Encore décisif face à l'OM après être sorti du banc, Gonçalo Ramos est plus que jamais le « supersub » du PSG et un élément précieux de l'effectif, malgré son temps de jeu limité. De quoi garantir son avenir au club, au moins à court terme.
Dans un monde du football où l'individualisme est souvent roi, Gonçalo Ramos dénote. Cantonné au banc de touche au PSG, le Portugais ne bronche pas et sait profiter de son faible temps de jeu pour marquer des buts et les esprits. Jeudi dernier, alors que l'OM célébrait déjà ce qui aurait pu être son premier titre en 14 ans, le Portugais est venu doucher l'euphorie marseillaise en égalisant à la 95e minute, six minutes seulement après son entrée en jeu. Le Portugais n'a pas tremblé dans la foulée pour convertir le premier tir au but parisien avant de soulever son 10e titre avec le PSG.
Gonçalo Ramos, le « sorcier » du PSG
Vous avez sans doute vu passer la statistique d'Opta et elle est éloquente. Gonçalo Ramos a inscrit 6 de ses 10 derniers buts à partir de la 90e minute et a marqué 28% de ses réalisations avec le PSG dans cet intervalle de temps (12 sur 43) depuis son arrivée au club. De quoi valider plus que jamais son statut de supersub auquel il semble condamné puisqu'il apparaît toujours autant en difficulté quand il s'agit de débuter les matches et de participer à la construction du jeu voulu par Luis Enrique.
« Il arrive à un moment du match où les défenseurs sont fatigués. Et comme, physiquement, c'est un animal, forcément, il leur fait mal », analyse Renato Paiva, qui l'a dirigé chez les jeunes à Benfica (2018-2019), dans L'Equipe du jour. Pour l'entraîneur portugais, que le PSG a croisé l'été dernier avec Botafogo à la Coupe du monde des clubs, Ramos n'a pas le niveau technique pour être un titulaire en puissance sous Luis Enrique. Et c'est d'ailleurs ce constat sur le niveau technique de Ramos qui avait poussé Paiva à le faire passer du milieu à l'attaque chez les jeunes à Benfica.
« À l'époque, il courait beaucoup. Je me suis dit qu'avec lui, je tenais mon premier défenseur et mon buteur. Quand on a commencé à le faire jouer comme numéro 9, ça a été incroyable. De la cuisse, du genou, du tibia... Il pouvait tirer de n'importe quelle partie du corps, ça faisait but. On l'avait surnommé ''le sorcier'' », raconte Paiva.
Ramos n'a pas demandé à quitter le PSG
Si son profil ne correspond à ce que veut Luis Enrique pour son attaquant axial titulaire, l'Espagnol a toujours loué son professionnalisme et l'utilise malgré tout quasiment à tous les matches (25 apparitions déjà cette saison). Gonçalo Ramos n'a lui pour le moment jamais fait part de ses états d'âme et a toujours tout donné quand il a eu à entrer en cours de jeu. Il est d'ailleurs le meilleur buteur du PSG cette saison avec 10 buts, alors qu'il n'est que le 16e temps de jeu de l'effectif.
« Normalement, quand tu marques autant et que tu ne joues pas, tu demandes à partir. Pas Gonçalo, et c'est sans doute pour ça que Luis Enrique l'aime autant, confie ainsi un proche de Ramos dans L'Equipe ce lundi. Mentalement et tactiquement, il t'offre des solutions. »
Un constat partagé par le PSG, qui a rapidement fait savoir aux acteurs du marché que Gonçalo Ramos n'était pas disponible cet hiver. Au vu de ses statistiques et de son vécu en sélection, le « sorcier » du PSG sera convoqué pour la Coupe du monde 2026 cet été avec le Portugal. La question de son avenir se posera forcément ensuite car il serait naturel que Ramos aspire à plus de protagonisme, même si collectionner les buts et les trophées à Paris ne doit pas être désagréable non plus...