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Tirs subis, attaques à gauche et Gueye homme à tout faire, Brest/PSG (1-2) en 3 stats

Publié le samedi 9 novembre 2019 à 23:45 par Thibaut Brossard
Le PSG s'est difficilement imposé 2-1 à Brest dans un match longtemps incertain, retour sur la partie via trois stats l'illustrant à propos du nombre de tirs subis, du déséquilibre de l'attaque et de la polyvalence d'Idrissa Gueye.

17 tirs subis : plus haut total de la saison

Pour une première dans les buts parisiens, l’Espagnol Sergio Rico a été servi ! Jamais cette saison, quelle que soit la compétition, l’équipe de Thomas Tuchel n’avait subi autant de tirs. Les joueurs bretons ont en effet tiré 17 fois en direction du but de Sergio Rico. Le record en Ligue 1 jusque-là était de 13 (Reims). Il faut d’ailleurs remonter au 2 décembre 2018 pour trouver une rencontre avec plus de tirs subis par le PSG (à Bordeaux, 18 tirs).

Si la moyenne depuis le début de saison est assez faible (8.4 avant ce match, contre 10.5 l’an passé), la tendance récente est à la hausse puisque chacun des cinq derniers matches de championnat s’est conclu avec au moins 10 tirs adverses. Et le dernier match de Ligue des Champions face à Bruges a vu l’équipe visiteuse tiré 14 fois au but.

Malgré cela, cette saison, la moyenne de tirs subis par le PSG reste inférieure à celle des années précédentes. Elle égale la saison 2016-2016, qui est la meilleure des années récentes dans ce domaine.

Pour en revenir au match du jour, les Bretons ont été très maladroits face à la cage parisienne puisqu’ils n’ont cadré que 4 de leurs 17 tentatives. Yoann Court a notamment été très malheureux puisqu’il n’a cadré aucune de ses 7 frappes.  Les Parisiens, de leur côté, ont tenté 18 fois leur chance, pour 8 tirs cadrés (pour des moyennes en saison jusque-là, respectivement, de 16 et 6).

Autre indicateur de la volonté de jouer des Bretons : ils ont touché 603 ballons. C’est plus que n’importe quelle équipe contre le PSG cette saison en Ligue 1. Lyon détenait le « record » avant ce match avec 597. Les Bretons n’ont pas eu la possession (39.9 %) mais n’ont jamais fermé le jeu et ont toujours cherché à jouer. Ils l’ont d’ailleurs peut-être payé avec le deuxième but inscrit.

44% des attaques à gauche

C’est la 11ème fois, sur les 13 rencontres de Ligue 1, que le côté préférentiel d’attaque parisien est le gauche. A ce niveau de répétition, ça ne peut plus être un hasard. Même chose en Ligue des Champions où lors de 3 des 4 matches disputés, les joueurs de Thomas Tuchel ont majoritairement attaqué par la gauche (l’exception étant le match contre le Real).

Face à Brest, 44 % des attaques ont eu lieu côté gauche (27 % au milieu, et 29 % à droite). Kurzawa a été très présent et Di Maria avait encore des jambes de feu. En championnat, c’est le 4ème match consécutif où les actions côté gauche représentent au moins 40 % des attaques. Whoscored recense d’ailleurs 24 centres tentés dont 15 par le duo de gauchers Di Maria (9)-Kurzawa (6).

C’est une constante du jeu parisien depuis le début de saison puisqu’en moyenne, en Ligue 1, 41 % des offensives ont lieu sur ce côté, contre 32 % à droite. Le PSG est l’équipe avec le 3ème plus haut pourcentage d’attaques par la gauche et le plus faible de tout le championnat par la droite.

Difficile d’y voir des raisons tactiques autres que la présence sur ce côté des joueurs forts du début de saison parisien : Di Maria assez souvent, Neymar et Mbappé quand ils n’ont pas été blessés. En outre, le positionnement de ce côté de Verratti renforce encore cette asymétrie. Les difficulté de Sarabia, ainsi que le turnover permanent au poste de latéral rendent, par contraste, le côté droit peu productif.

Déjà l’an dernier, le jeu du PSG penchait à gauche (38 % des attaques contre 33 % à droite). Cela devient encore plus flagrant cette saison. Le retour des blessés en attaque permettra-t-il de rééquilibrer les choses et de permettre de faire venir le danger réellement de partout ? 

La polyvalence de Gueye

C’est l’une des surprises de ce début de saison. Idrissa Gueye est non seulement capable de ratisser beaucoup de ballons, mais il a également une maitrise technique et un volume de jeu « verratiens ». Face à Brest encore, le Sénégalais a fait étalage de toute la panoplie du joueur complet qu’il est.

Qu’il soit le joueur avec le plus de tacles réussis (5) et le plus de duels gagnés (10), cela n’est pas surprenant. Mais qu’il apparaisse en tête de la colonne des ballons joués (104) et des dribbles réussis (3), c’est pour le moins étonnant ! Si, en plus, on vous dit qu’il est le Parisien ayant commencé le match avec le plus haut pourcentage de passes réussies (94 %) et le plus fort total de passes réussies (77), c’est carrément la cerise sur le gâteau…

Le pire, c’est que ces 104 n’ont rien d’extraordinaire pour lui puisqu’il s’agit de sa moyenne en Ligue 1 cette saison !

On peut encore ajouter qu’il a réussi une interception, un tir contré et un dégagement. On notera également avec intérêt qu’il a réussi quatre de ses cinq longues passes, une arme qu’il avait peu utilisé jusque-là avec le PSG. Bref, du grand Gana !

L’homme du match : Angel Di Maria

Avec une évaluation de 8.03 selon le site spécialisé Whoscored, Di Maria devance Draxler (7.81) et Gueye (7.63).

C’est la quatrième fois de la saison qu’il bénéficie de cette distinction. C’est peu dire qu’il porte l’équipe dès que Neymar et/ou Mbappé ne sont pas là.

En terre bretonne, ses chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 but (son spécial petit piqué face au gardien), 6 tirs (dont 2 cadrés), 73 ballons joués, 80 % de passes réussies, 4 passes clés, 2 dribbles réussis sur 6.

En matière de passes clés, il est sur une série hallucinante de 22 key passes lors des quatre derniers matches de championnat (soit 5.5 de moyenne). Avec un total de 36 depuis le début de saison, il est d’ailleurs le leader de ce classement de toute la Ligue 1.

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