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Deschamps : «Il y a 20 ans, Mbappé aurait sûrement pris des claques»

Publié le mardi 8 janvier 2019 à 13:41 par Jean Chemarin
Elu meilleur entraîneur français de l'année 2018 par France Football, Didier Deschamps a accordé un long entretien à l'hebdomadaire français. Le sélectionneur des Bleus y évoque notamment la différence de mentalité entre les joueurs d'aujourd'hui et ceux de son époque. Et loue, en prenant l'exemple de Kylian Mbappé, les qualités de cette nouvelle génération pressée et ambitieuse.

Didier Deschamps est un homme heureux et qui vit avec son temps. Alors que les nouvelles générations sont souvent stigmatisées et caricaturées, le sélectionneur des Bleus a appris à aimer et apprivoiser cette jeunesse connectée, impatiente, mais bourrée de talents. Bien aidé dans cette mission par son fils, d'une vingtaine d'années.

«Je ne me suis jamais senti en décalage avec cette génération. Je prends les bons côtés, confie ainsi Deschamps ce mardi dans les colonnes de France Football. On a trop tendance à ressortir le négatif. Ils veulent tout, et tout de suite ! Mais ce n’est pas un défaut. C’est plutôt une qualité. Ils partent à dix-huit ans dans de grands clubs. Moi, je ne serais jamais parti à cet âge (...) Ils ont un pouvoir, une force différente de celle de ma génération. Ils sont nés avec les nouvelles technologies et cette capacité de vite zapper. C’est plus une qualité qu’un défaut désormais.»

Talentueux et ambitieux, Kylian Mbappé en est le parfait exemple : «Kylian assume, comme d’autres, de vouloir tout, et tout de suite. Il y a vingt ans, un joueur comme lui, avec cette assurance, aurait sûrement pris des claques. Son comportement aurait été mal interprété. Aujourd’hui, c’est la force de ce type de footballeurs. Mais ce n’est pas tout de le dire. Ils font tout pour le faire avec une énorme volonté et leurs habitudes», ajoute Deschamps.

Deschamps estime aussi que malgré sa jeunesse, Kylian Mbappé est déjà un leader technique des Bleus : «Il existe différentes formes de leaders. On ne l’est pas en claquant des doigts. On naît leader. Certains sont suiveurs et d’autres plus neutres. Ceux-ci le resteront. Mais le leadership dans une sélection comme l’équipe de France vient forcément avec l’expérience (...) Mais cela ne signifie pas qu’à vingt ans on ne peut pas être très performant et tenir déjà un rôle important. Kylian ne revendique pas de leadership expressif. Il le dit lui-même. Mais c’est évidemment un leader d’attaque. Est-ce qu’il se métamorphosera ensuite en un leader global, en adéquation avec son caractère, son envie et sa personnalité ? Il en a la possibilité.»

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