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PSG/Nantes (2-0), les performances individuelles

Publié le jeudi 5 décembre 2019 à 2:53 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 2-0 face à Nantes dans un match qu'il n'a pourtant pas vraiment su emballer ni gérer, à l'exception d'un bon quart d'heure après la pause. Retour sur les performances des Parisiens au cas par cas.

Navas : Alors que toute son équipe patine depuis maintenant plusieurs semaines, le gardien parisien est toujours aussi performant et multiplie les exploits dans son but. Avec deux arrêts de qualité mais pas non plus exceptionnels sur des frappes nantaises plutôt sur lui, c'est en fin de match qu'il fait basculer sa partie dans une autre dimension avec, d'abord, une belle détente horizontale sur une frappe de loin qu'il détourne du bout des gants puis, surtout, cet arrêt incroyable dans les arrêts de jeu sur une tête bien puissante qu'il repousse sur la barre. 

Meunier : Après une belle erreur d'entrée, il va lancer son match en arpentant son couloir droit pour proposer des solutions, jamais avare de courses, et il va bien délivrer quelques centres durant le premier acte, par ailleurs plutôt dangereux. On le verra moins devant après la pause, le changement tactique impliquant de le faire. Défensivement, il sera assez peu sollicité en première période mais un peu plus après, s'en sortant convenablement dans l'ensemble pour livrer une partie assez neutre.

Thiago Silva : S'il commence le match en faisant parler son jeu long, c'est surtout dans un rôle défensif qu'il va apparaître ce mercredi. Il est ainsi régulièrement important dans ses interventions défensives, coupant des actions nantaises avant qu'elles ne soient dangereuses. Après la pause, il est à la fois hauteur de sorties de haute volée mais aussi de plusieurs petites erreurs inhabituelles à l'image de ce tacle loupé qui offre une belle occasion à Nantes à l'heure de jeu. Tout aussi inhabituel, on l'a vu très énervé dans son duel avec le Nantais Simon, lui reprochant à plusieurs reprises de ne pas jouer franc jeu dans les duels. 

Diallo : Pour sa première titularisation depuis Brest/PSG (1-2) il y a pratiquement un mois, l'autre gaucher français de la défense centrale se montre très vite à son aise et, avec calme et application, tente de trouver des solutions dans la relance même s'il ne parvient que partiellement à le faire. Défensivement, il n'a pas eu grand-chose à faire en première période mais a signé un second acte de belle qualité. Outre de bonnes couvertures, il a aussi réussi plusieurs interventions de qualité qui ont évité des occasions nantaises en très bonne position. Un vrai bon match de sa part, constant et complet.

Kurzawa : De retour comme Diallo, le gaucher a signé un match rare pour lui puisque plus intéressant défensivement qu'offensivement. S'il va bien tenter de montrer sa volonté d'aller de l'avant, il n'est que très rarement servi tout au long de la partie et son apport peut être résumé à trois actions : un bon centre de volée, un autre complètement raté en retourné qui devient même dangereux pour son équipe puis ce ballon mal géré face à Lafont après un bel effort de sa part. Défensivement, il a certes montré beaucoup de volonté et d'engagement dans les duels, parfois même trop, mais il a surtout réussi plusieurs retours intéressants et importants tout au long du match. Dans une partie marquée par le peu d'entrain parisien, il faut saluer son implication sans faille alors que sa situation dans l'effectif reste plutôt précaire.

Marquinhos : Toujours milieu de terrain comme Thomas Tuchel l'avait laissé entendre à la veille du match, Marquinhos va assurer un beau rôle de tampon devant la défense durant une bonne partie de match, coupant des contres nantais qui s'initiaient à plusieurs reprises. Avant la pause, son pressing haut puis sa passe sont même tous proches d'offrir à Neymar le but du 1-0. Ce fut une éclaircie dans son jeu de passes, le Brésilien peinant à faire avancer le ballon face à un bloc bien organisé. Il va bien être un peu plus inspiré en début de seconde période mais ce n'est pas la folie non plus. On sent Marquinhos à la limite physiquement mais ce n'est pas ce match qui l'aura mis le plus dans le rouge et il a dans l'ensemble plutôt pas mal géré sa forme incertaine du moment, notamment de par son activité défensive.

