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Sorbon : « Il n'y a pas de solution miracle » contre Paris

Publié le samedi 12 août 2017 à 12:59 par François Denat
Jeremy Sorbon aura l'honneur d'affronter avec l'EAG, demain au Roudourou, le PSG version Neymar pour sa première sortie. Le défenseur guingampais a livré quelques idées pour bien défendre face à l'armada parisienne dans les pages de Ouest-France.

Ce devrait être dans un stade du Roudourou à guichets fermés que Neymar effectuera ses débuts en Ligue 1, demain, face à l'En Avant Guingamp pour la deuxième journée du championnat. Un événement qui ne laisse bien sûr personne indifférent, à commencer par les joueurs bretons qui affronteront le génie brésilien. Parmi eux Jeremy Sorbon aura la lourde de tâche de bloquer les offensives parisiennes en défense centrale avec son compère Christophe Kerbrat. Dans Ouest-France, le joueur de 34 ans a donné quelques clefs sur la manière de bien défendre face aux joueurs d'Unai Emery.

Rester concentrés tout au long du match

Pour réitérer la performance de la saison dernière, qui avait vu les rouge et noir résister et même l'emporter dans l'enfer du Roudourou face aux ogres parisiens, Sorbon explique qu'il « faudra rester concentrés tout au long du match. C’est primordial. En face, ils n’ont pas besoin de grand-chose. Quand ils ont un espace, ils peuvent mettre la balle au fond. Il faudra commencer le match en étant prêts déjà. » Au delà de l'aspect tactique, il estime qu'il faudra être « prêts à jouer en bloc, à travailler ensemble, à communiquer énormément » car « Paris sait prendre le temps. Ils font tourner à droite, à gauche, ils fatiguent leurs adversaires. Et à un moment donné, ça se débloque et ils trouvent la faille. » Défendre en groupe, comme la plupart des équipes, voila la solution pour contrer les attaques parisiennes. 

Pas de solution miracle

Pour avoir une chance de l'emporter, les adversaires de Paris doivent réussir à les faire douter : « On a travaillé des choses, le tout c’est de garder ça en tête et ne pas perdre le fil. Essayer de respecter ces schémas-là pour les embêter le plus longtemps possible. Faire durer les choses mais les faire douter également. Dans le match contre Amiens, ils ont concédé quelques occasions. Si en face ils avaient réussi à planter, ça n’aurait pas été le même match. » Mais pour que cette technique fonctionne, reste encore à ne pas prendre de but en début de partie face à des joueurs de grand talent : « Contre ces équipes là il n’y a pas de solution miracle. Ils sont capables jouer court, de jouer long. On peut leur mettre un pressing, ils seront capables d’en sortir et trouver des failles derrière. Le coach a vu le match d’Amiens, moi je ne l’ai pas vu, ni analysé. Il nous dira ce qu’on devra faire tactiquement. C’est toujours compliqué, c’est jamais la même chose d’une saison à l’autre. »

Les appels monstrueux de Cavani

Après s'être remémoré quelques "bons" souvenirs de Zlatan Ibrahimovic, Jeremy Sorbon aborde son adversaire le plus direct, demain : « Cavani a des appels, c’est... Il va très très vite et il est très intelligent dans ses déplacements. Il essaie de se faire oublier et sait faire les appels qui « emmerdent » le défenseur. En fait, il se met dans la peau d’un défenseur. Il se dit : "Qu’est-ce qu’un défenseur n’aime pas comme centre ?" Ca nous met toujours en difficulté, il est très très bon là-dessus. Comme mon père me le dit souvent, il faut le surveiller comme l’huile sur le feu. »

Plus encore que le surveiller, le Guingampais espère dompter le Matador : « ça dépend de la zone dans laquelle il se trouve et des coéquipiers qui sont avec moi. Le but c’est quand même d’être assez proche, quitte à le marquer, à le tenir... Il est capable de se faire oublier au deuxième poteau, de se mettre dans une position où nous on est embêtés, où nous on ne sait pas comment réagir. Le tout c’est de parler énormément avec les coéquipiers qui sont autour pour essayer d’avoir un joueur devant et un autre en couverture. Et même si on arrive à le faire, il est capable, grâce à son intelligence de jeu, de poser d’autres problèmes. » Du haut de ses 34 printemps, Sorbon espère mettre son expérience à profit et cite de glorieux ainés : « ce n'est pas le premier qui se présente face à moi. Les Nonda, Piquionne, Feindouno, Niang, Kim, Dia, le trio lillois Hazard, Gervinho, Sow ou encore Pauleta, tous ceux-là étaient vraiment "chiants" à marquer.  » 

« Du danger quoiqu'il arrive »

Sorbon rappelle ensuite qu'il ne faut pas se focaliser sur une individualité : « Contre Paris, on sait que ça peut venir de partout, des excentrés, des milieux qui rentrent ou Verratti qui provoque le surnombre. C’est là que réside la grosse difficulté. Après, quand on est un peu plus bas, comme c’est généralement le cas contre le PSG, ils ont forcément un peu moins d’espaces pour se retourner et provoquer. » 

Neymar, une autre dimension

S'il loue les qualités de Di Maria, Pastore ou Draxler, le défenseur guingampais reconnait que Neymar, « c'est encore une dimension au dessus », un joueur « capable de rentrer, de déborder, de poser des problèmes en dézonant complètement. En un contre un c’est très difficile, sur les premiers appuis ça va à 10 000 à l’heure. Il est déroutant. Il va poser des problèmes, mais il va surtout apporter au PSG. Quand on a un joueur comme ça, forcément le niveau de jeu de Paris va passer un cap. » Sorbon conclue son analyse par une analogie entre Neymar et un autre grand joueur ayant revêtu la tunique parisienne : « c’est un type de joueur qui, quand on l’embête, devient plus fort. Un peu comme Zlatan Ibrahimovic. Le but c’était de ne pas l’énerver, parce que ça le rend plus fort. »

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