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Caen/PSG (1-3), les performances individuelles

Publié le jeudi 19 avril 2018 à 2:31 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 3-1 à Caen et s'est qualifié pour la finale de la Coupe de France de façon logique. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens, au cas par cas.

Trapp : De retour dans les buts à l'occasion de ce match de Coupe de France, l'Allemand a signé une prestation globalement sans éclat, sans qu'elle soit négative pour autant. Il a ainsi parfaitement capté les tentatives caennaises sans réel danger, la plupart lui arrivant dessus, mais il apparaît un peu court sur le but de l'égalisation, sans que celui-ci ne puisse réellement lui être reproché pour autant vu la déviation de Rabiot au départ du ballon. Reste donc cette impression qu'un gardien de top niveau n'aurait pas pris ce but mais qu'il est dur de l'attribuer à Trapp. 

Meunier : Le Belge était l'arrière droit du soir et il a comme souvent apporté son énorme volume de courses dans son couloir. Pas forcément très en vue haut sur le terrain avant la pause, il parvient malgré tout à trouver Cavani d'un bon centre qui aurait pu faire mouche. Souffrant régulièrement du fait qu'il est dur de combiner avec un Mbappé plus porté sur le duel, il va malgré tout beaucoup se proposer sur son aile, sans pour autant faire réellement la différence. Défensivement, il n'a pratiquement rien eu à faire et s'en est donc sorti sans souci.

Marquinhos : Finalement préféré à Kimpembe, le défenseur central brésilien va se montrer complètement facultatif durant la première période. Jamais solllicité défensivement, il va se montrer d'une timidité très pénalisante dans la relance, à l'exception de deux belles passes longues. Plus sollicité après le repos, il devient alors utile défensivement, notamment dans les airs en plusieurs occasions, et se montre surtout présent sur deux corners offensifs où il aurait pu (voire même dû) marquer.

Thiago Silva : Si Marquinhos n'a pas eu grand chose à faire, c'est aussi parce que le capitaine parisien s'est occupé de tout, et de façon très complète. En première période, il se montre à la fois omniprésent défensivement et d'une précision folle dans ses relances, surtout qu'il n'a pas hésité à allonger tel un quarterback de football américain afin de faire mal à l'adversaire dans son dos où se trouvaient les espaces. Un peu moins offensif et tranchant dans ses passes après le repos, il se concentre alors sur la partie défensive de son boulot, Caen étant plus dangereux, et va parfaitement s'en sortir. Et encore un très gros match du capitaine.

Berchiche : Le match du Basque est à découper en deux mi-temps, à savoir une première pas loin d'être catastrophique et une seconde de bon niveau. Avant la pause, il prend d'entrée un carton jaune largement évitable et multiplie les fautes face à un Kouakou qui le fait souffrir de par sa vitesse. Il en faut même de peu pour que Berchiche ne voit son match s'arrêter bien vite. Il revient transformé après le repos, plus concentré et moins dans la précipitation, gagnant fortement en efficacité et en justesse. Offensivement, il faut noter une présence récurrente mais assez peu de centres au final, même si l'un d'entre eux était parfait pour Cavani qui s'est loupé aux 6m.

Rabiot : De nouveau aligné comme milieu défensif, le Parisien de 23 ans a été l'auteur d'une prestation qui a parfois rappelé celle du week-end précédent face à l'AS Monaco. Multitâche, Rabiot aura été performant pratiquement uniquement dans ses percussions balle au pied. Pour le reste, ce fut bien moins convaincant, même si le gaucher ne s'est jamais caché alors que ses compères du milieu ont quant à eux eu de sacrés trous d'air au cours du même match. Il n'en reste pas moins que le joueur a encore exaspéré par quelques attitudes douteuses, notamment quand il s'agissait de défendre. Sur le but caennais, il est notamment en retard pour aller contrer Diomandé...

