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Lille/PSG (5-1), les performances individuelles

Publié le lundi 15 avril 2019 à 3:36 par Philippe Goguet
Le PSG s'est incliné 5-1 à Lille dans un match qui a basculé en seconde période quand Paris était réduit à 10. Retour sur les performances individuelles au cas par cas.

Areola : Trompé d'entrée par Meunier, il passe ensuite une première période finalement assez calme avec juste quelques prises de balle aériennes à assurer. Aligné par Nicolas Pépé sur le 2-1 lillois dans un duel qui ressemblait plus au challenge Wanadoo du Parc des Princes qu'à un un-contre-un de Ligue 1 vu l'espace dont bénéficiait le Lillois, il est en revanche bien plus fautif sur le but du 3-1 d'une frappe au premier poteau puissante mais loin d'être bien placée. Battu de près sur le but du 4-1, il réussit en revanche une belle sortie dans les pieds de Pépé peu après puis dévie en corner une frappe puissante de Bamba, corner sur lequel il est fusillé de la tête par Fonte. Bref, cinq buts encaissés, trois voire quatre sur lesquels il ne peut pas faire grand-chose mais un premier vrai arrêt à 5-1 et une erreur bien visible sur le but du break ne plaident clairement pas en sa faveur.

Dagba : Thomas Tuchel a de nouveau fait confiance à son jeune joueur et c'est dans un rôle de défenseur central droit qu'il avait occupé dans la seconde partie du match précédent qu'il va le placer. Dans ce rôle assez nouveau, Dagba ne va pas avoir grand chose à faire puisqu'aucun Lillois ne le sollicite vraiment et qu'il est plutôt bien protégé par les deux joueurs autour de lui. Il passe ensuite arrière gauche quand Bernat est expulsé et l'histoire se complique vite. S'il tente vaguement de se mettre en avant en portant un peu le ballon pour l'amener devant, il va surtout avoir énormément de mal à gérer les déplacements du très fuyant ailier droit adverse Nicolas Pépé malgré un bon retour à l'heure de jeu. Pour le reste, il va souvent avoir du mal à se placer par rapport aux appels du Lillois, avec notamment plusieurs hors-jeux couverts et quelques contres mal gérés. Une soirée compliquée, même s'il fut moins ridicule que d'autres joueurs avec un tout autre CV que le sien.

Thiago Silva : Le capitaine avait commencé sa soirée en se faisant prendre dans son dos par Loïc Rémy mais il était alors peut-être déjà touché vu qu'il va commencer à se faire soigner peu après. Il va finalement sortir quelques minutes plus tard après une dernière bonne intervention. Kehrer l'a remplacé et l'Allemand dont on apprendra après le match qu'il était malade va entrer côté gauche face au plus gros danger adverse. Passé défenseur central droit après 20 minutes sur le terrain, il s'en sort plus ou moins avant la pause malgré des postures pour le moins étranges et des interventions qui semblent peu naturelles. Sa seconde période débute par une énorme occasion qui sera le tournant du match et il est ensuite largement fautif par la suite, gérant particulièrement mal la profondeur : il se fait déposer par Pépé sur le second but puis ouvre en grand la porte à Bamba d'une faute de placement assez honteuse sur le 3e. Un match à oublier au plus vite.

Kimpembe : Sa partie avait plutôt bien commencé puisque c'est une bonne transversale de sa part vers Meunier qui lance le premier but refusé du PSG. Souvent sollicité en début de partie et parfois hors de sa zone, il s'en sort plutôt bien mais change vite de registre quand Thiago Silva sort, passant plein axe. Il sort d'entrée un très gros tacle et est présent sur la plupart des points chauds de la première période. Sa seconde mi-temps est en revanche catastrophique en tous points. Sa volonté d'aller chercher Loïc Rémy très haut expose totalement sa défense et il est ainsi largement fautif sur le 2-1 en laissant un trou béant dans son dos dans lequel Pépé va se faufiler. Il est ensuite largement fautif sur les deux derniers buts : Gabriel se défait de son marquage sur le 4-1 tandis que Fonte saute plus haut que lui sur le 5-1. Une sale rechute pour un joueur dont la saison est très loin des attentes.

