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PSG/OM (3-1), les performances individuelles

Publié le lundi 18 mars 2019 à 3:19 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 3-1 face à l'Olympique de Marseille dans un match que les Parisiens ont su faire basculer en leur faveur après la pause. Retour sur leurs performances individuelles, au cas par cas.

Areola : Sollicité d'entrée par Mario Balotelli, il va se montrer solide et n'aura par la suite pratiquement que des ballons aériens à gérer, ce qu'il va bien faire. Dur à incriminer sur le but marseillais où Germain réalise le geste qu'il faut, il est ensuite attentif en seconde période à défaut d'être réellement mis à contribuion.

Marquinhos : Défenseur central droit, le Brésilien va passer une grande partie de son match au duel avec Mario Balotelli et il a donc un réel rôle dans le match très discret de l'Italien. S'il ne lui a pas souvent pris le ballon, il l'a en revanche considérablement gêné et l'a empêché de peser. Il est en revanche un peu douteux sur le but où son aide à Kehrer ne gêne pas vraiment Ocampos mais il signe une belle seconde période, assistant très bien Silva. Avec le ballon, il aura été régulièrement hésitant en début de match avant de se reprendre, signant aussi dans ce domaine un second acte de meilleure qualité que le premier.

Thiago Silva : Il commence sa partie par un bon sauvetage devant Germain dans les 6m mais il ne va être que rarement sollicité dans le fond, l'OM attaquant peu et mal. Cela n'empêche pas qu'il est un peu trop lent sur l'égalisation où Germain anticipe plus vite que lui et le devance. Sa prestation défensive d'ensemble reste bonne et il se montre impeccable la plupart du temps même s'il est averti pour un tacle par derrière qui ne lui ressemble pas. Dans la relance, il a signé plusieurs passes verticales superbes pour lancer des actions parisiennes.

Kimpembe : De retour sur le lieu du drame, le stoppeur gauche parisien va connaître une première période compliquée, les déplacements adverses le laissant la plupart du temps sans adversaire direct et donc sans duel. Comme Marquinhos sur l'aile opposée, Kimpembe va monter en régime après la pause. Après deux bons retours pour se lancer, il se montre plus tranchant, plus puissant et plus sûr de lui en général. D'abord sage dans la relance au cours du premier acte, il tente de nouveau des choses par la suite et on le voit même avoir des envies de quatrième but en fin de partie. Un bon rebond donc.

Meunier : Le latéral droit belge était en quelque sorte la surprise du jour mais son match ne va durer qu'une demi-heure. Au cours de celle-ci, il va souffrir du jeu qui penche sur la gauche en début de rencontre mais se montre par moments. S'il peine à combiner avec Alves à ses côtés, les deux hommes ne se comprenant pas du tout, cela ne va pas empêcher Meunier d'être à la base d'une des belles occasions de la 1ère période. Kehrer l'a remplacé dans ce rôle très haut sur le terrain qu'il occupe avec l'Allemagne. Entré sous les sifflets, il signe pourtant une bien belle passe sur l'ouverture du score en trouvant Di Maria du gauche. Très douteux sur l'égalisation du début à la fin de l'action, il est encore un peu dans le dur par la suite d'un point de vue défensif mais il a un apport offensif intéressant en se montrant appliqué et relativement précis dans ses passes. 

Daniel Alves : Des pertes de balle, un placement approximatif malgré une agressivité certaine et finalement une blessure dès la demi-heure de jeu, Dani Alves a connu une soirée noire et fut parfaitement suppléé par Colin Dagba. S'il a d'abord essayé de bien défendre en limitant les prises de risques, le milieu de terrain de fortune a fait preuve d'engagement et de combativité puis s'est surtout affirmé dans le jeu avec ballon au fur et à mesure de la rencontre. Volontaire et participatif, il a su jouer avec conviction et est ainsi à l'origine tant du but de Kylian Mbappé que de l'expulsion de Steve Mandanda par sa recherche de verticalité et de décalages dans les passes. 

