Article 

Bernat : «J'ai trouvé ma place au PSG»

Publié le jeudi 10 octobre 2019 à 10:10 par Jean Chemarin
De retour en sélection espagnole après 6 mois d'absence, Juan Bernat continue sa tournée médiatique. Après s'être longuement exprimé dans les colonnes de AS lundi, il s'est cette fois confié au quotidien madrilène Marca. Il a été beaucoup question de la sélection espagnole, mais aussi du PSG.

Juan Bernat a le vent en poupe. Excellent avec le PSG depuis le début de saison, le latéral gauche de poche profite des blessures de Jordi Alba et José Gaya pour effectuer son retour en sélection espagnole, avec qui il compte 8 capes, la dernière en mars dernier. Lundi, Bernat s'était déjà confié longuement au quotidien AS et nous vous avions traduit l'intégralité de son entretien ici. Sa nouvelle interview accordée à Marca ce jeudi est un poil moins intéressante et concerne beaucoup la sélection espagnole.

Nous nous sommes donc concentrés seulement sur les parties concernant le PSG ou sur les sujets qui nous semblaient pertinents, notamment quand Bernat raconte qu'il n'évoluait pas latéral gauche plus jeune.

Marca : «Qu'est-ce qui a changé chez Bernat ?

Bernat : J'ai essayé d'améliorer un peu tout. Mon alimentation par exemple a un peu changé. J'ai essayé de l'améliorer et de changer certaines habitudes. Je me sens bien physiquement et je le sens sur le terrain pendant les matches.

Tout ça vient de l'exigence d'un club comme le PSG ?

Oui, clairement. C'est la meilleure équipe en France, l'une des meilleures en Europe. La pression est toujours très élevée et te pousse à donner toujours ton maximum. Cette saison, on a déjà perdu deux matches de championnat et tout le monde a commencé à parler et à critiquer. Tu dois toujours être très impliqué.

Perdre en championnat, c'est bizarre pour le PSG...

La saison passée, nous avons commencé le championnat par 14 victoires consécutives. Cette saison, on a déjà perdu deux matches. D'une certaine manière, les gens ont pris de mauvaises habitudes. Et il y a aussi l'objectif de la Ligue des champions. Ce qui compte vraiment au final, c'est ce qui se joue en fin de saison.

Avec cette facilité pour gagner le championnat, le joueur se concentre plutôt sur la Ligue des champions ? 

Pas du tout. On joue de la même manière chaque match. C'est vrai que la Ligue des champions te donne un supplément de motivation, mais moi je rentre sur le terrain pour donner le maximum à chaque match. Parce que le football me passionne et que j'essaye toujours de donner le meilleur de moi-même. Que ce soit le championnat, la coupe ou la Ligue des champions, c'est pareil.

La formule marche bien vu que vous êtes ici en sélection...

C'est la récompense de mon travail en club. L'envie est la même que la première fois où je suis venu.

Cinq années sont passées d'ailleurs depuis votre première sélection. Pourquoi n'êtes-vous pas revenu plus souvent ?

Au Bayern, je n'ai pas beaucoup joué, j'ai eu des blessures... Si tu n'es pas compétitif, c'est logique que tu ne sois pas convoqué avec l'Espagne, où le niveau est très élevé. Désormais, j'ai trouvé ma place à Paris. Je suis très content, sur tous les plans.

Vous étiez revenu en mars et vous aviez joué milieu offensif face à Malte... 

Où je me sens mieux, c'est au poste de latéral. Au PSG, j'ai déjà joué quelques fois dans l'axe, au sein d'un milieu à trois. Mais ma position favorite, c'est celle de latéral gauche.

Un poste qui n'était pourtant pas le vôtre au départ...

(Rires) Oui, ça a été un changement difficile. Un entraîneur a tenté de me faire changer de poste en jeune. Je ne comprenais pas et je ne voulais pas. Au final, je me suis adapté. C'est vrai que le football a beaucoup changé et qu'aujourd'hui, les latéraux sont beaucoup plus offensifs et attaquent quasiment en permanence. Surtout dans des équipes comme le Bayern ou le PSG. 

Est-ce que vous avez reparlé à cet entraîneur qui vous avait changé de poste ?

Non. Sincèrement, je lui dois des excuses. C'est Vicente Mir. Ce fut le premier. Je pensais que je ne pourrais pas être bon à ce poste, que ce n'était pas ma position. Finalement, il a eu raison.

Le mercato, Neymar, Mbappé

Comment avez-vous réussi à faire abstraction de tout ce qui s'est passé durant l'été ?

Ce sont des choses qui arrivent. Le marché était ouvert, mais au final Neymar est resté avec nous et ce qu'on a essayé de faire, c'est qu'il se sente comme un joueur de plus de l'équipe. C'est un joueur de haut niveau mondial. L'équipe savait qu'elle devait être compétitive pendant son absence et c'est ce qu'elle a fait.

Donc vous avez réussi à faire abstraction de tout ça ?

On n'avait pas d'autre solution. Il y a toujours des rumeurs et des polémiques, mais en tant que joueur, tu dois te concentrer sur ton travail, à savoir t'entraîner, jouer et être performant.

Vous pensiez que Neymar allait partir ?

Oui, je le voyais plus partir que rester vu tout ce qui se disait dans la presse. Jusqu'à ce que le marché ferme, il pouvait se passer n'importe quoi.

Comment avez-vous vécu finalement le dénouement du dossier ?

C'est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Il fait la différence avec Mbappé. Pour son premier match, il a marqué. Ensuite à Lyon, il a été encore décisif. Ils sont différents.

Neymar reçoit vraiment tant de coups que ça ?

Oui, les défenseurs ne lui font pas de cadeaux. Il joue avec le ballon collé au pied, il aime jouer comme ça. C'est dur de lui prendre le ballon. A chaque match, on peut voir les coups qu'il reçoit. 

Et aux entraînements, c'est dur quand il est face à vous ?

Ce sont des joueurs tellement habiles. Ils jouent avec le ballon collé au pied et ils te font souffrir. Heureusement qu'ils sont dans notre équipe.

Et Mbappé, c'est comment de jouer contre lui ?

En vitesse, il est imparable. Si il accélère, c'est terminé. Quand il a des espaces devant lui, c'est très compliqué de l'arrêter. Avec la puissance qu'il a, c'est pratiquement impossible. Ou tu anticipes, ou il n'y a rien à faire. C'est un gamin de 21 ans qui est très compétitif, et c'est ce qui va faire de lui un très grand joueur.

Vous comprenez que les grands clubs, plus particulièrement le Real Madrid, veuillent le recruter ?

C'est normal, mais c'est notre joueur et j'espère qu'il restera pour toujours avec nous. Il est déjà dans un grand club.»

Joueur(s) lié(s) 


News 

mercredi 23 octobre

mardi 22 octobre

lundi 21 octobre

dimanche 20 octobre

samedi 19 octobre

vendredi 18 octobre

jeudi 17 octobre

mercredi 16 octobre

 

Soutenez-nous 
Réseaux sociaux