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Areola : «Je n'ai pas douté. Douter, c'est pour les faibles»

Publié le samedi 14 avril 2018 à 11:21 par Philippe Goguet
Dans un entretien à Europe 1 à l'AFP, Alphonse Areola est revenu sur ses deux dernières saisons à Paris, marquées par des hauts et des bas assez vertigineux. Il explique notamment son rebond et repousse les doutes.

Outre son avenir incertain au PSG, Alphonse Areola s'est aussi confié concernant son présent au PSG, lui qui s'est imposé comme titulaire à l'issue d'une deuxième saison bien plus accomplie que la première, terminée sur le banc. C'est toujours auprès d'Europe 1 et de l'AFP que le portier de 25 ans, pas vraiment connu pour ses interviews, va longuement revenir sur ce qui a changé pour lui depuis qu'il est en course pour le poste de gardien titulaire du PSG.

Revenu à l'été 2016 après des prêts à Lens (L2), Bastia et Villarreal, il retrace rapidement ces deux saisons à Paris : «Je revenais de Villarreal dans mon club de coeur, de formation, il y avait peut-être une pression en plus. Personnellement, je ne la sentais pas mais cela jouait peut-être inconsciemmement. Maintenant, je me suis adapté, j'ai continué à travailler. C'était vraiment ma ligne de conduite : travailler, ne penser qu'au terrain. C'est ce qui s'est passé et, au final, je suis récompensé.»

«Je suis fier de dire que j'ai réussi à passer ça »

Cette année, comme la précédente, il a toutefois vécu une longue période de disette au cours de laquelle les buts rentraient un peu trop facilement. Interrogé sur d'éventuels doutes, il repousse fortement cette hypothèse : «Je n'ai pas douté. Douter, c'est un grand mot, c'est pour les faibles. J'ai analysé les buts et je peux faire plus sur certains mais pas du tout réagir pour d'autres, comme sur les frappes qui partent en lucarne. J'ai continué à travailler, je n'ai pas laché le morceau. Plusieurs auraient lâché, auraient sombré et je suis fier de dire que j'ai réussi à passer ça et que je continuerai. Ceux qui ont été très importants à ce moment-là, c'est ma famille, mon entourage. Je n'ai pas beaucoup d'amis mais les seuls qui ont été là depuis le début jusqu'à maintenant, je les remercie. »

Dans ces périodes difficiles, Areola a aussi pu compter sur le soutien de son entraîneur Unai Emery. S'il l'avait relégué sur le banc l'an passé, l'entraîneur espagnol lui a maintenu sa confiance jusqu'au bout cette saison. Une confiance décryptée par Areola : «Il a continué à me dire qu'il avait confiance en moi, que j'avais les qualités pour arriver là où je peux arriver. Lui, c'est pareil, il faut travailler. C'est le mot qui va ressortir à chaque fois : le travail, la persévérance. C'est vrai qu'il m'a connu en Espagne où j'avais plutôt fait une bonne saison là-bas et je pense que ça a aussi joué.»

«Jouer des matches de Ligue des Champions, on ne demande que ça»

Cette saison, c'est surtout en Ligue des Champions que le gardien du PSG a brillé et il ne cache pas son attirance pour la compétition européenne : «On touche le très très haut niveau. La L1, c'est le haut niveau aussi mais il n'y a pas mieux au niveau européen (que la C1) à part au niveau international. C'est vrai que jouer des matches de Ligue des Champions, on ne demande que ça, pour vivre des émotions de la sorte et surtout progresser. Pour moi, c'est vraiment vivre des moments uniques.»

Quant au parcours des parisiens, il avoue des regrets : «Oui, c'est vrai. On avait bien commencé les phases de poules, on n'avait pas beaucoup encaissé et on avait marqué pas mal de buts. On a fini premier du groupe, ce qui était l'objectif dès le début. Le tirage a fait qu'on est tombé contre un Real Madrid double tenant du titre et ce n'est pas rien. Ils ont l'expérience de cette compétition. Je ne dis pas qu'on ne l'a pas mais ils ont l'habitude de la gagner. C'est peut-être ce qui a joué.»

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