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PSG/Barça (4-0), les performances individuelles

Publié le mercredi 15 février 2017 à 3:33 par Iaro
Le PSG a largement disposé du FC Barcelone en huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions (4-0), retour sur les performances des Parisiens au cas par cas.

Trapp : Que se serait-il passé si l'Allemand avait perdu son duel à la 28ème minute face à Andre Gomes, à 1-0, sur le seul tir cadré des Espagnols ? On ne le saura jamais puisque le portier parisien est bien sorti pour devancer son adversaire, comme tous les autres ce soir. Monstrueux dans l'anticipation, toujours prompt à sortir pour intercepter ou pour apporter une solution au sol aux siens, il a également brillé au pied, à l'exception de deux relances manquées en première période, mais pour combien de réussites et de bouffées d'air données aux siens...

Meunier : Le Belge, symbole de la méritocratie chère à son coach, semble avoir validé ses galons de titulaire en Ligue des Champions, qu'il avait déjà étrennés avant Noël. D'abord pris à défaut par la vivacité de Neymar, il a progressivement pris le dessus physiquement sur le Brésilien, par ailleurs vite touché à une cheville. De plus en plus à l'aise dans les sorties de balle, il a connu une réussite limitée dans ses centres mais c'est finalement sur une percée axiale que son apport offensif va se concrétiser puisqu'il décalera parfaitement, de l'extérieur du pied, Cavani sur le 4-0. Une grosse prestation dans un gros test pour l'ancien du FC Bruges.

Marquinhos : L'ancien de l'AS Rome, symbole défensif de la victoire du PSG 3-2 en septembre 2014 face à ces mêmes Catalans, pénétrait sur la pelouse du Parc avec le statut de défenseur le plus expérimenté du PSG à ce niveau, du haut de ses... 22 ans. Il a accompagné la jeune garde parisienne de la meilleure des manières, dans un registre de couverture, tout en justesse dans l'anticipation et très habile pour couper les quelques trajectoires arrivées jusqu'à lui. Très positif et hyper concentré tout du long, il a fait un sans faute.

Kimpembe : La titularisation du tout jeune gaucher de la défense parisienne, 21 ans et 0 match de C1 au compteur, avait fait couler beaucoup d'encre avant le match. En progrès constants et excellent à Bordeaux le vendredi précédent, il passait un tout autre test face à la MSN. Pour autant, il l'a réussi haut la main, avec l'insolence du talentueux qui a l'avenir devant lui. Enorme dès les débuts, nullement impressionné ni pour relancer court, ni pour jaillir et aller tamponner Suarez et consorts, il a impressionné tout du long. De tous les motifs de satisfactions du soir côté Paris, il est peut-être le plus grand le tous.

Kurzawa : Pour la deuxième fois en deux matchs, il a peut-être été l'élément le moins en vue côté PSG... Et pour autant il a, à nouveau, été l'auteur d'un match globalement satisfaisant. Parfois moyen techniquement, notamment sous la pression adverse, il a progressé sur ce plan après le repos tout en conservant une activité qui a permis de garder son vis-à-vis sous pression. Il a en outre été décisif à deux reprises, pour servir Di Maria sur le 3-0 après une bonne montée, et pour gêner Umtiti sur un duel aérien pour garder sa cage inviolée.

Rabiot : Le chevelu inquiétait dernièrement, on s'interrogerait sur son rendement devant la défense dans un tel contexte... Pour finalement, comme il l'avait déjà fait à Madrid fin-2015, complètement retourner les sceptiques. Brutal dès le premier duel, brillant dans la construction et dosant parfaitement l'insolence et l'utilité qui ont fait son génie ce soir, il a rayonné à ce poste, participant grandement à esseuler le trio offensif catalan du reste de son camp. Seul bémol : ses fautes dans les 25 mètres et son carton jaune récolté dès les débuts. La conclusion tient en une question : et si c'était lui, l'héritier de Thiago Motta ?