Lo Celso : Encore une fois titularisé comme milieu relayeur droit, l'Argentin a vécu un match en plusieurs temps. En première période, alors que le jeu parisien est plutôt fluide et que les décalages sont souvent trouvés, il se contente de passes simples et peine un peu à exister face à un milieu caennais très touffu dans l'axe. Il réalise malgré tout quelques bonnes actions mais ne brille pas outre mesure. Après la pause, quand le PSG commence à vraiment peiner, le joueur argentin a alors les pires difficultés à apporter un plus, souffrant aussi du manque de mouvement de ses partenaires. En revanche, une fois Pastore entré, Lo Celso va très bien finir la partie, son jeu reprenant de la consistance alors que le collectif parisien tourne de nouveau.

Draxler : Troisième larron du milieu qui avait brillé face à Monaco et s'est retrouvé reconduit, l'Allemand n'a sûrement pas fait le même match alors que son début de rencontre est pourtant très bon. Il s'appuye toujours sur son jeu fluide et simple, mettant sa technique très pure au service du collectif. Il disparaît toutefois peu à peu des débats au fur et à mesure que la rencontre avance et ne va tout simplement pas revenir après le repos, se montrant tout bonnement fantômatique. Logiquement remplacé par Pastore à 20 minutes de la fin, l'Argentin va signer une excellente entrée, même si elle a failli se conclure par une blessure vu l'affreux tacle sur sa cheville que lui a fait subir Diomandé. Inspiré, collectif, très disponible, le n°27 a redonné de l'oxygène à un collectif qui en manquait cruellement à cet instant de la partie.

Mbappé : L'homme du match, forcément, vu le doublé décisif qu'il a inscrit mais aussi quelques énormes actions à son crédit. En première période, il s'excentre fortement pour mieux défier Bessat et il fait alors exploser le latéral gauche caennais avec sa vitesse, faisant de grosses différences à chaque accélération. Il se recentre toutefois de temps en temps et est notamment présent pour ouvrir le score dans la surface. Moins en réussite après le repos et ayant du mal à s'inscrire dans le collectif, il réapparaît à quelques minutes de la fin pour faire basculer la partie et envoyer le PSG en finale. Un doublé, quelques gestes de très grande classe, le stade Michel d'Ornano réussit toujours autant à Mbappé. Dani Alves l'a remplacé pour les derniers instants et le Brésilien a eu le temps d'être passeur décisif, montrant une nouvelle fois son incroyable sens du jeu.

Di Maria : Bien que repositionné sur l'aile gauche, l'Argentin a signé un nouveau très bon match, exploitant notamment à la perfection les espaces que lui ont laissés les Caennais. C'est d'abord dans le dos de Genevois qu'il va se balader en première période, étant à la base du but et de quelques grosses occacions, mais il se montre aussi régulièrement trop gourmand. Sa grosse capacité à se défaire du marquage, notamment par ses déplacements, fera aussi régulièremeent du bien à son équipe et c'est lui qui lance Cavani sur le but du 2-1 d'une talonnade somptueuse. Tireur des coups de pieds arrêtés, il va aller du très mauvais au plutôt bon, Marquinhos étant tout proche de marquer sur deux de ses corners. Remplacé par Nkunku dans les arrêts de jeu, le jeune milieu avait faim et a eu le temps de marquer un but en à peine deux minutes, quelques secondes à peine après avoir déjà été proche de marquer d'une belle frappe. Une entrée bien rentabilisée donc.

Cavani : Seul en pointe, le Matador va faire un de ses matches d'avant-centre qu'il connaît si bien, à l'affût des erreurs adverses plutôt que réellement au coeur du jeu collectif parisien. Pas souvent trouvé, il se loupe sur l'ouverture du score mais se retrouve malgré tout passeur décisif. Alors qu'un but de sniper lui est refusé, il rate une énorme occasion aux 6m sur un centre de Berchiche et sa participation est longtemps nulle avant qu'il ne délivre une passe décisive parfaite à Mbappé pour le but du 2-1. Dur à évaluer donc, mais toujours aussi décisif à l'arrivée.

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