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Le coup de sang de Brassier, les fulgurances du PSG, le duo Hakimi-Dembélé, la conférence de presse d'Eric Roy après PSG/Brest (3-1)

Publié le jeudi 8 février 2024 à 12:00 par Jean Chemarin
Impressionné par les fulgurances offensives du PSG et le duo Hakimi/Dembélé, Eric Roy estime l'équipe de Luis Enrique prête à six jours de la réception de la Real Sociedad en Ligue des champions. L'entraîneur brestois a aussi regretté l'expulsion de son défenseur central Lilian Brassier après une énorme faute sur Kylian Mbappé.

Votre équipe surprend les observateurs. Êtes-vous fier de votre équipe après ces deux matches face au PSG ?

« On se rend compte qu’on a été le plus en danger quand nous on avait le ballon »

« Je suis très fier effectivement de mon équipe. C’est un sentiment qui m’anime après cette double confrontation au Parc des Princes. Très fier parce que c’est vrai que tant qu’on a été en égalité numérique, l’équipe a joué sa chance à fond, l’équipe a essayé de produire du jeu, a essayé de mettre en difficulté cette équipe du Paris Saint-Germain et on sait que ce n’est pas facile. Après, on a été mis en difficulté par leurs accélérations, leurs transitions quand ils ont récupéré le ballon. On se rend compte qu’on a été le plus en danger quand nous on avait le ballon. On l’a perdu une ou deux fois et ça nous a coûté cher, mais dans l’ensemble le petit regret, c’est d’avoir eu les premières occasions et de ne pas avoir eu le petit brin de réussite pour qu’au lieu d’un poteau sortant ce soit un poteau rentrant. Une ou deux situations qu’on aurait pu mieux jouer, mais dans l’ensemble je suis satisfait et heureux parce que l’équipe a encore rendu fiers ses supporters et tous les suiveurs du Stade Brestois ont vécu de belles émotions ce soir je pense. »

Une petite frustration après ce match ? Notamment après les deux erreurs, celle de Locko sur le premier but puis l’expulsion de Brassier ?

« Lilian (Brassier) aurait dû être beaucoup plus malin et faire attention »

« Il y avait déjà à la mi-temps un sentiment de frustration chez les joueurs. Tu perds 2-0 alors que t’as l’impression que tu as fait un bon match, mais après il y a tellement de talent en face que dès que tu fais une erreur tu peux le payer cash. Donc bien sûr qu’il y a de la frustration, mais en même temps mon plus gros regret c’est l’expulsion de Lilian (Brassier) qui aurait dû être beaucoup plus malin et faire attention. On avait déjà envoyé Brendan (Chardonnet) s’échauffer parce qu’on sentait que… Et que pour nous ce qui est important, c’est ce qui arrive ensuite, ce qui suit (en parlant de la Ligue 1, ndlr). Donc la déception est là, la frustration aussi parce que l’équipe a été courageuse et a encore montré certaines vertus et valeurs qui sont les nôtres et ça quelque part, on ne se renie pas et c’est bien. »

Vous avez à chaque fois fait mal au PSG cette saison. C’est quoi la clé pour faire souffrir cette équipe version Luis Enrique ?

« C’est une équipe très dangereuse parce qu’elle est capable de fulgurances »

« Si tu veux produire du jeu, prendre des risques dans la construction et que tu le perds dans tes 40 mètres à toi, tu peux être vite sanctionné. Après inversement, je sais que Luis aimerait que son équipe ait un peu plus le ballon… Sur la première mi-temps, c’est nous qui avons eu le plus de possession, sur les stats, donc voilà. Un match, c’est toujours un rapport de force. Tu veux mettre des choses en place, mais parfois tu n’y arrives pas. Mais bon, ce PSG a cette capacité à pouvoir maîtriser le ballon, avoir beaucoup de possession, mais en même temps s’ils sont en difficulté et pas forcément dans un très bon jour, ils peuvent faire très mal également. C’est un peu le paradoxe de cette équipe parisienne, qui est redoutable. Quand on voit partir Barcola, Dembélé et Mbappé, même moi sur le banc qui suit près du terrain, ça me fait mal au cœur. Je me dis « waouh, les efforts qu’il faut faire pour les récupérer… ». C’est une équipe très dangereuse parce qu’elle est capable de fulgurances et c’est quelque part ce qui fait sa force, avec des attaquants de classe mondiale. »

Est-ce que vous sentez le PSG prêt pour son match face à la Real Sociedad ?

« Moi je les sens prêts oui, parce que sincèrement je ne vois pas comment la Real Sociedad pourrait résister à ces fulgurances offensives, à cette capacité à faire des différences incroyables. Qu’on ait le ballon, qu’on n’ait pas le ballon, transition pas transition, maîtrise pas maîtrise… je les sens monter en puissance et c’est vrai qu’on sera supporters du PSG et on espère sincèrement qu’ils passeront ce tour. »

Qu’avez-vous pensé du coup de sang de Brassier ?

« Brassier pensait avoir le ballon, mais ça va trop vite »

« Je ne pense pas que c’est un coup de sang. Je pense que malheureusement il pense qu’il va avoir le ballon, mais ça va trop vite. Après, je pense qu’il a manqué de discernement parce que justement il ne doit pas s’engager. Quand tu as déjà un carton et que tu as en plus fait une faute cinq minutes avant qui était déjà tendancieuse… Après voilà, je ne veux pas lui jeter la pierre non plus parce que ça va tellement vite en face. Des erreurs de jugement, c’est normal, tu crois que tu vas avoir le ballon et en fait tu ne l’as pas. Lilian, je le connais, ce n’est pas un méchant garçon, il n’avait pas du tout la volonté de faire mal. C’est juste que sur cette action-là, c’est allé trop vite. Mais comme je l’ai dit, quand on est comme ça, il faut se protéger. Quand on est défenseur, parfois il ne faut pas entrer dans le duel si tu ne veux pas être éliminé. Voilà, il apprend, il reste un jeune défenseur central avec beaucoup d’avenir, beaucoup de qualités, mais il continue à apprendre à tous les matches. »

Comment avez-vous essayé de contrer la doublette Hakimi-Dembélé ?

« Le PSG, avec ou sans ce duo, ce n’est pas la même équipe »

« C’est évident que le PSG, avec ou sans ce duo, ce n’est pas la même équipe je pense. Quand j’ai vu le onze, je me suis dit qu’ils mettaient leur meilleure équipe possible à mon sens. Donc c’était la preuve déjà qu’ils nous respectaient beaucoup et que quelque part ils souhaitaient se qualifier. Nous, avec notre 4-4-2 losange et un peu plus de monde à l’intérieur du jeu, on voulait prévoir les appels en profondeur d’Hakimi. Mais après, tu as beau le prévoir, s’il court deux fois plus vite que toi, c’est compliqué aussi. Même si on a mis des choses en place, on n’a pas pu régler tous les problèmes et il y en avait pas mal. Mais en même temps, on a montré aussi beaucoup de qualités et on a marqué un superbe but. »


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