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PSG/Saint-Etienne (4-0), les performances individuelles

Publié le samedi 15 septembre 2018 à 0:43 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 4-0 face à l'AS Saint-Etienne dans une partie plus compliquée que le score ne le laisse penser. Retour sur les performances individuelles des Parisiens, au cas par cas.

Areola : Titulaire comme annoncé, le néo-international français a connu un match vivant à défaut d'être particulièrement compliqué. Le gardien a ainsi été régulièrement sollicité, que ce soit pour des frappes ou des sorties aériennes, mais les diverses tentatives stéphanoises n'étaient pas vraiment dures à gérer pour un gardien de son niveau. Il finit toutefois la partie sans avoir fait la moindre erreur, ce qui est toujours un plus.

Meunier : Peu de joueurs ont aussi bien représenté que le Belge le match aux deux visages du PSG. Avant la pause, ce fut un festival de tout ce qui n'allait pas côté parisien entre trous d'airs en défense, fébrilité technique et difficulté à être trouvé par ses partenaires dans des zones intéressantes. C'est en revanche bien mieux après la mi-temps et il signe un deuxième acte de belle tenue, se montrant plus juste techniquement et très présent offensivement. On retrouve tous ces ingrédients sur le une-deux superbe enclenché avec Draxler qui aboutit au quatrième but parisien. 

Thiago Silva : Le capitaine parisien a lui aussi connu un match en deux temps, mais pas forcément pour les mêmes raisons. Avant la pause, Saint-Étienne a très majoritairement attaqué sur l'aile gauche parisienne et il s'est donc retrouvé avec peu de travail à faire, même s'il s'entend mal avec Kimpembe sur un long ballon aérien et offre une opportunité. C'est aussi lui qui trouve formidablement Verratti entre les lignes sur l'ouverture du score. On le voit en revanche beaucoup plus après la mi-temps, les Verts attaquants de façon moins organisée et il va alors couper de nombreuses trajectoires. C'est sur l'une d'entre elles qu'il est touché par Diony et forcé de sortir du terrain. Kehrer va le remplacer pour les derniers instants, découvrant son troisième poste différent en trois matches.

Kimpembe : Le Champion du Monde a, lui, commencé son match dès le coup d'envoi et il aura vite montré sa puissance. Dans le duel très physique l'opposant à Loïs Diony, il va vite marquer son territoire et s'impose dans la plupart des duels, même quand le bateau parisien tangue. Plus facile après la pause, il va continuer à montrer un haut niveau d'exigence, ainsi qu'un brin de malice par moments, et ne va rien lâcher jusqu'au bout. Dans la relance, il a fait le boulot, sans briller outre mesure. Un gros match pour lui, même s'il faut aussi constater quelques soucis de lecture de trajectoire sur des ballons aériens, occasionnant des flottements.

Bernat : Après dix premières minutes où il a été très peu en vue, l'Espagnol a montré en très peu de temps tout ce que les supporters du Bayern lui reprochaient ces dernières années. Dépassé défensivement par des Stéphanois qui l'ont clairement visé pour sa première en Ligue 1, il va se montrer très perfectible dans les duels et offrir ainsi de nombreuses possibilités. Ce fut mieux après la pause, mais plus en raison de la baisse des Verts qu'en raison d'une hausse de son rendement. Offensivement, il va en revanche se proposer de façon très régulière tout au long du match et ses appels ont souvent été de qualité. Ce fut moins le cas pour ses centres, peu ayant trouvé preneur.

Diarra : De retour dans le onze de départ un mois après son dernier match, le vétéran parisien n'a pas vraiment marqué des points ce soir. Sentinelle du milieu parisien, il va bien montrer qu'il a toujours son jeu de corps et ses appuis pour se débarrasser du pressing adverse mais cela fait bien peu. Pour le reste, il aura été en difficulté ou en retard sur la plupart des contres adverses et son jeu de passes bien trop déficient, entre inefficacité à trouver des solutions et imprécisions techniques. Un match inquiétant concernant son état de forme, sanctionné dès la mi-temps par Tuchel. Le jeune Moussa Diaby l'a remplacé pour la seconde période, se plaçant d'abord côté gauche avant d'alterner avec le droit. S'il débute très bien, il va livrer malgré tout une prestation irrégulière, bien que réhaussée par un but qui a semblé ravir tous ses partenaires. Le jeune Parisien a très souvent été bon et intéressant dans ses intentions de jeu mais un peu moins dans la réalisation, d'où quelques balles perdues de façon parfois un peu frustrante. On retiendra les belles choses montrées malgré tout. 

