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Retour sur PSG/Sainte-Geneviève (1-0)

Publié le jeudi 12 juillet 2018 à 11:22 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 1-0 face à Sainte-Geneviève dans un match amical joué à huis clos grâce à un but de Nkunku. Si rien n'a été diffusé, quelques informations ont malgré tout été publiées concernant cette première rencontre de l'ère Tuchel.

La composition du PSG et les absents :

Pour ce premier match de la saison, il faut tout d'abord souligner le fait qu'un nombre non négligeable de professionnels confirmés n'ont pas du tout participé à la rencontre. Débarqué il y a peu, Gianluigi Buffon n'a pas joué, de même que Marco Verratti qui poursuit sa rééducation après son opération pour une pubalgie. Plus inattendu, Layvin Kurzawa et Jesé n'ont pas joué non plus alors que les deux hommes sont censés être disponibles physiquement. Enfin, Jean-Christophe Bahebeck, gravement blessé la saison dernière, était lui aussi ménagé.

Pour la première période, le onze de départ était donc constitué d'une immense majorité de jeunes du centre de formation, voire de très jeunes joueurs, puisque les seuls noms ayant une expérience du haut niveau étaient le duo de milieux Rabiot-Diarra, avec le second comme capitaine. On peut également ajouter Christopher Nkunku (43 matches en pros), aligné devant eux. Pour le reste, le gardien Rémy Descamps ou encore Timothy Weah, ailier droit, étaient parmi les vétérans du jour.

Le onze pour la première période :  Descamps - Mbe Soh, Rimane, Nsoki - Diarra (cap.), Rabiot - Weah, Toufiqui, Nkunku, Dagba - Postolachi.

À la pause de ce match joué sur 80 minutes, Thomas Tuchel a fait quelques changements : Cibois a remplacé Descamps dans les buts, Sissako a pris la place de Weah, Zagre celle de Dagba et Fressange celle de Postolachi. Un peu plus tard, Georgen va remplacer Diarra. Dur d'imaginer du poste pour poste dans certains cas. Weah jouait milieu droit dans le 3-2-4-1 de la première période et Sissako est quant à lui un défenseur central. Il est en revanche possible de penser que Zagre, arrière gauche droitier, est passé côté droit, que Nsoki est passé à gauche et que Sissako a pris sa place comme stoppeur gauche (ou droit avec Mbe Soh qui change de côté). Sans voir le match, dur de comprendre précisément la façon dont Tuchel a organisé son équipe, notamment au poste de milieu droit.

Le onze pour la seconde période :  Cibois - Sissako, Rimane, Mbe Soh - Diarra (cap.), Rabiot - Zagre, Toufiqui, Nkunku, Nsoki - Fressange

L'entrée de Georgen à l'heure de jeu bouscule toutefois encore ce onze puisque, en toute logique, le latéral a joué sur l'aile droite. Nsoki, milieu défensif de formation, a donc pu finir le match dans l'entrejeu aux côtés de Rabiot, Zagre jouant le rôle de piston sur l'aile gauche. Beaucoup de changements pour cette première, et pas mal de doutes concernant les positionnements et la tactique, le journal L'Équipe évoquant par exemple un 3-5-2 à certains moments du match. Mais si Weah, l'autre attaquant du onze de départ, passe par exemple en attaque avec Postolachi, qui était donc le milieu droit ?

Le but et la physionomie du match :

C'est Nkunku qui a marqué autour de l'heure de jeu le seul but de la partie, le milieu offensif frappant victorieusement de l'entrée de la surface. Le PSG a diffusé le but, de façon limitée, et ce serait suite à un centre en retrait que le droitier a frappé. Vu la vidéo, les quelques extraits diffusés sur les réseaux sociaux et la célébration, le passeur décisif paraît être Stanley Nsoki, en théorie milieu de terrain et plus défenseur central à cet instant du match vu les changements faits dans la composition.

Concernant le reste du match, aucune image n'a été diffusée mais le compte-rendu du site officiel décrit une partie largement dominée par le club parisien avec de nombreuses frappes et occasions en faveur des Parisiens. Sainte-Geneviève étant en National 2, soit la 4e division française, et ayant repris il y a peu, cela peut paraître logique mais la plupart des jeunes alignés par Tuchel connaissent à peine ce niveau, voire pas du tout. Fressange jouait par exemple en U17 Nationaux l'an passé. Le PSG cherchait en tout cas un sparring-partner pour la reprise, il a visiblement eu ce qu'il obtenait.

Les premiers enseignements :

Le premier grand enseignement concerne surtout la mise en place d'une défense à trois, et ce malgré l'absence de tous les défenseurs centraux confirmés de l'effectif actuellement en vacances ou à la Coupe du Monde. Au cours de ses premières semaines à Paris (et avant), Thomas Tuchel avait pourtant laissé filtrer le fait qu'il allait commencer avec une défense à quatre et il a visiblement déjà changé ses plans, même s'il ne s'agit là que d'un premier match,  qui plus est avec des joueurs qui ont peu de chances d'avoir un rôle important en équipe première à l'avenir. 

Mais peut-être plus que la défense à trois, c'est la mise en place d'un duo de joueurs devant la défense qui est à retenir, alors que le PSG évoluait l'an passé avec une sentinelle. Tuchel a aligné un duo Diarra/Rabiot, soit deux des rares joueurs sur lesquels il pourrait s'appuyer par la suite. L'Allemand avait pourtant des joueurs pour évoluer avec un milieu à trois, Nkunku étant aussi sur le terrain. Le nouveau coach a d'ailleurs déjà mis en place une sorte de carré au milieu avec Toufiqui et Nkunku devant le duo Rabiot/Diarra. À voir si cette idée va perdurer avec les pros habituels mais trois des quatre joueurs de ce carré axial ont en tout cas joué tout le match.

À noter aussi certains choix, comme celui des deux latéraux. Avec Weah côté droit et Dagba côté gauche au coup d'envoi, l'Allemand a aligné deux profils radicalement différents voire opposés, à savoir un attaquant ou ailier sur une aile et un arrière latéral pas forcément très offensif de l'autre. À Dortmund, le coach était déjà un habitué des systèmes dits asymétriques avec deux joueurs de profils très différents sur chacune des ailes. Dans les joueurs, il faut aussi noter quelques premiers choix, avec par exemple Dagba préféré à Georgen. 

Toutes ces premières conclusions restent toutefois à prendre avec beaucoup de recul pour deux raisons principales. La première vient du fait que la plupart des joueurs dont disposera Tuchel au cours de la saison n'étaient pas là et l'Allemand a fait avec les moyens du bord, passant surtout en revue des jeunes. Un Diarra qui peut jouer un rôle au cours de la saison n'a par exemple même pas joué le match en entier. La seconde tient à la date de la rencontre. Après des tests médicaux le jour de la reprise, les Parisiens n'avaient que cinq jours d'entraînement dans les jambes.

Le second match dimanche face à Chambly, toujours à huis clos, devrait déjà confirmer ou infirmer certaines tendances.

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