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Son futur au PSG, Galtier, la C1, la MNM, Ander Herrera se livre

Publié le jeudi 23 juin 2022 à 13:03 par Mathias Luis
Ander Herrera a profité de ses jours de repos pour donner un long entretien au média espagnol AS. Le milieu de terrain de 32 ans a confirmé qu’il continuerait au PSG la saison prochaine, notamment. L’Espagnol a également évoqué la Ligue des Champions, l’arrivée de Christophe Galtier ou encore la MNM et son organisation.

Avenir

Ander Herrera et son futur au PSG :

« Je veux continuer et profiter d’un club en pleine croissance entouré des meilleurs footballeurs du monde »

« Oui, je vais continuer. Je suis ici depuis trois ans et je suis heureux. Je pense que c’est un projet auquel il manque toujours la cerise sur le gâteau. Avec toute l’exigence que j’ai envers moi-même, je veux continuer et profiter d’un club en pleine croissance entouré des meilleurs footballeurs du monde. J’aime mon quotidien, la ville et mes coéquipiers. Ma famille est heureuse et je veux continuer. »

N’avez-vous pas envisagé de retourner à l’Athletic Bilbao ? 

« Mon intention est de continuer au PSG. J'admire l’Athletic Bilbao. Je suis un fan de Saragosse, mais je donne toujours l'exemple que le Real Saragosse ressemblait un peu à l'Athletic. Pas en philosophie, parce que c'est impossible, mais dans l’estime de soi, en défendant ce qui est à nous... »

Peur de la concurrence qui arrive ?

« C’est quelque chose qui me plaît. À Manchester, on m’a posé la même question lorsque Schweinsteiger, Matic, Pogba ou Freid étaient là. Danilo, Gueye, Rafinha sont venus à Paris... et J’ai joué et ai toujours eu des responsabilités. Ça a fait de moi un meilleur footballeur. J’aime avoir des milieux à mes côtés qui me rendent meilleur ainsi que l’équipe. » 

Bilan personnel de la saison :

« Jusqu'en janvier, c'était l'une des meilleures saisons de ma carrière, voire la meilleure. Puis, tout a changé. J’ai eu une petite blessure aux ischio-jambiers puis un problème aux yeux qui m'a empêché de jouer pendant deux mois et demi, et je ne sais pas d'où cela est parti. Cela a commencé comme une conjonctivite puis ça s'est aggravé, j'ai même infecté ma famille et ce fut quelques mois assez désagréables. »

L'entraîneur

Sur l’arrivée de Galtier : 

« Chaque fois que je l'ai affronté, ils ont utilisé un 4-4-2 avec un bloc très serré, où il était très difficile de faire circuler le ballon entre les lignes car ils étaient très agressifs dès que vous faisiez une erreur pour être capable de partir en contre. C'était une équipe difficile à battre et ils ont été champions avec Lille, ce qui était un exploit. Côté football, c'est ce que je peux dire, mais Mauricio est toujours notre entraîneur. »

Manque de stabilité sur le banc du PSG ?

« Non. On parle du PSG parce que les gens aiment beaucoup parler du PSG. Beaucoup d'équipes changent d’entraîneur et on ne parle pas d'un manque de stabilité. Combien de coachs ont eu Tottenham ou l'Inter ? Ou le Barça ? Le PSG est sur toutes les lèvres et on l'accepte, mais je ne vois pas un changement d'entraîneur comme un manque de stabilité. Même comme ça, vous pouvez avoir un projet. »

Ligue des Champions

Pourquoi le PSG n’a toujours pas gagné la Ligue des Champions ? 

« Parce qu'il y a deux ans, nous avons raté de nombreuses occasions contre le Bayern à Lisbonne dans une finale que nous méritions de gagner. Et puis parce que le football est compliqué, souvent deux plus deux ne font pas quatre. Cette saison, nous étions supérieurs au Real Madrid sur 160 minutes, mais il leur a fallu 20 minutes de lucidité pour nous éliminer. C'est du football. C'est pourquoi nous l'aimons tant. Et je ne veux enlever aucun mérite à Madrid, car la réalité est qu'ils ont quelque chose de spécial et ils l'ont démontré. Il faut tirer son chapeau devant cette capacité à surmonter l'adversité. Mais si on se focalise sur nous, je pense que nous étions supérieurs. »

 « Je pense que nous étions supérieurs. [...] J'ai du mal à le trouver une explication »

Le match face au Real Madrid, un problème mental ? : 

« Non je ne pense pas. Jusqu’au 1-1, l'équipe allait vraiment bien. Et c'est que le deuxième but est arrivé en un rien de temps. Et puis vint 3-1. Je ne pouvais pas être sur le terrain à cause de ce problème avec mes yeux, mais je peux imaginer le sentiment d'incrédulité de mes coéquipiers. J'ai du mal à le trouver une explication. Je pense un peu à cette aura spéciale que le Real Madrid a face auquel il ne faut rien leur donner. Normalement, toutes les équipes doivent très bien jouer pour gagner. Madrid, non. »

Mbappé et MNM

La prolongation de Mbappé :

« Nous n'avons pas été surpris par la décision, nous avons été surpris par le timing. Nous pensions que ce serait une semaine ou dix jours plus tard. Nous sommes très heureux de pouvoir profiter de celui qui sera possiblement le meilleur joueur des dix prochaines années. »

Comment faire avec la MNM sur le terrain ? 