Gueye : Dans le creux comme Marquinhos, il a eu plus de mal à cacher ses difficultés physiques. Il reste un récupérateur hors pair dans les pieds et a donc bien réussi à gratter quelques ballons mais son activité est bien moindre qu'à son pic de septembre quand il volait sur le terrain. On l'a donc vu faire des passes simples la majeure partie du temps, de très rares percées balle au pied mais surtout pas mal d'erreurs bêtes au niveau technique. Dans ses conditions, dur de peser en bien sur le match, surtout offensivement.

Draxler : Relayeur gauche parisien, il est le seul milieu de terrain qui va tenter de réellement faire vivre le ballon mais il assure peut-être parfois un peu trop ses transmissions, personnifiant aussi ce jeu parisien qui manque de rythme et de vitesse pour aller vers l'avant. Il ne fait pourtant pas un mauvais match de relayeur, tant dans ses intentions que dans son placement, mais l'étincelle vue récemment n'est pas forcément là. Passé couloir gauche après la pause, il a complètement disparu de la circulation, ses partenaires ne l'utilisant pas du tout jusqu'à sa sortie.

Sarabia l'a remplacé pour la fin de match et l'Espagnol, entré côté droit, a été un peu trop gourmand en touches de balle sur les quelques ballons qu'il a touchés, ralentissant un peu trop le jeu alors qu'il avait de quoi faire mal.

Di Maria : Après Madrid, son coup de mou du moment se confirme légèrement malgré sa superbe passe décisive du soir pour Mbappé. Très peu en vue en début de partie, il lui faut près de 10 minutes pour se montrer et il ne va réellement exister et être intéressant que quand il est servi et accélère balle au pied. Cela sera relativement rare avant la pause vu que le PSG ne parvient pas à lui amener le ballon tandis que c'est plus courant ensuite. L'Argentin est malheureusement moins juste avec le temps qui passe, tentant beaucoup trop malgré quelques belles réussites, à l'image de sa talonnade somptueuse pour Cavani à la dernière seconde.

Neymar : Ailier gauche très libre comme toujours, le Brésilien va faire bien mieux que contre Lille lors de sa dernière sortie, sans pour autant se montrer sous son meilleur jour. Avant la pause, il est ainsi l'auteur de plusieurs belles actions mais sa gourmandise lui coûte cher et il est tout le temps repris, manquant aussi régulièrement d'application quand il est en bonne position. Encore éloigné de son volume de jeu normal, il peine parfois à créer mais a deux occasions d'ouvrir le score, en étant privé par le VAR puis par Lafont d'une sortie maîtrisée. Replacé dans l'axe à la pause, il signe un début de seconde période de belle tenue. Plus tranchant, enclin à aller vite pour faire plus mal, il est ainsi celui qui enclenche le 1-0 et est à la base de plusieurs belles actions. Comme les autres, il se reperd vite, s'enfermant dans sa relation avec Mbappé, mais va faire le break d'un penalty toujours aussi parfaitement tiré. Pas encore du grand Neymar, mais du mieux par séquences.

Cavani l'a remplacé pour les derniers instants, forcément sous les vivas, mais l'Uruguayen a semblé aussi coincé que lors des derniers matches. Même un but grand ouvert n'est plus suffisant pour faire marquer celui qui semble paralysé par sa propre situation.

Mbappé : L'avant-centre du soir aura vécu une soirée dans ce registre qu'il aime peu, donc avec dans l'ensemble bien peu de ballons touchés. Isolé devant en première période, il décroche vaguement pour combiner avec les autres mais voit le jeu se dérouler loin de lui la plupart du temps, Paris étant coincé au milieu. Avec plus de monde autour de lui, son début de seconde période est meilleur et il marque d'ailleurs un but fabuleux, mais sans suite. A l'exception d'une belle action avec Neymar, on ne reverra plus grand-chose de sa part. Et si son but fut superbe, son attitude surjouée de joueur mécontent d'être remplacé fut l'égal dans le négatif. 

Icardi a joué les dernières minutes à sa place, le temps suffisant pour provoquer un penalty sur une erreur adverse. Peser sur une défense avec peu, c'est aussi un métier.

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