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Les anciens comparent leur PSG/Real à celui à venir

Publié le lundi 19 février 2018 à 21:32 par Philippe Goguet
A deux semaines de PSG/Real Madrid, deux anciens joueurs parisiens ont comparé leur exploit de 1993 avec celui que doit faire l'équipe actuelle.

Le 18 mars 1993, le PSG d'Artur Jorge éliminait le Real Madrid en quarts de finale retour de la Coupe de l'UEFA en s'imposant 4-1 après avoir perdu 3-1 à l'aller. 25 ans plus tard, dur de ne pas voir le parallèle avec la situation actuelle et deux anciens joueurs de l'épopée de 1993, Patrick Colleter et Bernard Lama, sont revenus sur cet exploit et ce que cela implique en terme de préparation et de mental. Sur beIN Sports, le gardien est le premier à dire que c'est possible vu les circonstances : «Les situations se ressemblent et je pense sincèrement que l'effectif du Real est un peu en bout de course. Aux joueurs du PSG de démontrer que c'est une réalité et à eux de réaliser l'exploit.»

Lama : «On avait soif et faim de titres. On ne pouvait pas nous arrêter.»

A l'époque, le PSG n'était pas tout à fait dans la même situation comme il l'explique ensuite : «C'est un match qui a soulevé tout le monde, la France entière. Le scénario a amené tout ça, nous étions très revanchards par rapport à l'aller. Certains joueurs madrilènes s'étaient permis de nous chambrer et ce n'était pas passé du tout. On s'était promis de tout faire pour les éliminer. Et il y avait comme un passage de témoin, l'effectif était en fin de parcours tandis qu'on grimpait, on avait soif et faim de titres. On ne pouvait pas nous arrêter.»

Comme l'explique Colleter dans le Parisien, il a vite fallu se mobiliser : «Dans le vestiaire après le match, c’est sûr qu’on était tous abattus, déçus. Mais dès le lendemain, on a eu ce match retour en tête. On s’est vraiment préparés pour ça. Tout le monde, par petits groupes. Ça, c’est primordial, ça concerne tout un club, on a besoin de tout le monde. Je parle des joueurs, et aussi des dirigeants et du public. Ce soir-là, le Parc avait été fantastique. Dans la rue, les gens nous disaient que c’était possible. On a besoin de l’environnement pour se transcender, pour aller chercher en nous des choses qu’on n’imaginait même pas.»

Le défenseur met aussi un point clé en avant, l'union sacrée nécessaire : «Nous, on avait une alchimie depuis un moment. J’ai entendu Cavani après Strasbourg dire qu’il fallait que tout le monde soit ensemble. Il ne devrait même pas avoir à le faire, ça devrait être normal et logique. Il n’est jamais trop tard. Les joueurs actuels en sont capables, c’est certain. Pour cela, il va falloir qu’ils soient ensemble. C’est ça leur difficulté actuelle. On ne sent pas une équipe qui fait les efforts ensemble. C’est un peu chacun son tour. Passer le Real d’aujourd’hui après le résultat de l’aller, ce serait presque un exploit. Ça peut vraiment souder cette équipe-là et être fondateur.»

Du côté de Bernard Lama, on est un peu moins optimiste et le gardien aux 44 sélection avec l'équipe de France pointe la grosse différence entre les héros de 1993 et ceux actuels : «La différence, c'est qu'à l'époque il y avait beaucoup plus d'internationaux français dans l'équipe. Des garçons qui étaient en fait les vrais tauliers de l'équipe. La tendance est aujourd'hui inversée et je ne sais pas s'il y a le lien qu'il doit normalement y avoir. Je peux difficilement en parler.»

Alors que tout est toujours possible, le fameux gardien rappelle aussi que cet exploit, bien qu'énorme, ne sera que le début du compliqué parcours des Parisiens vers le graal européen : «Avant, on voyait un PSG/Real en quart ou en demis, c'est désormais en huitièmes, cela veut dire que le niveau de la compétition s'est élevé et, si vous voulez gagner, il faut être capable d'éliminer le Real en huitièmes de finale.»

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