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Son choix du PSG, Tuchel, son jeu, le milieu, etc, Herrera s'est confié à MARCA et l'AFP

Publié le lundi 8 juillet 2019 à 13:51 par Jean Chemarin
Officiellement parisien depuis jeudi dernier, Ander Herrera a depuis accordé deux entretiens à la presse, l'un à l'AFP, l'autre au quotidien sportif espagnol Marca. Vous retrouverez ci-dessous une large partie de son entretien au journal madrilène puis quelques unes des questions posées par l'agence de presse française. Les mêmes thèmes ont globalement été abordés dans les deux cas, d'où certaines répétitions que nous avons tenté d'éviter.

Ander Herrera face à MARCA

Solskjaer voulait vous garder, pourquoi avoir décidé de quitter Manchester United ?

Je n'aime pas regarder en arrière, mais il y a eu des différences au sujet du projet et la place que j'aurais dedans. J'ai été très heureux à Manchester, je suis très reconnaissant envers le club et les supporters et aussi envers Solskjaer. Il a beaucoup oeuvré pour que je reste, mais les choses ne se sont pas faites, sont arrivées trop tard, et j'avais de mon côté déjà pris la décision de jouer à Paris. Et aujourd'hui, je suis très heureux d'avoir pris cette décision car je profite de cette magnifique ville, de ce stade si joli et de ce club, qui a un côté glamour comme peu d'autres.

J'imagine que vous avez reçu beaucoup d'offres. Pourquoi choisir le PSG ?

«Quand tu quittes un club aussi grand que Manchester United, le plus grand d'Angleterre, tu ne peux le faire que pour un club comme le PSG, qui est le plus grand club français»

Surtout parce que quand tu quittes un club aussi grand que Manchester United, le plus grand d'Angleterre, tu ne peux le faire que pour un club comme le PSG, qui est le plus grand club français. Un club qui possède une équipe qui ne cesse de se développer et de progresser et qui, en plus, est dans l'une des plus belles villes du monde. J'ai eu la chance de la visiter en tant que touriste et j'en suis tombé amoureux. J'ai désormais l'occasion de jouer pour son équipe, qui a des objectifs très élevés et possède certains des meilleurs joueurs du monde. De plus, j'ai pris beaucoup de plaisir à Manchester United, je ressens quelque chose de spécial pour ce club, et je ne voulais pas jouer pour un autre club anglais. 

Qui vous a convaincu de signer au PSG ?

J'ai parlé avec l'entraîneur principalement, mais bien évidemment aussi avec le club en général. J'ai parlé avec le directeur sportif, avec Maxwell, avec d'autres gens du club, avec Di Maria, qui m'a dit que des choses merveilleuses sur le club. J'avais aussi eu d'autres échos via Zlatan, qui m'a dit le plus grand bien du club. Mais je n'avais pas non plus besoin d'être beaucoup convaincu pour venir ici. Quand tu connais un peu le club et vois comment il est en train de grandir, ce qu'il a fait ces dernières années et les joueurs qu'il y a, c'est très facile d'être convaincu. 

Que vous avait demandé Tuchel ?

L'entraîneur sait qui je suis : un joueur d'équipe, disposé à aider l'équipe à tout moment, au poste où on me le demande, quand on me le demande... J'ai toujours mis mes qualités au service de l'équipe. J'ai été important pour toutes les équipes dans lesquelles j'ai joué et pour chaque entraîneur que j'ai eu, et ça va continuer ainsi. Je crois que le PSG a plusieurs potentiels futurs Ballon d'Or et je pense que je suis un joueur qui peut aider ces énormes footballeurs à être encore meilleurs.

« Mkhitaryan, à United, me disait que Tuchel améliorait les footballeurs qu'il entraînait »

J'aime le football, j'aime ce que je fais, je crois que j'ai le plus beau métier du monde et je vais essayer de durer le plus longtemps possible et essayer d'être un bon professionnel. Je veux apprendre et continuer à progresser. Je me souviens d'une conversation avec Mkhitaryan quand nous avons joué ensemble à United dans laquelle il me disait que Tuchel améliorait les footballeurs qu'il entraînait et je veux continuer à progresser, malgré le fait que j'ai 29 ans et que je suis dans le monde pro depuis longtemps. Je ne pense pas que les footballeurs doivent cesser de progresser à un moment donné. Le chemin est long et il faut toujours continuer. Je pense qu'à 35 ans, je serai un meilleur footballeur que je le suis aujourd'hui. 