Paredes : Seul devant la défense, l'Argentin ne va pas vraiment briller durant ce Classique, lui qui a été biberonné aux bouillants Boca/River. Dans ce rôle d'organisateur devant la défense, il signe la plupart du temps des transmissions propres mais il n'offre pas de coups de génie non plus. Assez précis pour orienter sur les côtés, il est moins performant quand il s'agit de trouver des solutions dans l'axe, souffrant aussi du manque de mouvement devant lui durant une bonne partie du match. S'il a fait le boulot défensivement avec notamment quelques jolies interceptions, il faut aussi souligner la qualité très moyenne de ses coups de pieds arrêtés. Alors qu'il avait l'opportunité de signer son premier grand match à Paris, sa prestation aura été un peu trop neutre.

Verratti : Milieu relayeur gauche très haut sur le terrain en début de partie, il ne parvient pas à se mettre dans le sens du jeu, malgré une passe décisive sur le but hors-jeu de DI Maria, et vient rapidement se glisser dans une zone qu'il connaît un peu mieux. Plus proche de sa défense, il tente de créer mais le manque de solutions le pénalise même s'il sort quelques actions comme lui seul peut en faire. De plus en plus influent au fur et à mesure du match, il est logiquement dans tous les points chauds mais il fait aussi parler sa justesse et ses passes vont faire mal à la défense olympienne. L'air de rien vu comme tout semble simple pour lui, il signe encore une sacrée partie.

Kurzawa : Plutôt en vue en début de partie où il se signale autant par ses interventions défensives toniques que par ses combinaisons régulières avec Mbappé sur le flanc gauche, le latéral parisien va perdre peu à peu le fil de son match. Averti pour contestation, il va avoir de plus en plus de mal à réellement peser malgré ses intentations offensives et il souffre clairement après la pause du manque de soutien sur son côté avec un PSG qui attaque plein axe ou par la droite. Bernat l'a remplacé pour la fin de match avant de retrouver la sélection espagnole, se montrant pour une fois un peu imprécis balle au pied.

Di Maria : Absolument génial, l'Argentin a délivré une prestation magistrale ponctuée de deux buts, dont une merveille de coup franc direct et un but salvateur pour permettre au PSG de reprendre l'avantage en deuxième période, ainsi que d'une passe décisive tout en toucher et finesse technique. Tant au démarrage qu'à la finition, il fut dans tous les bons coups parisiens avec la tâche plutôt ingrate d'accélérateur de jeu dans une position haute en tant que seul milieu offensif aux côtés d'un attaquant d'espaces. Au four et au moulin, il s'est démené sur le front de l'attaque pour créer, déséquilibrer et même effectuer un retour défensif crucial devant Lucas Ocampos en première mi-temps. Ayant par ailleurs provoqué l'expulsion de Mandanda, il aurait pu s'offrir un triplé mais l'arbitre a refusé son but en début de match pour hors jeu. Un immense homme du match. 

Mbappé : Prestation contrastée quoique plutôt très positive pour le Génie français, une nouvelle fois buteur, très présent devant le but, peu avare d'efforts mais dont le penalty fut repoussé par Yohann Pelé et qui a semblé se frustrer plus que de raison. Percutant voire virevoltant face à la charnière centrale marseillaise, il a provoqué cinq fautes dont le penalty et bien qu'il ait souffert d'être souvent esseulé devant, il a pu bénéficier de nombreux espaces pour optimiser la puissance et la vitesse de ses courses. Son but, venu conclure une superbe transition offensive juste avant la mi-temps, a soulagé ses coéquipiers après une première période discrète où l'attaquant français a essentiellement dézoné et tenté d'enflammer une rencontre ennuyeuse par des "grigris" bien sentis. Davantage axial ensuite et toujours autant en jambes, il a cependant manqué une belle opportunité d'augmenter son compteur de buts cette saison en butant sur Pelé dans le temps additionnel.

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