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Brest/PSG (1-2), les performances individuelles

Publié le dimanche 10 novembre 2019 à 0:33 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé 2-1 à Brest grâce à un but tardif d'Icardi, voici les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Rico : Pour ses débuts comme titulaire sous ses nouvelles couleurs parisiennes, le portier espagnol n'a pu conserver sa cage inviolée, encaissant l'égalisation brestoise avec une frappe de Samuel Grandsir qui lui passe entre les jambes. Malgré ce but concédé ainsi qu'une énorme frayeur en première période pour un contrôle approximatif suivi d'une relance qui ne l'était pas moins, le gardien a plutôt justifié son statut d'international grâce à une première prestation solide. Sans offrir de parade déterminante ni spectaculaire, Rico a montré son assurance, son expérience en réalisant une succession d'arrêts importants et nécessaires pour maintenir son équipe, notamment lors d'un premier acte globalement peu maitrisé.

Diallo : Baladé entre le côté gauche et l'axe, l'international espoirs français a, cette fois, débuté aux côtés de Thiago Silva au sein de la charnière parisienne. Une présence rassurante dont il a su amplement profiter, se montrant sérieux dans les duels et affichant un calme autoritaire à la relance bienvenu face à une équipe joueuse au pressing haut. Maillon fort de son équipe, cette performance satisfaisante, malgré un carton jaune dans le temps additionnel, confirme que Thomas Tuchel peut compter sur Diallo en toutes circonstances.  

Thiago Silva : Moins précis et souverain qu'à l'accoutumée, il a cependant fait preuve d'un sens du sacrifice pour contrer une frappe d'Autret avant la mi-temps et dégager, juste après, un ballon chaud dans sa surface d'un retourné acrobatique quelque peu désespéré. Un registre différent pour le capitaine parisien, pris par l'agressivité et la vitesse de Cardona sur le but adverse, qui a compensé ce manque de justesse dans les transmissions et interventions par un sens de l'anticipation et de nombreux jaillissements intelligents.

Kurzawa : De retour comme titulaire, l'arrière gauche a livré une prestation contrastée puisque son manque d'agressivité et de vitesse d'exécution a nui au rendement de ses nombreuses montées et velléités offensives. Lent et parfois peu inspiré, il a toutefois semblé manquer de rythme et de confiance pour aller au bout de ses intentions. Attentif et rarement mis en difficulté défensivement, il signe une prestation pleine d'envie mais où il a malheureusement fini par ralentir son équipe et gâcher certaines opportunités, surtout lors du premier acte. De bonnes intentions inabouties, c'est déjà positif et dans la lancée de sa seconde période à Bordeaux pour un joueur quelque peu à la dérive.

Dagba : S'il a bien occupé son couloir et utilisé les boulevards dans le dos d'un Perraud offensif, le jeune latéral parisien a pêché dans l'animation et le dernier geste. Trop peu entreprenant et affirmé, il n'a pas suffisamment exploité les situations avantageuses pour se montrer dangereux alors même que ses rares centres ont justifié la qualité de son pied droit. Dans la lignée de sa première titularisation en Ligue des champions mercredi, sa prestation entraînante mais timide laisse inévitablement sur sa faim. Du potentiel, du teasing mais au détriment du contenu et de l'efficacité.

Gueye : Dur de savoir si c'est le retour dans un milieu à deux avec un rôle plus défensif ou l'enchaînement des matches mais le Sénégalais a bien redressé la barre après plusieurs matches compliqués. Associé à Verratti pour former un duo de petits pour le moins coriaces, l'ancien d'Everton va être très présent à la récupération tout au long du match, réussissant un nombre important d'interceptions et autres récupérations de balle. Sa présence aura permis d'équilibrer le 4-2-3-1 parisien en permanence et il aura fait le boulot dans la distribution du jeu, de façon simple et efficace vu que d'autres étaient là pour ça. S'il devait y avoir un reproche le concernant, ce serait ses quelques difficultés face au pressing adverse.

Verratti : Trois jours après être sorti épuisé, l'Italien avait retrouvé du gaz et a été au four et au moulin, comme son compère du milieu Idrissa Gueye, pendant bien 70 minutes. Il a eu bien du mal sur la fin mais aura été au coeur du jeu parisien dans toutes les phases auparavant. Agressif à la récupération et jamais avares d'efforts pour couvrir des zones parfois loin de son positionnement théorique, il aura en plus dirigé la manoeuvre comme il le fait si bien. Souvent pressé mais bien rarement dépossédé du ballon bien que parfois un peu trop gourmand, il aura souvent fait les bons choix et est par exemple impliqué sur le but parisien. C'est aussi lui qui a souvent trouvé Di Maria et leur relation a éclairé le jeu parisien. 