Vous avez joué meneur de jeu, milieu excentré, milieu relayeur, milieu défensif... où c'est que vous vous sentez le mieux ?

Je n'ai pas de préférence concernant un poste en particulier. Cela dépendant du type de match, de l'adversaire... Mais je n'ai jamais été égoïste sur ça. J'ai toujours essayé de m'adapter à ce dont l'équipe avait besoin à chaque moment et je ne vais pas changer car ça m'a bien réussi jusque-là.

Vous avez joué en Liga et en Premier League, comment pensez-vous vous adapter à un championnat aussi physique que la Ligue 1 ?

Je ne fais pas partie de ceux qui croient aux mythes des championnats. Je ne crois pas que la Liga soit la meilleure techniquement, que la Premier League soit la plus dure physiquement, que la Ligue 1 soit aussi forte que la Premier League sur le plan physique... Je ne crois pas beaucoup à toutes ces étiquettes que l'on met sur les championnats. Je crois surtout que les bons footballeurs sont bons de partout, que si tu t'adaptes à ton entraîneur et mets tes qualités au service de l'équipe, ça va bien se passer. 

Pensez-vous que rejoindre le PSG va vous rapprocher un peu plus de votre rêve de retrouver la sélection espagnole dans cette nouvelle étape avec Robert Moreno ?

Représenter mon pays est toujours un rêve. J'ai eu l'opportunité de le faire (à 2 reprises en A, ndlr) et je vais désormais essayer de donner le meilleur de moi-même au PSG. C'est le plus important car c'est le club qui a misé sur moi et m'a fait signer pour les cinq prochaines années. Pour la sélection, le temps le dira. Si ça arrive, j'en serais ravi, évidemment. En tant qu'Espagnol et amoureux du football, je pense que nous avons les meilleurs footballeurs et les meilleurs jeunes. La France est championne du monde actuellement, mais je défends toujours le football et le footballeur espagnol pour cette fiabilité et ce professionnalisme que nous avons. Je crois que si je suis régulier et donne le meilleur de moi, j'aurais des opportunités (de revenir en sélection).

De Jong a dit qu'il était impatient de jouer avec Messi. Et vous, avec qui êtes-vous impatient de jouer au PSG ?

«Je vais jouer avec certains de mes joueurs préférés»

Avec tous ! En commençant par des joueurs avec la trajectoire et l'expérience de Thiago Silva, de Marquinhos, qui malgré le fait d'être jeune a déjà une carrière magnifique. Je vais jouer avec certains de mes joueurs préférés. En tant que milieu de terrain, Verratti est selon moi un joueur magnifique. En plus de bien jouer, il pense toujours à l'équipe avant tout et c'est quelque chose que j'apprécie tout particulièrement. Et il y a ensuite évidemment des joueurs comme Di Maria, Mbappé, Neymar... Un buteur de surface qui est, probablement, parmi les trois meilleurs numéros 9 du monde : Cavani. Mais j'ai hâte de jouer avec tout le monde. Il y a une bonne équipe, un bon groupe, et je viens apporter ma petite touche pour qu'on soit encore meilleurs.

Un milieu Herrera-Verratti serait fantastique. Vous jouez bien et comprenez aussi "l'autre football".

Oui, mais il y a aussi Paredes, qui joue très bien et m'a beaucoup plu durant la Copa América. Il y a aussi des jeunes du centre de formation qui peuvent apporter quelque chose ou la possibilité de faire monter d'un cran Marquinhos, qui l'a très bien fait l'an dernier. Ce ne sont pas 8 ou 12 joueurs qui atteignent les objectifs d'une équipe, mais tout un effectif. L'exemple de Liverpool le prouve parfaitement. Ils ont été champions d'Europe grâce à leur effectif, tout le monde a apporté quelque chose. Des joueurs comme Origi ont été fondamentaux en demi-finale. Je crois dans les équipes et dans les projets qui sont basés sur les équipes. Même si bien sûr que quand tu as quelques-uns des meilleurs joueurs du monde, ça facilite les choses quand même. 

Pensez-vous que Mbappé et Neymar seront toujours au PSG la saison prochainbe ?

Oui, je le crois.

Comment allez-vous les convaincre de rester ?

(Rires). Je viens juste d'arriver et quand j'arrive dans un endroit nouveau, j'essaye de parler le moins possible, d'écouter beaucoup et de m'imprégner de tout ce qui m'entoure. En premier lieu, ce que je vais faire, c'est penser à travailler, m'améliorer au quotidien, respecter mes coéquipiers qui ont eu des carrières importantes ici et j'espère pouvoir jouer avec eux car je suis sûr qu'ils vont me rendre meilleur.

