Pour son premier match de Champions League de la saison, le PSG n'a pas tremblé la moindre seconde face au Slovan Bratislava et a signé une belle rencontre. Pratiquement tous les Parisiens ont brillé, retour au cas par cas sur leurs performances respectives.
Safonov : Le gardien russe n'a toujours pas signé le moindre clean sheet cette saison mais il est en revanche bien dur de lui reprocher le but encaissé vu la frappe parfaite de Camara. Dans la foulée, il a d'ailleurs repoussé une belle frappe du même Camara et il avait été impeccable en première période sur les rares offensives adverses. A la relance, il a été bon également, que ce soit au pied ou à la main.
Hakimi : Le latéral marocain a clairement des jambes en ce début de siason et il a été une présence offensive permanente, jouant pratiquement dans un rôle d'ailier. Il n'a pas oublié totalement la partie défensive puisqu'il a signé un excellent retour en première période mais était très loin sur le but du Slovan. C'est surtout offensivement que son match doit être jugé et il a été dans de nombreuses combinaisons offensives mais a comme souvent depuis le début de la saison eu un vrai déchet à l'approche du but adverse, avec peu de centres parfaits, des tirs qui s'échappent et des contrôles peu précis au mauvais moment. Son poids dans l'animation offensive reste important, mais il y a la place de faire tellement mieux.
Mayulu l'a remplacé pour la dernière demi-heure et ce changement poste pour poste allait très bien puisque Mayulu a pu attaquer tout autant. Le polyvalent parisien a été dans le même ton, avec probablement moins de débordements mais plus de justesse à l'approche du but puisqu'il a cadré à deux reprises.
Zabarnyi : Titulaire pas forcément attendu à la place de Marquinhos, l'Ukrainien n'a pas marqué des points. En première période, Camara lui avait déjà mis le feu sur une percée que le Gambien avait mal conclue, il ne s'est pas loupé en seconde période et Zabarnyi est sur la photo du début à la fin de l'action, débordé en vitesse puis spectateur dans la surface pour éviter le penalty. Avant cette rechute, il avait pourtant mieux débuté la seconde période et semblait en train de prendre la mesure de son adversaire. Mais si le défenseur central faisait des matches aboutis de bout en bout, ça se saurait.
Pacho : L'Equatorien n'a pas eu à se forcer beaucoup pour prendre le dessus sur le bien trop limité Sporar. Le capitaine du Slovan a été éteint dans son duel par le central parisien qui ne lui a laissé que des miettes, à l'image du premier contre des visiteurs qu'il a géré de main de maître. Facile défensivement, Pacho a pourtant montré quelques signes d'inattention en seconde période, offrant de mini-opportunités aux adversaires. Avec ses pieds, il a en revanche été impeccable de bout en bout.
Hernandez l'a remplacé pour la dernière demi-heure et il a bel et bien joué dans l'axe cette fois-ci. Il a gardé le même niveau d'engagement dans les duels et s'est signalé en bien, avec un bel alignement pour piéger le Slovan sur une attaque rapide.
Nuno Mendes : Pour son grand retour dans l'équipe, le latéral s'est montré prudent en début de partie, le jeu penchant également de l'autre côté, mais il s'est vite signalé avec une frappe exceptionnelle qui a touché le montant avant l'ouverture du score. Le Portugais est d'ailleurs assez peu monté mais cela a fait très mal lorsque cela a été le cas, avec une autre frappe terrible sur coup-franc, une accélération redoutable pour provoquer un carton jaune et un but refusé pour un hors-jeu minime de Dembélé. Défensivement, il a en revanche été moins éblouissant, avec quelques petites erreurs.
Digne l'a remplacé pour une demi-heure et il a concédé pratiquement d'entrée une faute évitable sur le virevoltant Camara. Mais le latéral gauche s'est très bien repris et il a signé par la suite une solide fin de partie, même face à cet adversaire direct pourtant si redoutable. Offensivement, il s'est en revanche peu montré.