Verratti : Le petit hibou avait fait des efforts pour être là, et il n'a pas déçu. Hargneux, bagarreur et comme à chaque fois très juste techniquement, il a donné une petite leçon, l'histoire d'un soir, à Iniesta et consorts. Forcément un peu court, il a parfois un peu disparu et a paru moins omniprésent qu'à l'accoutumée (quoiqu'on ne se plaint pas d'avoir vu une prestation collective aussi géniale qu'équilibrée) mais son implication ne s'est jamais démentie et elle a déteint sur les siens. Sorti plus ou moins blessé, Nkunku l'a remplacé pour 20 minutes. Une nouvelle folie dans une soirée un peu dingue, mais le petit Christopher s'est bien acquitté, lui aussi, du test, avec sobriété et implication.

Matuidi : Capitaine d'un soir, il a gouverné par l'exemple. Il aurait pu ouvrir le score à la suite d'une bonne projection mais il a buté sur ter Stegen. Une dimension de ses limites techniques qu'on retrouvera quelques minutes plus tard aux abords de la surface mais qu'importe, on a surtout envie de retenir son endurance et sa faculté à gratter des ballons, dans toutes les positions, tout du long. Enorme dans l'effort, jamais à plat malgré la répétition des courses, il a fait mal à son adversaire et il a rappelé toute son utilité dans ce type de contexte.

Di Maria : L'Argentin avait donc gagné sa place au buzzer et il n'aura pas déçu son entraîneur. Un des arguments en faveur de la titularisation de Lucas était sa capacité à marquer des buts ? Qu'à cela ne tienne, l'ancien du Real Madrid a claqué un doublé, de deux frappes diaboliques de l'extérieur de la surface. Dès les premières prises de balle, on a senti toute l'intensité et l'application qu'il est capable de mettre quand il est mis dans un contexte de stimulation, en l'occurrence par la concurrence apportée par Draxler. Impliqué sans ballon, il a fait sa part du sale travail pendant une heure avant de céder sa place à Lucas, bien rentré dans son match et dont les changements de rythme et de direction ont fait du mal à Jordi Alba. En outre, il a beaucoup été cherché de la tête par Trapp et il a quasi-systématiquement pris le dessus sur l'Espagnol.

Draxler : L'Allemand n'a pas mis longtemps à démontrer tout ce qu'il peut apporter dans ce type de rendez-vous, avec beaucoup d'activité et la finesse technique qu'on lui connaît. Parfois audacieux, voire gourmand, dans ses choix de passes, il ne s'est pas découragé et c'est finalement face au but, très bien décalé par Verratti sur le deuxième but, qu'il a été récompensé. Son activité a été une menace constate pour la défense et notamment pour le pauvre Sergi Roberto, mais il a aussi fait souffrir les autres quand il a dézoné, comme Umtiti qui l'a découpé plein axe aux 20 mètres sur l'action qui a amené le coup franc de la 18ème minute. On connaît la suite... Lui aussi, logiquement, fatigué, il a vu Pastore le remplacer pour 5 minutes et apporter sa conservation de balle.

Cavani : Malgré une saison majuscule, tant statistiquement que dans les progrès effectués, l'Uruguayen n'en demeure pas moins un point d'interrogation à ce niveau. Ce soir, il a parfaitement appliqué la partition de l'attaquant à mi-chemin entre pivot et joueur de rupture qui complétait le puzzle offensif du PSG. Très bon en remise, parfait pour jouer vite mais parfois un peu trop en retrait alors que des solutions vers l'avant existait, il s'est démultiplié pour le collectif, sans le ballon. On l'a parfois vu râler mais jamais couper ses courses, et son abnégation a été couronnée de succès puisqu'il a fusillé ter Stegen sur le 4-0, d'une maitre frappe au premier poteau après un appel parfait. Du très bon, comme les autres.

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