres clubs, ndlr). C’est dommage évidemment pour nous, mais on va tout mettre en œuvre pour s’accrocher. Le PSG a mis la barre à une hauteur que l’on ne peut pas imaginer. L’argent déversé comme ça engendre tout ce qu’il y a de plus inégal et au-delà de ce que l’on puisse imaginer. Alors avant MBappé et même après MBappé, le PSG est déjà très au-dessus. »

Celui qui a introduit son club en Bourse dès 2007 mentionne ensuite la composante populaire du foot, et débute une leçon de morale à propos d'une supposée perte de repères de spectateurs rendus schizophrènes, tiraillés entre le prix de Neymar et la satisfaction de le voir jouer en Ligue 1 : « Il faut savoir garder raison, ne pas donner trop d’ampleur à certaines choses. Le foot est un sport populaire. Et il ne faut pas dans la valeur absolue dépasser des choses que l’éthique réprouve. Donc, on est d’une part très heureux que Nasser Al-Khelaïfi puisse faire venir Neymar. Et inquiets des montants qui sont prononcés et qui n’ont pas de traduction pratique pour les gens qui viennent voir un match. »

Jean-Michel Aulas, que les arabesques de Neymar ont décidemment rendu très professoral, continue avec un cours d’économie et de comptabilité, option démagogie: « Il faut trouver le juste milieu entre le fait de recruter des joueurs extraordinaires qui vont remplir les stades, et aussi une logique, un équilibre, afin que cela ne se retourne pas contre ces choses merveilleuses. Ce sera fantastique de voir jouer Neymar chez nous à Lyon, mais il ne faut pas tout déséquilibrer. Parler de l’achat d’un joueur de 220 millions chargés à 600 millions, c’est plus que des Airbus, que le stade de Lyon, que celui de Munich. Neymar, c’est 30 à 40 millions de salaire annuel net. Ce n’est pas rationnel. » Pour remettre à jour les comptes de Stephane Guy, cela fait 5,23 Javier Pastore et 55 ans de Sidaction. 

Il s’attaque ensuite à l’AS Monaco, révélant dans la tradition bouchonnoise la différence entre le bon et le mauvais modèle économique : « Ce qui me gène chez Monaco, c’est que ce club achète pour revendre. On est complètement différent. On fait les choses à la lyonnaise, sérieusement. L’OL a de loin le meilleur modèle économique. »

L’Olympique Lyonnais, sevré de titre depuis 2012, a bien réussi son entame du championnat avec deux victoires consécutives. Aulas, lui, entre deux altercations avec ses propres supporters sur Twitter, semble bien décidé à poursuivre, au moindre micro tendu, ses attaques contre le Paris Saint Germain. Les supporters parisiens se réjouiront de leur côté d’être pourvus pour l’année en liquide lacrymal. 

#Aulas  


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