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Quel PSG face au Bayern ?

Publié le mardi 5 décembre 2017 à 11:54 par Philippe Goguet
Le PSG joue la finale de sa poule de Ligue des Champions face au FC Bayern Munich version Jupp Heynckes ce mardi soir. Et si la composition d'équipe du PSG semble déjà écrite, la façon de jouer et le coaching en cours de match représentent aussi de vrais enjeux pour Unai Emery et ses troupes.

Le grand test du onze-type

Elle était attendue et, malgré quelques matches pas vraiment maîtrisés de la part des Bavarois, la grande finale de la poule entre le Bayern et le PSG aura bien lieu ce mardi. L'enjeu est certes relativement modeste, une première place pouvant largement être gâchée par un tirage compliqué, mais c'est bien un sommet qui aura lieu ce soir à l'Allianz Arena de Munich. Car si les Allemands ne croient pas vraiment en une possible remontachung, Paris partant avec une avance de trois buts, ils ont bien fait comprendre que le match aller n'avait pas été digéré et qu'il était temps de remettre les pendules à l'heure. De la part d'une équipe qui a gagné 23 de ses 24 derniers matches de poule à la maison, cela peut être considéré comme un sérieux avertissement.

Dans la bouche d'Unai Emery, cela a été vu comme «un test important». Malgré quelques déplacements champêtres et pas toujours évidents à gérer en Ligue 1, notamment le dernier à Strasbourg, les occasions de s'étalonner sont rares dans la saison du PSG et celle-ci vient à point, juste avant la fin de la première partie de la saison. Depuis le début de celle-ci, une équipe-type s'est clairement dégagée côté parisien et la blessure de Thiago Motta, un homme clé, a finalement peu fait évoluer les choses. Rabiot s'est repositionné devant la défense dans un rôle très libre, Draxler s'est réinventé comme relayeur gauche et le trio avec Verratti donne de très bons résultats. 

Le premier test à Monaco avait été passé avec brio mais l'ASM n'est plus vraiment ce fol outsider de la saison passée, capable d'exploits européens et de solides performances à l'échelle nationale. Paris s'avance donc avec ce qui est pratiquement son équipe-type pour son premier grand test européen de la saison loin de ses bases. Le match aller avait été un acte fort, certes face à un Bayern très affaibli en défense et hors du coup mentalement, et il est désormais temps de valider cette performance dans un autre contexte, bien plus compliqué.

Paris qui subit ou qui impose ?

Au Parc, c'est un Paris à la fois déjà vu et inconnu qui s'était largement imposé (3-0). L'équipe alignée était pratiquement celle attendue ce jour puisqu'on retrouvait déjà Areola dans les buts, Alves, Marquinhos, Thiago Silva et Kurzawa en défense, Mbappé, Cavani et Neymar en attaque, seul le milieu étant légèrement différent. Ce qui avait fortement surpris était le mode opératoire parisien, pas totalement préparé. Si le PSG s'était bien entraîné à repousser les centres bavarois, la façon d'attaquer préférée du Bayern, il avait en revanche largement lâché la possession, un peu plus que prévu comme l'a avoué hier du bout des lèvres Unai Emery.

L'entraîneur parisien y a aussi vu la capacité de son équipe à s'adapter aux circonstances d'un match et celui de ce soir promet de relancer la question : Paris va-t-il tenter de jouer comme il le fait habituellement, à savoir prendre le ballon et tenter de trouver la faille par du jeu placé, ou plutôt essayer d'utiliser la vitesse de ses attaquants en transition, les défenseurs centraux allemands étant parfois lourds au démarrage tandis que les latéraux se projettent beaucoup offensivement. Voir le PSG capable de tenir le ballon dans une Allianz Arena où le Bayern règne en maître est un immense défi, au moins autant que de s'y imposer, et c'est notamment la capacité du PSG à maîtriser un match avec et sans le ballon qui sera évaluée en Bavière. Si le résultat va compter, forcément, la manière sera aussi très surveillée.

La gestion du match, un point clé

Car là où Paris use souvent ses adversaires et fait régulièrement la différence en fin de rencontre, l'adversaire flanchant physiquement, il y a peu de chances d'attendre une attitude pareille du Bayern. Les Allemands sont certes loin de leur meilleure forme au niveau physique, Ancelotti et Mauri s'étant loupés dans les grandes largeurs lors de la préparation estival, mais ils ont un banc qui n'a rien à envier à celui du PSG et sont capables de répondre aux problèmes posés et aux divers scénarios. Le Bayern mené ? Ribéry peut entrer pour mettre le feu et rappeler à la France qu'il n'est pas surnommé Kaiser Franck pour rien outre-Rhin. Besoin de verrouiller le score ? Rudy se fera un plaisir de montrer aux dirigeants parisiens que des milieux défensifs pas chers et bon défensivement étaient disponibles sur le marché l'été dernier.

Car si Paris va passer un test, il a, quelques jours après un Strasbourg/PSG où il a été mené une bonne partie du match, l'opportunité de se retrouver à courir derrière le score. Depuis le début de la saison, ce n'est pratiquement jamais arrivé, tant en Ligue 1 qu'en Ligue des Champions. Le Celtic a bien réussi à se retrouver devant au score, mais cela a duré 8 minutes. Alors que le PSG vient à Munich pour passer un test, il pourrait bien en avoir un corsé s'il avait à courir après le score, un exercice dans lequel il se retrouve rarement et qui pourrait bien être riche de ces fameux enseignements que le staff parisien cherche tant. 

A l'heure d'aborder une rencontre avec un énorme avantage au score et en très bonne position, Paris se retrouve donc dans une situation qu'il connaît déjà très bien, mais pas pour des bonnes raisons. Et si les conséquences seront forcément moindres qu'à Barcelone il y a quelques mois, ce PSG largement renouvelé vient à Munich pour évaluer la même chose qu'en Catalogne, à savoir ses limites du moment face à un monstre du vieux continent.

L'équipe probable du PSG contre le Bayern : Areola - Alves, Marquinhos, Thiago Silva, Kurzawa - Verratti, Rabiot, Draxler - Mbappé, Cavani, Neymar.



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