Après la victoire de son équipe en Supercoupe d'Europe face à Aston Villa, l'entraîneur du PSG Luis Enrique a répondu aux questions de la presse internationale. Il s'est largement satisfait de la victoire vu la forme précaire de son équipe et savourait surtout un nouveau trophée décroché. Il a aussi commenté les premiers pas de sa recrue Maghnes Akliouche, titulaire surprise. Voici ses propos complets, traduits et retranscrits par nos soins.
Dans quoi votre équipe vous a le plus impressionné ce soir ? Elle a été prête sans doute sans qu'on s'y attende, elle ne lâche jamais rien, elle a toujours aussi faim. Y a-t-il domaine dans lequel elle vous impressionne plus qu'un autre ?
« Pour être honnête, on savait avant le match la difficulté de jouer avec cette condition (physique) , mais je dois souligner ce que les joueurs ont fait, parce qu'ils ont montré tout le temps la même capacité à chercher à jouer notre football, mais avec la difficulté de ne pas être en bonne condition physique. Je pense que c'est de nouveau une démonstration de ce que c'est l'ADN de l'équipe et aussi de nos supporters, qui nous aident à gagner des trophées et à continuer avec cette ambition. Je dois souligner ça parce que c'est très facile pour moi, en tant qu'entraîneur de motiver ces joueurs. »
On a l'impression que votre équipe ne doute pas, qu'elle ne doute jamais même quand elle a été un peu malmenée aujourd'hui. Est-ce que vous êtes d'accord que mentalement, c'est une équipe qui ne doute pas ?
« C'est clair qu'on est très loin de la condition optimale pour jouer ce type de match »
« On a eu des moments pendant le match où l'adversaire Aston Villa a joué et a créé plus d'occasions que nous mais nous savons exactement quel est le type de jeu que nous aimons avoir pendant le match. Ce n'est pas facile de faire ça quand tu es dans la première semaine d'entraînement pour la majorité des joueurs et ce sont des conditions très difficiles à surmonter pour jouer en finale, mais à la fin, je pense que c'est (ce qu'il faut) pour être content, pour voir l'équipe combattre tout le temps sans la condition (physique) et encore une fois, c'est important pour le club, pour les supporters, d'avoir gagné la deuxième supercoupe européenne de notre histoire mais c'est clair qu'on est très loin de la condition optimale pour jouer ce type de match. »
C'est votre dixième titre depuis l'été 2024. C'est le 61ème aujourd'hui alors que le club fête ses 56 ans. Où est-ce que vous pensez vous arrêter ?
« Je suis très content d'avoir cette opportunité d'entrainer une équipe avec une telle personnalité »
« Comme j'ai beaucoup d'expérience, je sais clairement la difficulté de gagner des trophées. Quand tu es dans un club avec cette ambition, avec des supporters qui aiment gagner des trophées et qui ont cette envie d'aider l'équipe et avec ce type d'équipe... On a créé il y a trois ans une équipe très jeune, on a été critiqué parce que c'était très difficile pour tout le monde de penser qu'avec une équipe tellement jeune, tu ne peux pas gagner des trophées et on a montré que c'était une erreur. On pense à continuer de la même manière et c'est clair qu'il faut améliorer beaucoup de choses, qu'on cherche à s'améliorer en tant qu'équipe. Cela dépend de la condition des joueurs et je suis très content d'avoir cette opportunité d'entrainer une équipe avec une telle personnalité. »
Avant la finale de la Champions League, le slogan du PSG était « Une fois c'est historique, deux fois c'est légendaire. » Je pense que c'est aussi valide pour la Supercoupe, peut-être même encore plus difficile de la gagner deux fois d'affilée puisqu'il faut s'y qualifier puis la gagner deux fois de suite. Donc, qu'elle est la signification de la Supercoupe pour le PSG et pour vous, dans votre carrière ?
« Si je dois être honnête, ce n'est pas un trophée important »
« Si je dois être honnête, ce n'est pas un trophée important. Si vous jouez ce match, ça veut dire que vous avez gagné la Champions League ou l'Europa League. Dans notre cas la Champions League. C'est la deuxième d'affilée pour notre club et c'est important mais personne ne va vous juger sur ce trophée. Mais nous essayons d'être compétitifs et c'est important de l'être, de commencer cette saison de la sorte et nous sommes heureux d'obtenir ce trophée mais nous sommes très loin de la position normale pour être compétitifs dans le futur. Nous allons préparer cette saison de la même manière que les deux dernières en tentant de gagner tous les trophées. C'est notre but et notre ambition, c'est l'ambition du club et l'ambition de nos supporters. »
Juste qu'avez-vous pensé des débuts de Maghnes Akliouche qui a commencé pour la première fois ?
« Ah, c'était le premier match pour lui et je pense qu'il a été surpris quand il a vu qu'il était dans les joueurs qui démarrent le match. Mais j'avais parlé avec lui avant le match pour lui dire : "Ok, je sais que tu n'es dans la meilleure condition mais tu dois jouer la première mi-temps et je te changerai après." Et pour moi, il a été sensationnel. Il a joué comme je l'ai vu jouer avec son équipe précédente de Monaco. Il a montré sa qualité, il a montré sa personnalité et je suis très content pour lui, il a gagné un trophée européen. Je suis très content de voir quel type de joueurs on a signé et j'espère dans l'avenir avoir plus encore de joueurs qui aiment jouer au PSG et qui peuvent aider l'équipe. »
Est-ce que ce match a montré les changements dont cette équipe a besoin pour gagner la Champions League pour la troisième fois cette saison ? Est-ce que cette équipe a besoin d'être renforcée ?
« Hier, j'ai parlé du fait de gagner la Champions League pour la troisième fois d'affilée, cela signifie que j'ai peut-être fait preuve d'un peu trop de confiance mais c'est notre mentalité, nous essayons d'être ambitieux, de croire que nous pouvons le faire. Nous avons gagné les deux dernières Champions League et cela signifie que nous pouvons en gagner une troisième de suite. Cela va être très difficile et nous ne voulons pas passer pour des fous mais c'est notre ambition et notre objectif. »