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Strasbourg/PSG (2-4), les performances individuelles

Publié le jeudi 14 décembre 2017 à 2:26 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 4-2 à Strasbourg dans un match bien géré de la part des joueurs parisiens. Retour sur leurs performances individuelles, au cas par cas.

Trapp : Dix jours après que son concurrent Alphonse Areola a été très douteux sur cette même pelouse de La Meinau, l'Allemand n'a pas vraiment fait mieux pour son retour dans la cage et il prend deux buts en trois tentatives adverses. Son match commence pourtant par un bel arrêt sur une frappe croisée où il va vite au sol mais la suite sera bien moins brillante. S'il est un peu dur de lui reprocher le premier but où Kimpembe gêne sa vision, il est en revanche vraiment plus douteux sur le dernier alors que son pied n'est pas assez ferme pour repousser la tentative de Blayac qui lui passe finalement entre les jambes. Un match moyen donc, et vraiment pas en mesure de remettre en cause la hiérarchie.

Meunier : De retour dans le onze de départ, le Belge est celui des deux arrières droits qui avait été choisi pour rester à son poste. En première période, cela n'a pas forcément été payant même s'il a montré de la volonté et une certaine présence dans son couloir. Problème, il est rarement décalé et donc peu influent dans ses montées. La situation change après la pause et il se montre alors sous son meilleur jour en étant plus servi. Il réalise une première passe décisive très bien vue pour Alves et, quelques secondes après un centre raté à Cavani qui semblait pourtant simple, il va offrir une seconde offrande à Draxler sur un centre en retrait inspiré. Défensivement, il a globalement fait le boulot face à un adversaire qui ne l'a pas souvent forcé à défendre.

Marquinhos : Une nouvelle fois capitaine, on peut toujours douter de son réel leadership quand on voit certains détails mais le match de Marquinhos n'a pas pour autant été raté. Il livre même une prestation plutôt complète jusqu'au deuxième but strasbourgeois où il oublie de remonter et couvre ainsi Blayac parti défier avec succès Trapp. Pour le reste, il a gagné la grande majorité de ses duels et s'est montré intéressant quand il a défendu en avançant. Reste que le PSG a encaissé au moins un but sur sept de ces neuf derniers matches et que les deux seuls clean sheets étaient les rencontres sans lui...

Kimpembe : De retour sur un terrain où il avait été en difficulté et multiplié les erreurs dernièrement, il s'est montré bien plus à son avantage mais est en cause sur le premier but strasbourgeois où il lit mal la trajectoire du centre (raté) et se retrouve en retard face à Grimm. Pour le reste, il a été très solide défensivement et a encore fait parler sa qualité de relance, n'hésitant pas à avancer balle au pied pour casser des lignes. 

Dani Alves : C'est finalement l'expérimenté Brésilien qui avait été désigné pour dépanner à gauche et il s'en est sorti de façon très correcte. Sa première période, marquée par une forte présence et de nombreux duels qui n'ont pas tous été gagnés, n'est donc pas parfaite et il est un peu loin de Gonçalves (hors-jeu au départ de l'action) sur le but strasbourgeois. Il a toutefois vite pris la mesure de son adversaire direct, s'appuyant sur son expérience. Solide mais plus discret après la pause, il surgit de façon inattendue dans la surface pour marquer le but qui fait basculer la partie pour de bon. Pour une solution de secours, il aura largement tenu la route. 

Verratti : Le milieu italien est en grande forme et cela s'est encore vu, malgré un mini-pétage de plomb sur l'arbitre pour un penalty qui ne lui a pas été accordé, à raison vu les ralentis TV. Pour le reste, Verratti a régalé et a été le patron du jeu du PSG en toutes circonstances : pressings adverses effacés, petites percées soyeuses balle au pied, ouvertures et décalages parfaits et bien vus, à l'image de sa passe pour Meunier sur le troisième but parisien. Défensivement, il a aussi été présent pour couper quelques contres strasbourgeois. Un match plein avant d'être remplacé par Lucas, pas très inspiré sur ses prises de balle.