Rabiot : Il aura fallu un bon quart d'heure au milieu relayeur gauche pour rentrer dans sa partie, ses débuts étant marqués par plusieurs pertes de balle. Après s'être relancé sur des passes simples, il va alors apporter au jeu, notamment en trouvant régulièrement Bernat, mais il ne brille pas plus que ça pour autant. S'il domine dans les airs, c'est moins le cas au sol d'un point de vue défensif mais il monte en régime au fur et à mesure du match et fait une grosse seconde mi-temps. Il finit d'ailleurs le match avec le brassard et en sentinelle, confirmant l'improbable situation du joueur.

Verratti : De retour après plus d'un mois d'absence, il a retrouvé un rôle qu'il connaît parfaitement en étant placé comme milieu relayeur droit d'un 4-3-3. Durant les 70 minutes passées sur le terrain, on aura retrouvé un peu de la magie de l'Italien, à l'image de cette fabuleuse ouverture du pied gauche sur le but de Draxler ou de quelques autres passes que lui seul peut voir, mais le petit milieu a aussi montré tout le chemin qu'il lui reste à parcourir. Loin de sa meilleure forme, il a ainsi fait quelques erreurs inhabituelles pour lui, notamment des ballons perdus qui ne lui ressemblent pas, et a été régulièrement en difficulté défensivement, bien que pas vraiment aidé par Meunier sur son aile. Nkunku l'a remplacé pour les 20 dernières minutes, alternant entre les deux ailes sans vraiment peser. 

Draxler : L'Allemand était titulaire pour la première fois de la saison et il a pour le moins su saisir sa chance. Aligné comme ailier gauche mais très prompt à dézoner pour servir d'appui et laisser son couloir à Bernat, il va montrer de la disponibilité, du mouvement et une belle participation au jeu malgré un certain déchet dans ses passes, se trouvant parfois à contretemps de ses partenaires ou en manque de vivacité. Alors que le PSG est bien bloqué, c'est pourtant lui qui ouvre le score sur un exploit individuel aérien superbe. Replacé dans l'axe et plus bas sur le terrain après la pause suite à la sortie de Diarra, son rôle sera plus dur à lire mais il va continuer à faire parler sa justesse pratiquement à chaque prise de balle. On le retrouve ainsi à la base ou au coeur de la plupart des actions parisiennes, tenant par exemple un rôle clé sur le dernier but parisien.

Di Maria : Resté à Paris pendant la trêve internationale, l'Argentin a montré qu'il avait toujours ses jambes malgré la coupure. Très fringant, il commence la partie tambour battant avec de nombreux dribbles et des frappes mais disparaît peu à peu du jeu, ses partenaires ne parvenant plus vraiment à amener le ballon jusque dans les zones où il peut faire la différence. Après la pause, il fait de nouveau de belles différences, à l'image de son but où il conclut très bien, avant de finir dans un rôle de milieu relayeur gauche qu'il redécouvre. Il se montre alors un peu gourmand dans ses prises de balle mais aussi terriblement déstabilisant pour la défense adverse. Et à l'arrivée, c'est un nouveau match plein pour El Fideo.

Cavani : Le Matador uruguayen était seul en pointe et il aura été pour le moins isolé durant une bonne partie du match, comme souvent ces dernières semaines. Très dur à trouver pour ses partenaires en première mi-temps, il va aussi se montrer imprécis techniquement lors de ses rares prises de balle. Mais alors que sa rencontre est un long moment de solitude, il invente littéralement un but sorti de nulle part sur son seul instinct, coupant une trajectoire de tir avant d'aller provoquer un penalty qu'il va convertir. On le retrouve ensuite par moments dans la surface et il ne se montre pas très adroit, à l'image de sa frappe ratée qui se transforme en passe décisive pour Diaby.

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