Vitinha : La sentinelle parisienne n'a pas eu à se forcer beaucoup et le Portugais, souvent libre de tout marquage, s'est fait plaisir pour lancer les offensives parisiennes, faisant avancer le ballon sur le terrain sans réel souci. Il a même profité de sa liberté pour pousser parfois très haut ses actions. C'est surtout défensivement qu'il a été en deçà, avec plusieurs contres qu'il n'a pas réussi à gérer, et une énorme erreur défensive qui donne une belle occasion au Slovan.
Dro : Dès les premières secondes, la volonté du jeune milieu espagnol de venir presser haut a été tout proche de payer et elle ne s'est jamais démentie tout au long du match, le relayeur parisien récupérant des ballons de la sorte ou permettant à ses partenaires de le faire. Bien qu'impliqué dans le jeu, c'est surtout dans ses déplacements et par sa capacité à attaquer la dernière ligne défensive qu'il a fait le plus mal à la défense slovaque. Celle-ci peut en revanche le remercier pour ses difficultés devant le but, avec plusieurs occasions loupées bien qu'il se retrouve passeur décisif involontaire sur le 2-0.
Fabian Ruiz : Comme tout le côté gauche parisien, il a pu entrer dans son match tranquillement vu que le ballon se concentrait de l'autre côté mais sa montée en puissance n'est pas étrangère au rééquilibrage dans l'utilisation de la largeur du jeu parisien. Toujours aussi juste dans ses petites passes qui font avancer le jeu, présent défensivement, propre techniquement en toutes circonstances, Ruiz a été cette habituel rouage qui fluidifie le jeu parisien et il a même profité de la fin de match pour marquer son premier but de la saison, une juste récompense après plusieurs tirs sans succès.
Akliouche : De retour sur le côté droit, Akliouche a trouvé autour de lui avec Hakimi et Dembélé des partenaires de rêve pour développer ce football fait de combinaisons et de petites passes redoublées. Le gaucher trouve peu à peu sa place dans l'équipe, à l'image de sa complimentarité avec Hakimi qui s'améliore, et son volume de jeu est déjà important. Il a encore un gros déficit devant le but, entre manque de confiance en lui et mauvais choix effectués, mais cela ne l'a pas empêché d'être décisif avec une superbe percée au départ du 4-0. Dans le pressing, il a également été important.
Dembélé : Attention, Ballon d'Or fâché. Le Slovan a payé pour les autres et c'est le grand Dembélé qui était de sortie. Dès les premières secondes, un soir de magie s'esquissait et cela s'est vite confirmé. Aérien et fluide balle au pied, affamé de ballons, prompt à descendre les chercher puis à les faire vivre, il ne lui a pas fallu bien longtemps pour marquer un doublé de renard des surfaces, ce qu'il est aussi devenu. Il a également montré toute sa palette de passeur, avec un centre sublime pour Ferran Torres sur le 3-0 et quelques offrandes à ses partenaires qui auraient pu faire mieux. Le Slovan était faible, mais Dembélé a été grand.
Godts l'a remplacé et il a montré sa belle technique d'entrée mais il a ensuite souffert de la fin de match sans réel rythme ni soutien sur son côté apportés par ses partenaires. Il aurait aussi pu faire mieux sur certaines actions, mais a semblé entrer au mauvais moment.
Ferran Torres : Positionné à gauche pour la première fois, il a fallu une bonne vingtaine de minutes pour qu'il commence à vraiment peser sur le match, entrant réellement dans celui-ci d'une passe en profondeur parfaite pour Dembélé. Il a peu à peu réussi à entrer dans les circuits offensifs de son équipe et Bratislava n'a plus réussi à l'eteindre. Après deux frappes pour régler la mire, l'Espagnol a fait mouche à trois reprises, trois buts de pur buteur dans trois styles pourtant bien différents qui confirment sa superbe palette face au but. Dans le jeu, il y a encore beaucoup de travail pour mieux l'intégrer, mais la finition est déjà bien au point.
Beraldo l'a remplacé pour la fin de match, signant une entrée tranquille au milieu du terrain.