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Barcola, Kvara, fin de série, 15 pensées rapides sur PSG/Paris FC

Publié le mardi 13 janvier 2026 à 18:10 par Philippe Goguet
Au lendemain d'un PSG/Paris FC (0-1) qui s'est terminé en braquage des visiteurs et élimination des troupes de Luis Enrique, retour sur la partie et quelques-uns de ses acteurs en quinze pensées rapides.
Au lendemain d'un PSG/Paris FC (0-1) qui s'est terminé en braquage des visiteurs et élimination des troupes de Luis Enrique, retour sur la partie et quelques-uns de ses acteurs en quinze pensées rapides.
  1. Le PSG a donc perdu pour la troisième fois contre une équipe française cette saison, et pour la troisième fois sur le même score de 0-1. Les trois scénarios contre Marseille, Monaco et le Paris FC ne sont pas les mêmes, mais les manques parisiens devant le but sont en revanche le vrai fil rouge de ses défaites.
     
  2. Le manque de réalisme, avec plus d'une dizaine d'occasions franches non-converties, est évidemment le gros facteur X du match. Contrairement à bon nombre de matches cette saison, le PSG a créé beaucoup d'occasions de but. Mais il a retrouvé un niveau de réalisme digne de ses pires heures de l'automne 2024. Pour Luis Enrique, qui a toujours mis en avant le volume d'occasions créées plutôt que le nombre de buts marqués, c'est toutefois un pas en avant.
     
  3. Des deux derbys PSG/Paris FC qui ont eu lieu consécutivement, le PSG a donc perdu son meilleur des deux matches : il a moins concédé de situations dangereuses, en a créé beaucoup plus et a dans l'ensemble bien plus dominé le Paris FC dans tous les secteurs. Mais l'ironie est telle que la seule mi-temps qu'il a perdue au score, à savoir la deuxième du match, est probablement la meilleure des quatre qui ont eu lieu entre les deux clubs parisiens.
     
  4. Il est de bon ton, et logique, de critiquer l'effectif parisien après une défaite pareille, mais les occasions ont été ratées par des joueurs qui font tous partie intégrante du projet du PSG à moyen terme et ont eu une part non-négligeable dans la conquête de la Champions League la saison passée. Est-ce qu'un 16e de finale de Coupe de France joué au retour d'une Supercoupe au Koweït révèle grand-chose de ces joueurs ? Il n'est pas certain.
     
  5. Au rayon des bonnes nouvelles, Kvara semble enfin avoir lancé sa saison et arrive à avoir un poids sur les matches, avec un apport dans tous les secteurs du jeu offensif : du dribble, des centres, des tirs, il ne manque désormais que les buts.
     
  6. Sans Hakimi, Nuno Mendes, Désiré Doué et Ousmane Dembélé au coup d'envoi, le PSG a quand même terriblement manqué de vitesse dans son jeu, ce qui explique cette sensation d'une équipe qui peinait à accélérer et à faire des différences. Ce n'est pas un hasard si les occasions sont souvent venues d'accélérations de Barcola ou Kvara, la défense adverse se retrouvant soudainement bien plus en difficulté.
     
  7. Le sentiment de voir le PSG buter encore et encore sur le gardien de but, avec le supplément montants qui sauve le portier, a terriblement rappelé la demi-finale retour PSG/Dortmund de mai 2024, avec la frappe finale de Vitinha encore repoussée. L'équipe de Luis Enrique aurait pu jouer encore trois heures de plus qu'elle n'aurait pas marqué.
     
  8. Pas de 17e Coupe de France cette saison pour le PSG, mais il sera toujours possible de gagner la 20e en 2030 si Paris enchaîne les succès ! 
     
  9. Trois des quatre dernières éliminations du PSG en Coupe de France ont eu lieu à domicile : Paris FC en 2026, Nice en 2022 et Montpellier en 2014. De quoi remettre en question l'avantage de jouer à la maison en coupe ?
     
  10. De par sa méforme depuis maintenant un petit moment, la fameuse question du poste idéal de Senny Mayulu se pose désormais. Devenu un milieu relayeur à la fin de sa formation, le jeune Parisien semble aujourd'hui dans un creux et il n'a, malheureusement pour lui, aucun repère lié à son poste le plus naturel puisqu'il n'en a tout simplement pas. Mayulu est-il une fausse pointe, un relayeur ou même un arrière droit très offensif ? C'est aujourd'hui une question sans réponse certaine.
     
  11. Si le PSG est premier de Ligue 1 à l'issue du week-end qui arrive, qui se rappellera de cette élimination lundi prochain ?
     
  12. Tout Willian Pacho qu'il est, il n'est pas facile de jouer sur un côté face à des ailliers toujours plus rapides et l'Equatorien, pourtant parmi les meilleurs centraux au monde, a pu expérimenter la chose, se retrouvant en difficulté face à quelques accélérations de Gory. De quoi apprécier encore plus ce que propose Nuno Mendes à pratiquement tous les matches, et même si le Portugais a signé une entrée catastrophique.
     
  13. Bradley Barcola a cristallisé les reproches côté parisien vu ses érnomes ratés face au but. L'ailier doit progresser face au but, évidemment, mais que sa capacité à attaquer les espaces est précieuse pour le jeu offensif parisien, parfois trop statique. Dans la ligne offensive, il est le seul à se déplacer aussi bien sans le ballon et restera donc toujours un joueur précieux et utile. Son statut par rapport au onze de départ dépendra en revanche toujours de sa capacité à marquer.
     
  14. Mais comment Gonçalo Ramos peut-il être aussi fluide face au but en tant que remplaçant et aussi emprunté lorsqu'il est titulaire ? C'est l'un des cinq plus grands mystères du PSG actuel. Le jeudi, le Portugais claque une volée sans contrôle parfaitement adaptée pour égaliser. Quatre jours plus tard, il envoie des frappes ratées dans des situations pourtant moins compliquées. 
     
  15. A cet instant, le PSG n'est pas qualifié pour le Trophée des Champions 2026, ce qui serait une première depuis 2013. Le vrai tremblement de terre dans le football français est possiblement là.

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