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Emery : «Je veux insister, le groupe vit bien»

Publié le jeudi 21 septembre 2017 à 21:48 par Philippe Goguet
Alors que l'unité du vestiaire parisien a été remise en cause dernièrement, Unai Emery a tenu devant la presse un discours très positif concernant l'état d'esprit de son groupe. Du dîner entre joueurs au mélange des nationalités en passant par la brouille Cavani/Neymar, l'entraîneur basque s'est montré très positif.

C'est peu dire que les états d'âme des joueurs du PSG, et plus exactement de deux de ses plus grosses stars, ont fait les choux gras de la presse depuis le début de la semaine suite aux discussions animées entre Cavani et Neymar au cours du récent PSG/OL (et après). Alors que tout le club et les entourages des deux cités tendent à minimiser l'incident, Unai Emery a également tenu un discours en ce sens devant la presse ce jeudi. 

Une sortie validée, un clan démenti

«C’est important d’être ensemble, de parler d’autre chose entre eux.»

La veille au soir, un repas a eu lieu entre tous les joueurs parisiens à l'initiative d'Alves, sans le coach donc, mais Emery a très clairement apprécié de voir ses troupes se réunir : «J’aime beaucoup que les joueurs fassent un déjeuner ou un diner ensemble. Ce diner était en préparation depuis quelques jours et ils voulaient faire un dîner avec tout le groupe, dont les nouveaux joueurs. J’aime, je savais qu’ils allaient le faire et j’en suis content parce que c’est bon pour tous les joueurs d’être ensemble non seulement aux entraînements, lors des mises au vert ou des matches mais aussi à l’extérieur d’ici. C’est important d’être ensemble, de parler d’autre chose entre eux. Et ce matin, ils se sont tous bien entraînés, ils ont bien travaillé et c’est pour ça que je suis content du dîner et de l’entraînement de ce matin. Je crois que c’est bien.»

«Nous sommes ouverts à tous les bons joueurs, nous ne regardons pas la nationalité.»

Ces derniers jours, la rumeur de l'émergence d'un clan brésilien qui pourrait à terme éclipser une partie de l'effectif vu leur nombre avait commencé à tourner et l'entraîneur parisien est questionné sur ce thème. Il commence par sourire à la question puis répond en mettant en avant l'aspect très cosmopolite du vestiaire parisien : «Nous, et le PSG, sommes ouverts à tous les bons joueurs qui viennent ici, nous ne regardons pas la nationalité. Je suis très content, le club et les joueurs aussi. L’ambiance dans le vestiaire est très bonne, ils parlent tous entre eux.»

Pour justifier cette absence d'importance donnée à la nationalité, le coach va prendre l'exemple du recrutement : «La qualité est la première chose (que nous regardons) puis la capacité des joueurs à jouer ensemble. Après, il y a des Brésiliens, des Argentins, un Uruguayen, des Français, un Espagnol. Pour moi, le football est plus ouvert maintenant et nous sommes plus ouverts au fait de travailler avec des joueurs de différentes nationalités.» Mais le Basque va malgré tout admettre que la nationalité peut avoir un impact dans certains cas : «C’est vrai que le caractère, comment les joueurs ont grandi, la culture de leur pays, c’est une petite chose à laquelle tu peux être attentif. Mais il y a ici dans ce groupe une bonne ambiance entre tous.»

Cavani/Neymar, une discussion ou une conversation ?

«A la fin d’un match, il peut y avoir des conversations, que certains appelleraient discussions»

Après ce discours très convenu en français, ce qui ne signifie pas pour autant qu'il est forcément faux, Emery va répondre en fin de conférence à une question en espagnol à un journaliste qui l'est aussi. C'est finalement à ce moment-là qu'il va en dire le plus sur le vestiaire puisqu'il va notamment revenir sur les mots entre Cavani et Neymar après PSG/OL : «Ce sont deux joueurs très compétiteurs, qui veulent d’abord le meilleur pour l’équipe. Ensuite, bien sûr ils ont des objectifs personnels. Mais je veux insister, le groupe vit bien. A la fin d’un match, dans un moment de tensions émotionnelles, il peut y avoir des conversations, que certains appelleraient discussions, qui sont normales et qui se produisent pratiquement à chaque match, dans un sens ou dans l’autre, mais qui ne menacent pas l’harmonie et la bonne ambiance qui règne au sein du groupe.»

Histoire d'être bien compris, le coach du PSG va alors insister sur les termes : «Ce qu’on cherche à travers tout ce qu’on fait, c’est le bien commun. Cela a été une conversation. En français, une conversation, c’est la même chose qu’une discussion. Une discussion en espagnol, c’est un peu plus qu’une conversation. Mais ce genre de conversations ont lieu quotidiennement. Quand je parle avec le Directeur Sportif ou le Président, il y a des moments où nous conversons, d’autres où nous discutons (au sens espagnol), parce que nous n’avons pas toujours les mêmes points de vue, mais nous recherchons toujours le bien commun, et dans ce cas cela a été similaire.»

Bref, tout va bien à Paris, au moins jusqu'au prochain penalty.



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