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Al-Khelaïfi mis en examen dans une affaire hors PSG, son avocat s'insurge

Publié le jeudi 23 mai 2019 à 12:20 par Philippe Goguet
L'affaire de corruption autour de l'attribution des Mondiaux 2017 d'athlétisme à Doha éclabousse désormais le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi puisqu'il vient d'être mis en examen pour corruption active. Son avocat assure dans Le Parisien que « rien ne tient la route dans ce dossier ».

Révélée par Mediapart il y a quelques mois, l'affaire de corruption autour de l'attribution des Mondiaux 2017 d'athlétisme commence à réellement toucher le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi. Comme le révèle le journal Le Parisien, le dirigeant qatari vient d'être mis en examen par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke pour corruption active. Il est notamment soupçonné d'avoir validé le versement de 3,5M$ en 2011 en faveur du fils de l'ancien président de la fédération internationale d'athlétisme (IAAF) Lamine Diack dans l'optique d'obtenir l'organisation de l'événement. Il se tiendra finalement... à Londres, Doha récupérant l'organisation de l'édition 2019.

L'avocat du président du PSG Francis Szpiner a commenté la nouvelle et il a logiquement démenti toute implication de son client, expliquant qu'il s'agissait d'affirmations « totalement inexactes ». Al-Khelaïfi avait été entendu comme témoin assisté il y a deux mois et avait dû s'expliquer sur les liens entre la société qatarie nommée ORYX QSI dirigée par son frère Khaled et la société sénégalaise Pamodzi Sports Consulting appartenant à Papa Massata Diack, fils du président de l'IAAF. C'est via une enquête sur les réseaux russes de dopage que ce virement est apparu aux yeux du juge français et l'affaire a ensuite été développée jusqu'à cette mis en examen.

Dans Le Parisien, l'avocat d'Al-Khelaïfi s'insurge et explique que tout part d'une confusion entre ORYX QSI, la société dirigée par son frère, et QSI, le fond qatari dont il est le président. Un problème de date apparaît aussi selon lui puisque le fameux virement a lieu en 2011 tandis qu'il ne sera actionnaire de la société qu'entre 2013 et 2016. Comme le résume Me. Spizner, « Nasser Al-Khelaïfi n’a jamais été opérationnellement impliqué dans la candidature de la ville de Doha. Sur la période concernée, il n’est ni actionnaire, ni dirigeant d’ORYX et ne peut donc nullement être impliqué dans la relation commerciale entre ces deux sociétés exclusivement privées que sont Oryx et Pamodzi. »

Alors que le virement serait parfaitement tracé via diverses sociétés et que « le nom de Nasser Al-Khelaïfi n’apparaît sur aucun document du dossier », l'avocat du président du PSG avance un autre argument, lié au lieu de cette enquête : « Il n’existe aucun lien de rattachement entre les faits en question et le territoire français, aucun élément ne vient justifier la compétence de la loi française ou des juridictions françaises sur de prétendues infractions de surcroît prescrites ! » Des incohérences qui font finalement dire à l'avocat que « rien ne tient la route dans ce dossier ». Du côté du club parisien, on ne s'inquiète d'ailleurs pas vraiment de cette affaire pour l'heure. 



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