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Brest/PSG (0-1), les performances individuelles

Publié le lundi 14 septembre 2026 à 1:39 par Philippe Goguet
En clôture de la quatrième journée de Ligue 1, le PSG est allé s'imposer à Brest grâce à un but d'entrée de Ferran Torres, mais rien n'a été simple pour les Parisiens. Retour sur leurs performances individuelles au cas par cas.
En clôture de la quatrième journée de Ligue 1, le PSG est allé s'imposer à Brest grâce à un but d'entrée de Ferran Torres, mais rien n'a été simple pour les Parisiens. Retour sur leurs performances individuelles au cas par cas.

Safonov : Le gardien russe a enfin réussi à être décisif et son équipe peut lui dire merci vu ses deux grosses parades sur sa ligne en seconde période. Brest l'avait déjà bien sollicité en première mi-temps mais son placement adéquat avait la plupart du temps suffi à capter sans difficulté les tentatives adverses. En seconde période, s'il a eu du déchet dans le jeu long, il a en revanche été décisif sur sa ligne.

Hakimi : Les insertions axiales du latéral marocain, comme à ses plus belles heures, et ses montées régulières témoignaient de la bonne forme du joueur mais tout s'est arrêté subitement sur un duel qui semblait pourtant quelconque. Dommage, car Hakimi semblait confirmer sa montée en puissance de la semaine.

Fabian Ruiz l'a remplacé et il s'est positionné, forcément, en milieu relayeur gauche. Le champion du monde est très rapidement entré dans la partie, ce qui était nécessaire, et il est probablement le joueur parisien qui a joué le plus juste en seconde période, même lorsque Brest poussait de façon régulière. Par sa simple présence, il fluidifie tout le flanc gauche.

Marquinhos : Comme tous les ans, le capitaine parisien n'a pas passé un bon moment face à l'immense Ludovic Ajorque, beaucoup plus grand que lui et dominant dans les airs. Mais Marquinhos a aussi perdu des duels face à d'autres joueurs, notamment Mboup qui s'est retrouvé à pouvoir défier Safonov. Sa lecture du jeu lui a en revanche permis de signer quelques interventions et sauvetages importants en plein coeur de la défense. A noter un certain déchet dans son jeu long, particulièrement vers Ferran Torres.

Pacho : Face au jeu direct des Brestois, l'Equatorien n'a jamais hésité à faire simple et à dégager, mais c'est surtout son habituel combat face à Ajorque qui a tenu toutes ses promesses. Après une première période où Brest a eu du mal à attaquer, l'histoire a été différente après la pause et Pacho a franchement dû s'employer pour tout repousser. C'est dans la tempête que le gaucher est en général le meilleur et il a été une fois de plus immense pour annihiler tous les assauts adverses, avec toujours cette propreté et cette justesse incroyables dans ses interventions.

Nuno Mendes : Le Portugais fêtait sa première titularisation en L1 et il en a profité au passage pour jouer son premier match complet de la saison. Clairement, le gaucher manque de rythme tant il alterne les moments où l'on retrouve tout son talent, sa justesse technique, sa puissance une fois lancé vers le but et d'autres situations où Nuno Mendes fait tout simplement n'importe quoi. Il a falli donner un but à Brest et a semblé un peu rouillé défensivement dans l'ensemble. Mais tout n'est pas à jeter dans son match et il a donné du punch à plusieurs offensives qui ont pu aller loin grâce à lui. Un vrai match de reprise.

Vitinha : La sentinelle portugaise a été le seul joueur de champ à jouer l'intégralité des deux matches de la semaine et cela ne s'est pas vraiment vu ce dimanche. De façon inattendue, c'est bien sa première période qui a été sans saveur et sans poids dans le jeu de son équipe, à l'exception de quelques ouvertures vers le côté. En seconde période, Vitinha a mieux fait avancer le ballon et su être utile dans la partie défensive de son rôle, même s'il est très dominé par Doumbia sur la première grosse occasion de Brest. 

João Neves : Son retour dans le onze de départ s'est vite fait sentir et le Portugais a signé un début de match flamboyant, marqué notamment par sa passe verticale qui a tout déclenché sur l'ouverture du score. Toujours aussi généreux, présent dans les duels défensifs comme la construction du jeu, il a un peu alterné temps forts et temps faibles, que ce soit au milieu ou en arrière droit pour finir la partie. Son regain d'énergie final a fait du bien à son équipe et sa présence offensive est toujours aussi impressionnante.

Zaïre-Emery : Le milieu parisien a signé un gros début de partie, présent dans le combat de l'entrejeu comme un cran plus haut où ses incursions axiales gênaient Brest, mais il a vite baissé en régime à l'image de son équipe. Son passage à droite n'était pas forcément une mauvaise chose vu son manque d'impact au milieu et il a tenté de s'appliquer défensivement avant tout, son déchet offensif l'empêchant de vraiment peser. A une exception près face à Mboup, il a rempli cette mission raisonnable.

Dro l'a remplacé pour la fin de match et le frêle Espagnol a forcément souffert dans les duels, au point d'être averti.

Ferran Torres : Celui que l'on peut désormais appeler le buteur parisien n'a pas déçu alors qu'il jouait pourtant sur le côté opposé de son triplé quatre jours plus tôt. Mais au bout de cinq minutes, il avait déjà trouvé le fond des filets d'un tir d'une précision exquise. Toujours entre la droite et l'axe, encore une fois pas très touché par ses partenaires dans le jeu à l'exception d'un Dembélé qui sait parfaitement le trouver, il a surtout joué très juste et fait beaucoup avec peu de munitions. En seconde période, il a été moins servi mais était proche du doublé avant d'être rattrapé au dernier moment.

Godts l'a remplacé pour la fin de partie et le Belge n'était pas impressionné par l'ambiance vu son entrée. L'ailier gauche a été très tourné vers le dribble, probablement beaucoup trop vu ce qu'il a fait du ballon la majeure partie du temps.

Dembélé : Positionné dans l'axe mais très libre comme toujours, il ne lui a fallu que quelques minutes pour être passeur décisif mais toute sa première période est une démonstration d'orientation, avec des inspirations superbes dans le coeur du jeu portées par une fluidité technique de haut vol. Problème, c'est souvent très loin du but, et comme milieu plutôt qu'attaquant, que la fausse pointe Dembélé a brillé. En seconde période, il a probablement moins décroché, mais il a moins été en vue aussi puisqu'il a même un peu disparu de la partie. Une belle rencontre au niveau technique, mais pas forcément dans les zones attendues.

Akliouche l'a remplacé et il a été très collectif dans tout ce qu'il a fait. Mais après de premières minutes plutôt intéressantes et marquées par un bon centre au second poteau pour Neves, il a peu à peu disparu.

Kvaratskhelia : De retour dans le onze sur son côté préférentiel, le début de partie a décrit un joueur volontaire et prêt à aider avec comme sans le ballon. Si ses dribbles ne sont toujours pas revenus de vacances, l'attitude générale était positive et le Géorgien a été trouvé à plusieurs reprises en bonne position devant le but. Aucune de ses tentatives n'a été victorieuse et Kvara a peu à peu totalement disparu du match, signant une deuxième période franchement pauvre.

Doué l'a remplacé pour la dernière demi-heure et son entrée est à découper en deux parties. La première est plutôt positive, avec un vrai apport technique, des idées et des tentatives plutôt dangereuses pour l'adversaire. La seconde partie est totalement ratée, avec un joueur qui multiplie les mauvais choix et signe des actions totalement hors de propos, contre-productives pour son équipe.


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