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Aulas : « J'ai senti un peu d'aigreur » envers le PSG

Publié le vendredi 11 août 2017 à 17:28 par Rédaction
Le président de l'Olympique Lyonnais, entre deux tweets assassins, a une nouvelle fois parlé dans L’Equipe du mercato du PSG et de ses éventuelles conséquences sur le football européen.

En marge de la réunion de l’European Club Association à Madrid, l’inénarrable Jean-Michel Aulas a encore une fois livré son sentiment dans L’Equipe sur les dépenses estivales du PSG et sur l’existence d’une alliance de la direction des grands clubs contre le club parisien.

Le président lyonnais donne tout d’abord quelques précisions sur l’existence d’un front anti-PSG au sein de la direction des plus grands clubs européens, révoltés mais impuissants, donc amers : « Ce n'est pas vraiment un front anti-PSG, mais de nombreux présidents de club sont très réticents à ce qui a été fait et ce qui va se faire. Et comme le fair-play financier intervient seulement a posteriori, il n'y a pas grand-chose à faire. J'étais assis entre Agnelli et Bertomeu, donc, oui, j'ai senti un peu d'aigreur, un peu d'envie d'en découdre. » 

Jean-Michel Aulas précise néanmoins qu’il ne s’agit pas de la réaction d’une vieille bourgeoisie, incarnée par les clubs historiques, inquiète face aux nouveaux riches parisiens : « On constate surtout que tout le monde craint une inflation totalement déraisonnable des transferts et des salaires. Ce n'est pas une réaction de défense d'intérêts ponctuels, c'est beaucoup plus large que ça. Vous savez, si le Real voulait absolument Mbappé, il aurait payé le transfert, il pouvait le faire. Mais il a estimé que c'était trop. »

L’infatigable twittos avoue cependant encore une fois l’impossibilité de sanctionner le PSG dans l’immédiat : « Dans le contexte actuel, non, il n'y aura pas de réaction officielle. Mais il y aura des échanges, sûrement. »

Aulas défend ensuite sa neutralité, et dans un véritable numéro d’équilibriste, avoue cependant les bienfaits de l’arrivée de joueurs de classe mondiale dans le championnat de France : « J'ai la casquette de responsable du fair-play financier dans le cadre de l'ECA. J'ai la mission d'aider à protéger la collectivité. En même temps, il s'agit d'un club français et si le PSG fait venir les vingt meilleurs joueurs du monde, tous nos stades seront remplis. Mais on va forcément se souvenir aussi qu'il n'y aura qu'une place en Ligue des champions pour les autres. »

Pour conclure, le président de l’OL depuis 30 ans s’égare un peu lorsqu’on lui parle d’une éventuelle limite dans les dépenses du PSG, et aborde les dernières rumeurs concernant l’arrivée de MBappé dans la capitale: « Mais il n'en a aucune ! Il n'a pas besoin de boucler le transfert de Mbappé... J'ai vu Neymar débarquer à Saint-Tropez avec vingt-trois gardes du corps. Au début, les gens sourient. Ensuite, moins, parce que cela pose un problème de société, de politique. » 

L’Olympique Lyonnais (235 millions d’euros de budget) ambitionnera cette saison de faire mieux que sa quatrième place de Ligue 1 2016-2017 à 11 points de Nice (42 millions d’euros de budget), ainsi que de bien figurer en Ligue Europa, dans laquelle les gones avaient été éliminés l’an passé par les jeunes pousses de l’Ajax Amsterdam (60 millions d’euros de budget) en demi-finale. 

N.B. : propos recueillis par le quotidien L’Equipe.

 



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