Dans le cadre de la Supercoupe d'Europe, le PSG a dominé Aston Villa (2-1) après un premier acte plutôt équilibré et marqué par les occasions des Anglais, puis un second plus à l'avantage des Parisiens. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas
Safonov : Le très présent Madjo a fini par le tromper mais le gardien avait repoussé l'échéance juste l'égalisation et il a, surtout, permis à son équipe de rester à égalité d'une parade superbe face à McGinn. Le portier russe va encore réussir à garder l'avantage au score face à Hemmings, grâce à son placement avant tout, et ces trois arrêts, particulièrement les deux derniers, ont pesé. Il a ensuite fait parler sa présence mais son jeu au pied a été irrégulier, avec le retour des fameuses touches côté gauche.
Hakimi : Heureusement que le Marocain a beaucoup mieux fini la partie qu'il ne l'a commencée tant sa première heure de jeu a été pénible. A l'exception d'un retour important dans sa surface, le latéral droit parisien était dans un très mauvais soir, peu inspiré techniquement et dominé aussi bien offensivement que défensivement par Maatsen. Plus concentré sur l'attaque en seconde période, il a fait parler son incroyable coffre pour faire de vraies différences en fin de match quand tout le monde était fatigué. Pas de quoi faire totalement oublier une première heure de jeu très compliquée.
Marquinhos : Titulaire à la place de Zabarnyi, le capitaine a connu un premier acte plutôt tranquille et sans réelle activité défensive, même s'il est dominé à deux reprises par Madjo dans les airs en pleine surface. Sa seconde période est en revanche d'un tout autre niveau, avec notamment une fin de match de haute volée au cours de laquelle il a régné derrière. Présent dans les duels, prompt à anticiper et à couvrir, le Brésilien a tenu sa défense avec brio. Avec le ballon, il avait été entreprenant mais pas toujours juste en première période, il a corrigé par la suite.
Pacho : Le coriace Equatorien n'avait probablement pas imaginé se retrouver face à un client pareil en voyant un attaquant de 17 ans se retrouver face à lui. Le dénommé Madjo l'a d'abord peu gêné avant de complètement le dominer, Pacho se retrouvant même totalement à l'envers sur l'égalisation. Le gaucher parisien a ensuite repris un peu l'avantage dans ce duel mais a régulièrement été sur un fil et a fini la partie exténué, se retrouvant aussi à beaucoup sortir de sa défense en fin de match pour gérer les décrochages de Buendia. Une reprise compliquée donc, face à une possible révélation.
Nuno Mendes : Plutôt dans le rôle de l'arrière gauche prudent que du dragster du côté au coup d'envoi, le Portugais a dans un premier temps d'abord verrouillé McGinn sur son couloir avant de se permettre de monter. Tranchant dans les duels et les courses, le Portugais a probablement été même un peu en surrégime vu sa fin de première période et ses dernières minutes avant de sortir. Dans l'ensemble, il a plutôt fait le boulot et ses fulgurances ont fait du bien à son équipe.
Hernandez l'a remplacé en fin de partie pour verrouiller le couloir, plutôt que Digne, et il a rempli sa mission.
Vitinha : Comme toujours, le métronome portugais a tenté d'organiser le jeu parisien depuis l'arrière et il a d'ailleurs réussi plusieurs bonnes passes vers l'avant tout au long du match. Mais il a dans l'ensemble eu du mal à trouver des décalages quand Villa défendait en bloc et c'est surtout vers les ailes qu'il a réussi à faire avancer le ballon. Sa forme précaire l'a empêché de défendre, mais lui a surtout fait commettre un nombre de pertes de balle bien plus important qu'à l'accoutumée. Sa fin de match en ailier gauche a rappelé les débuts de l'ère Luis Enrique.
Zaïre-Emery : A peine de retour et déjà titulaire, le jeune milieu n'a jamais semblé dans le dur physiquement et il a imposé sa puissance dès les premiers contacts, combinant son impact dans les duels à une belle utilisation du ballon, notamment des deux pieds. Mais c'est en seconde période qu'il a pris une envergure rare. Couvrant les courses offensives de Hakimi sur le côté droit avec brio, capable en même temps de se proposer dans l'espace, il a également été en mesure de sauver son camp d'un tacle glissé pour contrer un tir alors que le but avait été déserté par Safonov. Son volume de jeu et son coeur ont été les moteurs de l'entrejeu du PSG.
Neves : Positionné à gauche du milieu du PSG, le relayeur parisien a vite retrouvé sa hargne et son côté accrocheur, récupérant quelques ballons précieux très haut sur le terrain. Moins à l'aise pour construire et se projeter que d'habitude, il a surtout disparu peu à peu, trop limité par ses aptitudes physiques du moment. Même la pause ne l'a pas vraiment relancé.
Fabian Ruiz l'a remplacé pour la fin de match et il a tenté de mettre du liant sur le côté gauche. Il n'a pas toujours été précis mais il s'est bien battu et a largement aidé à fermer le couloir.
Akliouche : Seule recrue titulaire au coup d'envoi, et à sa grande surprise selon son coach, l'ancien Monégasque placé côté droit mais loin de longer la ligne a montré une belle activité au pressing mais il a surtout tenu à assurer dans la circulation du ballon. Malgré quelques jolis coups de patte et une technique en mouvement très soyeuse, il a surtout eu du mal à jouer vers l'avant et à décaler des partenaires dans des zones décisives.
Dembélé l'a remplacé dès la pause et il s'est placé plein axe. Contrairement à ses standards, son volume de jeu a été très réduit et il a également manqué de justesse à l'approche de la surface de réparation, avec plusieurs frappes du gauche manquant de précision ou de puissance. Mais il faut mettre à son crédit sa passe décisive pour Doué sur le second but.
Doué : Titulaire dans un rôle plutôt axial en première période puis à droite en seconde, l'homme des grandes finales a plus ou moins confirmé ce statut avec une passe décisive et un but à son actif, avec une superbe finition pied gauche qui plus est. Mais son match est beaucoup moins fluide que ces deux actions décisives. Des débuts compliqués techniquement, un rebond brillant, une passe ratée avant la pause qui se transforme en occasion pour Aston Villa puis, enfin, une vraie belle montée en puissance de près d'une demi-heure en seconde période avant de finir épuisé. Le meilleur Doué a été à ce moment-là, de quoi ramener la Coupe à Paris.
Mayulu l'a remplacé pour les dernières minutes et il a su se mettre en évidence sur des ballons grattés plus qu'autre chose.
Kvaratskhelia : Le début de rencontre laissait voir le Kvara des derniers matches amicaux, peu trouvé par ses partenaires et pas bien tranchant lorsqu'il l'est. Mais le Géorgien a su faire basculer le match une première fois par sa belle action menant à l'ouverture du score. A l'exception d'une passe superbe pour Nuno Mendes dans la foulée, cela n'a au final pas changé grand-chose à sa partie et il a autant souffert du peu de ballons reçus que déçu de par l'utilisation qu'il en a faite. Défensivement, il a en revanche été impeccable et même précieux pour son équipe.
Beraldo l'a remplacé pour les dernières minutes et est entré au milieu pour renforcer l'entrejeu. Mission accomplie, avec un dernier duel gagné dans la surface pour terminer le match.