« Nous savons que nous avons besoin d'un bloc de joueurs travaillant pour obtenir la meilleure version des trois. Nous l’avons parfois eu au cours de la saison. En tant que milieu de terrain, je suis ravi de faire ce travail car ils sont déterminants et ils vont vous faire gagner des matchs. Peu m'importe de parcourir 14 kilomètres par match s'ils doivent être reposés à l'avant. Ce que je dois faire, c'est travailler pour que ces trois joueurs reçoivent le ballon dans les meilleures positions et dans les meilleures conditions physiques possibles. 
Je ne vois aucun problème avec ce trio sur le terrain. À Madrid, je me souviens des moments, surtout avec Mourinho, où ils étaient un bloc de six ou sept joueurs en défense parce que quand ils volaient le ballon, il y en avait trois qui volaient. Avec Cristiano, Benzema, Di María... Il s'agit de travailler dessus
. »

Herrera, un joueur à part

Vous êtes un joueur qui sort un peu du lot, très analytique. Vous êtes comme cela dans le vestiaire ? 

« Celui qui est à l'extérieur d'une certaine manière ne peut pas changer à l'intérieur. J'essaie d'être naturel avec mes coéquipiers tout comme avec mes amis de longue date de Saragosse. Je sais que les footballeurs sont égoïstes par nature, mais dans le cas des entraîneurs, j'essaie toujours de sympathiser avec eux. Si je ne joue pas, je cherche la raison. Je ne dis pas que c'est un désastre, qu'il ne m'aime pas... J'aime réfléchir sur le pourquoi du comment. Il y en a beaucoup qui demandent aux entraîneurs pourquoi ils ne jouent pas. J'essaie d'analyser les raisons par moi-même et d'en tirer mes propres conclusions. À ce jour, cela n'a pas été mauvais pour moi. De plus, nous, les joueurs, pensons souvent que le football, c'est 11 joueurs. Et ce n'est pas comme ça. Il suffit de voir à quel point Rodrygo a été important dans la Ligue des champions de Madrid... »

« Si je ne joue pas, je cherche la raison. Je ne dis pas que c'est un désastre, qu'il ne m'aime pas... J'aime réfléchir sur le pourquoi du comment. Il y en a beaucoup qui demandent aux entraîneurs pourquoi ils ne jouent pas. J'essaie d'analyser les raisons par moi-même et d'en tirer mes propres conclusions. »

Dans des périodes où tout est très exposé comme aujourd’hui, vous avez été à plusieurs occasions au centre de l’attention pour vos analyses d’après-match, qui sont très différentes de celles de nombreux joueurs. 

« Quand je parle avec un journaliste, j'essaie de faire une analyse comme je la ferais avec un ami. Pas à cent pour cent, logiquement, car il faut parfois arrondir les angles dans ce que l'on dit. Si je devais dire des banalités, je préférerais ne rien dire. J'essaie de dire ce que je pense avec le plus grand respect envers mes coéquipiers, mes entraîneurs et mon club. Je suis fan de foot et j'aime écouter des interviews de joueurs ou d'entraîneurs et j'aime qu'ils me transmettent quelque chose. Je tiens aussi à dire que je comprends ceux qui ne le font pas par peur de la répercussion que peut avoir une phrase mal dite. C'est pourquoi quand ils me demandent, je prends quelques secondes pour répondre. J'aime dire ce que je pense vraiment. »

Vous avez côtoyé de nombreux grands milieux de terrain comme Tiago, Gabi, Pogba ou Verratti. L’un d’eux vous a particulièrement marqué ? 

« Ils sont tous différents. Il faudrait faire du cas par cas. Le meilleur avec qui j’ai joué est Verratti, mais j’ai joué avec de grands joueurs. Thiago, que dire de Pogba, l’un des footballeurs avec certaines des qualités les plus impressionnantes ... Ou Schweinsteiger,  qui est venu à United à la fin de sa carrière, mais c'était incroyable de le voir. Pourtant, j'ai une dévotion particulière pour Verratti. Un footballeur pense toujours qu'il doit jouer, mais s'il joue à votre place... Rien à dire (rires). Je le mets au niveau de Xavi et Iniesta. »


Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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