Meunier : De retour dans le onze de départ, le Belge se met vite en action et voit la malchance le frapper d'entrée. D'abord proche de marquer à l'issue d'une jolie action qu'il initie puis conclut pratiquement, c'est finalement contre-son-camp qu'il score avant de se blesser tout seul quelques minutes plus tard... Diaby l'a remplacé et il est entré comme ailier droit, se mettant immédiatement dans le bain. Alors que le PSG joue surtout en contre, il se signale par plusieurs transitions bien menées et fait même régulièrements les bons choix. C'est en revanche une toute autre histoire après la pause et il perd plusieurs ballons importants après s'être perdu dans ses dribbles. Le soutien était certes défaillant autour de lui mais le jeune Parisien s'est aussi souvent compliqué la tâche.

Paredes : L'Argentin va livrer une première période encourageante à défaut d'être totalement réussie. Terriblement neutre et quelconque dans la distribution la plupart du temps, il joue par éclats et délivre de temps en temps une passe lumineuse qui transperce la défense adverse. Il commence de la même façon la seconde période avec son coup-franc parfait pour Kehrer mais va totalement sombrer par la suite. Peu impactant à la construction, toujours aussi inutile sur les contres adverses, il a largement participé au naufrage parisien et continue malheureusement de traverser les matches sans réellement montrer de progrès. L'excuse du rythme ne tient plus vraiment mais ses performances ne montent pas en gamme.

Verratti : Après un court round d'observation, il prend assez vite les choses en main pour tenter de construire le jeu parisien mais peine à trouver des solutions devant lui malgré tout, multipliant parfois les touches de balle à défaut de trouver des passes de façon aussi régulière que d'habitude. Après la pause, il est l'un de ceux qui tentent de sonner la révolte et se démultiplie sans parvenir à faire la décision malgré toute sa bonne volonté. Las, il lâche peu à peu et s'énerve, au point de prendre un avertissement plein de frustration. 

Bernat : Piston gauche parisien, il se montre pourtant plutôt sage offensivement en début de rencontre même s'il est bien présent pour couper dans la surface afin d'égaliser. Déjà parfois un peu en difficulté défensivement, il fait basculer la rencontre en étant expulsé de façon bien rapide puisque l'occasion qu'il aurait annihilée n'a rien d'évidente vu à quel point Pepe apparaît sur certains angles loin du ballon. 

Alves : Carrément placé ailier droit ce dimanche, il se signale en début de match par une bonne entente avec Meunier, à l'image du premier but refusé, mais redescend assez vite sur le terrain, d'abord piston droit puis carrément arrière droit. Il commence sa tâche défensive par un gros tacle en pleine surface puis réussit un autre solide sauvetage avant la pause pour couper un centre dangereux. Ce sera beaucoup moins bien par la suite puisqu'il ne parvient plus à faire la différence offensivement et souffre de façon régulière en défense, confirmant sa mauvaise passe du moment.

Draxler : Pour sa première titularisation depuis PSG/MU, il aura réussi l'exploit d'être encore plus mauvais que ce soir-là, ce qui n'est pas rien. Placé côté gauche, il va être strictement invisible durant la première demi-heure avant de très légèrement monter en régime avant la pause avec une percée provoquant un coup-franc intéressant puis une frappe de près bien captée. Cela ne dure pas et sa seconde période est très insuffisante. Non seulement il manque de conviction la plupart du temps, ce qui n'est pas nouveau le concernant, mais il a aussi un déchet technique et un manque de précision très pénalisant, ce qui est plus rare. Dans un match où la défense aura pris cinq buts, il est pourtant apparu comme l'un des plus nuls sur le terrain, ce qui est bien sa seule performance du soir. Kurzawa l'a remplacé pour la fin de match, réussissant un centre intéressant en toute fin de match.

Mbappé : S'il vole (ou presque) un but à Meunier, c'est pourtant bien lui qui sort une action folle pour ramener son équipe à égalité avec une nouvelle facette de son jeu qui s'expose par ce ballon dans le dos parfait délivré à Bernat. Il s'offre ensuite un énorme rush malheureusement hors-jeu et signe globablement une première mi-temps de top qualité, brillant dans de nombreux domaines dont le jeu de passes. Averti et apparu énervé avant la pause, il va peu à peu perdre le fil de son match alors que son équipe patine dur. S'il reste, de très loin, le plus gros danger parisien, il ne parvient plus pour autant à faire les mêmes différences et se retrouve à tenter sa chance de loin sans réussite. A noter que son avertissement aurait même pu être d'une autre couleur avec le VAR.

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