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Les deux façons dont le PSG a défendu face au Barça

Publié le mercredi 15 février 2017 à 19:41 par Florent Toniutti
Le PSG a littéralement étrillé le FC Barcelone ce mardi soir au Parc des Princes en huitième de finale aller de la Ligue des Champions (4-0) et la prestation défensive des Parisiens au cours du premier acte a été analysée par le blog Les Chroniques Tactiques. Voici comment les Parisiens ont alterné un pressing très haut et un repli défensif plus bas face à l'ogre catalan.

Quand Paris va chercher le Barça : 

«Au niveau défensif ils ont beaucoup de solutions, avec différents types de pression.» Luis Enrique du PSG avait vu juste lors de la conférence de presse précédant la rencontre. D’entrée de jeu et pendant 90 minutes, les Parisiens lui ont donné raison en ayant un plan pour presser, faire face et couvrir les attaques de son équipe. C’est d’ailleurs une constante chez les équipes qui ont gêné le Barça récemment : elles ont quasiment toutes réussi à alterner séquences de pressing, bloc médian et défense basse.

Commençons par le pressing haut des Parisiens, qui a surtout rythmé le début de la rencontre.

L’exécution est très bonne dans les premières minutes et le Barça rend plusieurs ballons faciles à son adversaire. Ter Stegen a même du mal à faire face à la pression que peuvent finir par mettre les attaquants parisiens dans sa zone (Cavani, mais aussi Di Maria). Les longs dégagements retombent aussi dans les pieds des pensionnaires du Parc des Princes, qui gagnent ainsi une première partie de la très importante bataille pour les deuxièmes ballons.

Petit détail supplémentaire dans le bloc haut du PSG : le positionnement de Kurzawa. Sur ces séquences, le latéral abandonne souvent son couloir afin de suivre les déplacements de Messi, qui aime se rendre disponible dans le coeur du jeu pour se retrouver dans le dos des milieux adverses. Un marquage spécifique pratiqué par d’autres équipes avant le PSG, notamment l’Atlético Madrid avec Filipe Luis, lui aussi arrière gauche, la saison dernière.

Bien organisés et présents dans les duels, les Parisiens ne vont concéder une seule grosse occasion sur une attaque rapide du Barça. Tout part d’un raid de Neymar depuis son côté gauche, qui se termine à l’opposé par une frappe d'André Gomes (le fameux côté laissé par Kurzawa pour suivre Messi dans l’axe). L’occasion pour Trapp de se montrer décisif alors que le score n’est que de 1-0 (26e). Peut-être le tournant du match et de la confrontation.

Quand Paris attend le Barça : 

Entre temps, l’ouverture du score rapide de Di Maria (17e) a changé la physionomie de la partie. Après le but, Paris laisse venir le Barça plus facilement. Quand Piqué ou Umtiti parviennent à ressortir avec le ballon, les joueurs de la capitale se replacent en 4-1-4-1 avec Rabiot entre les deux lignes parisiennes.

En pointe du système, Cavani a un rôle très important : il coupe la relation entre Busquets et ses partenaires. Piqué et Umtiti d’abord, que les Parisiens laissent relancer, mais aussi Iniesta, André Gomes ou Messi ensuite. En isolant Busquets, le PSG empêche le Barça de mettre du rythme dans sa possession de balle. De par son positionnement, le n°6 catalan est théoriquement l’homme libre, face au jeu, sur lequel peut revenir la possession ayant atteint une première fois les attaquants (à partir des relances de Piqué ou Umtiti).

Aux côtés de Cavani, les milieux parisiens abattent eux un gros travail pour contrôler les autres éléments créatifs du Barça. Verratti fait le boulot face à Iniesta : toujours placé entre son but et l’Espagnol, l’Italien ne s’est jamais fait dépasser (0 dribble réussi, 1 seul tenté par son adversaire direct) jusqu’à sa sortie sur blessure (68e).

En couverture, Rabiot est là pour repousser les passes qui franchissent le premier rideau vers l’extérieur et ainsi donner du temps à ses partenaires pour se replacer. Averti dès la 3ème minute, le milieu de terrain formé au PSG va ensuite réaliser une prestation quasi-parfaite sur le plan défensif. Son bilan : 3 tacles (100% de réussite), 4 interceptions et surtout 12 ballons récupérés (4 de plus que le second dans ce match).

Le bon placement des Parisiens (très proches les uns des autres) facilite aussi les prises à deux ou trois, avec notamment la participation des ailiers pour enfermer les Barcelonais à l’intérieur. Ses distances réduites permettent aussi les aides défensives : quand un joueur est battu, un autre est vite en capacité d’intervenir.

Bien en place, les Parisiens ne subissent pas. Au fil du match, ce sont même eux qui font reculer grâce aux courses de Verratti et surtout Matuidi. Le Français profite de l’indigence offensive du côté droit du Barça (voir schéma ci-dessous) pour sortir au pressing dès que le jeu le permet. Le phénomène s’accentue en deuxième mi-temps alors que le Barça penche plus que jamais côté gauche...

Pour accéder au reste de cet article de Florent Toniutti et aux autres thèmes de son analyse, il faut vous rendre sur son blog Chroniques Tactiques : Paris SG 4-0 Barcelone : l’analyse tactique. Merci à lui pour cet extrait.

Par ailleurs, la rencontre va aussi être analysée sous tous les angles dans le podcast de CulturePSG ce mercredi à 23h.

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