Lo Celso : Aligné aux côtés de Marco Verratti devant la défense, l'Argentin a disputé sa première partie complète avec la tunique du PSG et sa prestation aura été irrégulière. Sa première période montre aussi bien ses difficultés à peser dans le jeu que quelques bonnes passes, comme sa talonnade superbe qui lance l'action de l'ouverture du score. Après la pause, on retrouve un peu de cette alternance entre bonnes choses, ses passes vers l'avant, et mauvaises comme ses trop nombreuses touches de balle qui ralentissent parfois la progression du jeu. Le bilan est toutefois positif, bien que forcément léger par rapport à un Verratti rayonnant à ses côtés. Défensivement, El Mono a largement fait sa part, même en fin de match quand la fumée sortait du moteur.

Pastore : Attendu dans l'axe, c'est finalement dans un rôle de faux joueur de couloir côté droit qu'on a retrouvé l'Argentin et celui-ci s'est octroyé, comme toujours, beaucoup de libertés. Entre l'aile et l'axe, Pastore s'est souvent baladé avec bonheur, faisant parler sa technique et son sens du jeu à bon escient la plupart du temps. Bien sûr, il a encore trop souvent cherché l'impossible et ses nombreuses tentatives en profondeur n'ont pas toujours trouvé preneur mais elles ont souvent déclenché des actions qui n'apparaîtront pas dans le bilan statistique. Après un léger creux en début de seconde période, il finit fort et a fait des misères jusqu'au bout à des Strasbourgeois qui ont pu constater en 10 jours qu'El Flaco est sur le chemin de la grande forme.

Draxler : Placé un cran plus haut que dernièrement et plein axe, il a pourtant souffert d'une bonne partie des mêmes maux que ceux constatés récemment. Ses partenaires ont donc semblé avoir du mal à le trouver et, quand c'était le cas, rarement dans le sens du jeu. Il a logiquement peu pesé sur la partie, certes pas aidé par la forte concentration de joueurs adverses dans sa zone du terrain. Au milieu de cette partie qu'il a traversée sans vraiment peser, on l'a quand même vu par moments : il décale Di Maria sur le premier but, se crée plusieurs belles occasions en seconde période et va finalement marquer d'une frappe parfaitement placée. Pas sûr que cela suffise pour faire de son match une bonne performance. Remplacé par Nkunku, pas forcément convaincant durant le quart d'heure joué.

Di Maria : De nouveau aligné côté gauche, l'Argentin a encore été décisif quelques jours après son ouverture du score contre Lille. Cette fois-ci, il est chanceux de voir un de ses centres être dévié et finir au fond des filets mais il est bien présent dans la surface pour marquer le deuxième but après un bel appel. Concernant le reste de son match, il ne faut pas nier une disponibilité et une présence bien réelles sur son aile, des atouts pas forcément présents dans ses matches il y a peu. Pour autant, le déchet a encore été important, à l'image du contre qu'il goinfre en fin de partie et se transforme en but adverse. Encore très moyen sur les coups de pieds arrêtés, Di Maria semble aller mieux comme l'a expliqué Pastore après le match mais il est encore loin de son meilleur niveau. 

Cavani : La fin d'année est pénible pour le Matador, bien moins adroit qu'il y a quelques semaines quand tout lui réussissait. Pour autant, le joueur n'a pas foncièrement changé comme en témoignent ses bons pressings sur la défense adverse qui lui permettent d'enchaîner ensuite avec des frappes. On le voit toujours autant proposer ses courses en profondeur mais il a rarement été servi et, quand il l'a parfaitement été par Pastore, l'Uruguayen va louper le cadre en très bonne position. Ses partenaires ont également eu du mal à le trouve dans des combinaisons et Cavani n'aura donc que peu pesé. Mbappé l'a remplacé pour la fin de la partie et le prodige a eu le temps de trouver le poteau sur une belle action individuelle.

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