Que manque-t-il au PSG pour gagner la Ligue des champions ?

« Je crois aussi beaucoup aux processus et à la manière de faire les choses»

Pour commencer, je crois que chaque saison, il y a entre 8 et 10 équipes qui rêvent de la gagner. Qu'une équipe la gagne ne veut pas dire que les autres ont échoué. Il convient de rappeler que la saison passée, le PSG n'a gagné ni la Coupe de France, ni la Coupe de la Ligue et concernant le nombre de titres en championnat, le PSG n'est pas non plus le numéro 1 en France pour le moment. En premier lieu, je pense donc à ça, à continuer à dominer le championnat de France et gagner les deux Coupes nationales. En Ligue des Champions, on devra prendre les matches les uns après les autres, essayer de battre le premier adversaire, le suivant et ainsi de suite. Mais des équipes qui vont participer à la compétition la saison prochaine, la Juve, le Real, le Barça, le Bayern, Liverpool, City, Tottenham, l'Inter... tous veulent être champions et ce n'est pas possible. On ne peut donc pas mesurer le succès d'une saison par rapport à la Ligue des Champions. Je crois aussi beaucoup aux processus et à la manière de faire les choses. Je l'ai appris avec Bielsa, qui est l'un des entraîneurs qui m'a le plus marqué : "Le résultat n'est pas la seule chose qui compte, le processus est aussi important".

Le PSG 2019-2020 parlera espagnol. Il y avait Bernat, et vous venez d'arriver avec Sarabia. Que pensez-vous que ce dernier peut apporter ?

Je crois que de manière générale, nous apportons nous les Espagnols de la fiabilité. Nous aimons le football, nous sommes de grands professionnels, nous faisons passer l'équipe avant notre personne. Bernat a été très bon ici la saison passée, il a fait une grande saison et Sarabia est un joueur fiable. Je le compare à Juan Mata. C'est l'un de ceux qui fait toujours partie des meilleures en fin de saison quand tu regardes les statistiques, le nombre de buts, de passes décisives. Il a joué beaucoup de matches à Séville, 151 je crois, et les Espagnols nous apportons ça : de bons professionnels, travailleurs et qui pensent toujours à l'équipe en premier. On va essayer que cela continue ici.

De Gea a toujours été associé au PSG. Vous aimeriez le retrouver à Paris ?

David est mon ami, j'ai une grande relation avec lui et c'est bien sûr l'un des meilleurs gardiens au monde. Pour moi, il fait partie du top 3, mais il y a ici deux grands gardiens. Il y a Areola, qui progresse beaucoup, et maintenant il y a le retour de Trapp après une grande saison à Francfort. La première chose à faire, c'est de respecter les gens qui sont en place et espérer que Trapp et Areola fassent une grande saison.

Ander Herrera face à l'AFP 

Que vous a dit Leonardo sur le nouveau projet ?

J'ai parlé avec lui. Je pense que nous partageons la même vision du football, des objectifs, et de ce que ce club doit être. Il sait ce que je peux apporter: je suis un joueur d'équipe, qui donne toujours tout pour le club et ses coéquipiers. Si tu veux atteindre tous les objectifs que tu as en début de saison, la seule manière d'y parvenir est de s'appuyer sur un noyau fort partageant la même vision.

Vous étiez à Manchester, qui a éliminé Paris en huitièmes: quelles faiblesses à corriger aviez-vous relevé dans cette équipe ?

A l'époque, Paris ne pouvait pas jouer avec Neymar et Cavani (blessés, NDLR). Nous avions plusieurs options (pour en profiter) mais ils nous ont battus à domicile (2-0) en jouant de manière extraordinaire. Aujourd'hui, je ne veux pas reparler du passé. Je sais que les capacités de cette équipe sont immenses, et ce à chaque poste.

Le milieu de terrain a beaucoup souffert l'an dernier. Êtes-vous le remède ?

A.H : Je ne dirais pas que je suis la solution. Je ne suis qu'une part de l'équipe qui va aider, qu'importe la manière dont l'entraîneur voudra m'utiliser. J'ai joué à plusieurs postes à Manchester: milieu offensif, relayeur, sentinelle, et même défenseur sous Mourinho ! Je peux aider à la récupération, être le premier joueur à défendre quand l'équipe a besoin de réagir et de presser.



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