Marquinhos l'a remplacé pour les 10 dernières minutes et l'entrée du Brésilien a été très positive. Alors que Brest commençait à sérieusement solliciter la défense parisienne, son impact défensif a fait beaucoup de bien et il a complètement annihilé les coups de boutoir adverse dans le jeu, le Stade Brestois n'étant alors plus dangereux que sur les phases arrêtées. 

Draxler : Pour sa première titularisation depuis le mois d'août, l'Allemand n'avait pas un rôle simple à interpréter en étant en soutien de Cavani mais avec deux milieux offensifs qui n'hésitaient pas à rentrer à l'intérieur. Sa marge de manoeuvre était pour le moins réduite et il va d'ailleurs avoir du mal à rentrer dans son match malgré de bonnes intentions. Juste techniquement mais pas toujours au bon endroit et un peu timide dans les duels, il va commencer sa partie à la demi-heure de jeu et est celui qui lance parfaitement Di Maria vers le but. Il monte alors en régime alors que les espaces s'ouvrent et finit très bien. Sa deuxième période sera dans le même ton, d'abord timide et trop limitée en terme de différences faites puis une belle fin alors qu'il était pourtant tout proche de sortir. Son match est finalement simple à résumer : Draxler a été bon quand il a eu de la place pour s'exprimer.

Sarabia : Comme de nombreux autres, il faisait son retour dans le onze de départ et l'Espagnol est probablement celui qui a le moins su tirer son épingle du jeu. Vaguement côté droit mais plus dans le demi-espace qu'autre chose, il a bien du mal à rentrer dans sa partie mais y parvient peu à peu. Si le déchet est bien présent, il y a au moins de l'activité et on le trouve dans le dernier tiers. C'est pourtant bien loin de son but qu'il enclenche l'action du 1-0. S'il tente bien de s'insérer dans le jeu, il ne va pas vraiment y parvenir et sa seconde période est une lente agonie. Complètement à l'envers, il va à peu près tout rater. Il faut en revanche saluer son courage pour aller presser alors que lui-même sentait bien que son match était en train de lui échapper. Il aura assumé sa partie défensive jusqu'au bout, ce qui fait malgré tout trop peu.

Choupo-Moting l'a remplacé et celui que Tuchel présente souvent comme un excellent remplaçant a encore prouvé sa capacité à bien rentrer dans un match. Après une tête à côté, il est largement impliqué sur le but de la victoire avec un centre que Brest n'a pas su gérer. Outre cette action décisive, il a fait preuve à plusieurs reprises d'une belle justesse technique et a travaillé défensivement de façon efficace.

Di Maria : Après plusieurs matches à droite, l'Argentin était de retour à gauche mais rien n'a changé pour lui, il a encore été le maillon fort de l'attaque parisienne et a fait pencher le jeu sur son aile par sa seule présence. Très en jambes moins de trois jours après être sorti du terrain épuisé, il a tenté d'accélérer le jeu en permanence. Il y a forcément eu du déchet et un peu de gourmandise de sa part mais c'est la plus même gourmandise qui lui fait réaliser ce délicieux ballon piqué pour ouvrir le score. Un peu plus fatigué au fur et à mesure que le match passe, il passe moins de dribbles mais sa patte gauche reste affûtée et il fait régulièrement mal dans les passes. Et s'il n'est pas impliqué dans le deuxième but, il aura été la première source d'inspiration dans le dernier tiers du terrain et le meilleur Parisien.

Cavani : Forcément très observé pour son retour comme titulaire, il tente vite de se montrer disponible et on le retrouve en appui pour ses partenaires et très disponible dans les premiers instants du match. Cela ne dure pas trop et il apparaît peu à peu comme à contre-temps de ses coéquipiers, ceux-ci ne parvenant à le trouver et utilisant seulement ses appels pour avoir de l'espace. Peu à peu, la justesse technique de Cavani va aussi s'étioler et il devient alors un joueur bien dur à servir, l'entente avec ses partenaires se dégradant au fur et à mesure de la partie. Sa première frappe est après près d'une heure de jeu, une reprise qu'il n'assure pas, et même sa spéciale avec Di Maria, la tête au premier poteau, n'est pas cadrée peu avant sa sortie. Un match à oublier donc, même si l'objectif était de lui donner du rythme. Pour la confiance, il faudra en revanche repasser.

Icardi l'a remplacé et l'Argentin n'a pas eu besoin de beaucoup de temps pour montrer la différence entre eux deux à cet instant. Buteur dès son deuxième ballon sur un enchaînement plein de finesse, il est de nouveau dangereux dans la foulée sur une lourde frappe qui n'attrape pas le cadre. Une entrée réussie donc.

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