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OM/PSG, les blessés de retour, les JO, etc, la conf' complète de Luis Enrique

Publié le samedi 30 mars 2024 à 15:46 par Philippe Goguet
C'est un Luis Enrique plutôt en forme qui s'est exprimé à la veille d'OM/PSG. Il n'a pas tenté de cacher l'importance du match, même s'il est resté flou concernant ses choix de jeu à venir, et a évoqué bon nombre de thèmes d'actualité : les retours des blessés, la trêve internationale, les Jeux Olympiques, etc. Voici ses propos en intégralité.

A vos yeux, quel est le match le plus important entre ce match de championnat demain qui est l'un des plus attendus de la saison et la demi-finale de Coupe de France que vous allez jouer trois jours plus tard qui est un match éliminatoire ? Et vous pouvez pas me répondre les deux parce que c'est une réponse qui est trop facile.

« (sourire) Donc c'est une question avec des conditions, je ne peux pas dire ce que je veux, qu'est ce que tu veux que je dise ? Le seul match qui existe c'est celui de demain. »

Après la trêve, pouvez-vous faire un petit point sur les retours : Marquinhos sera-t-il apte dimanche tout comme Milan Skriniar et concernant Bradley Barcola, on est sur quelle longueur d'indisponibilité ?

« Je ne peux pas parler de durée, c'est quelque chose qu'on laisse entre les mains des médecins et du joueur, c'est privé, c'est personnel, ça appartient aux joueurs dans ces cas là. Mais je crois vraiment que, après cette trêve internationale, les joueurs sont tous presque à disposition pour demain. Demain vous verrez quelle est la liste des convoqués mais ils sont tous presque en condition de compétition parfaite. Maintenant, nous avons besoin de voir dans le processus de la semaine quel est le timing idéal pour qu'ils puissent revenir car nous sommes en train de jouer les titres de la saison donc il y a un moment de la saison où tu peux choisir ce qui est le mieux pour le joueur.

« On est en train de choisir ce qui est le mieux pour l'équipe, de quoi a besoin l'équipe »

Mais maintenant, on est en train de choisir ce qui est le mieux pour l'équipe, de quoi a besoin l'équipe parce que les compétitions sont ce qu'elles sont et nous avons besoin de gagner tous les matchs qui restent et toutes les compétitions qui restent. C'est pour ça que l'équipe passe au dessus de l'intérêt personnel mais je répète que si je dois parler en termes de ce que j'ai vu lors de l'entraînement d'hier, c'était tout à fait spectaculaire, le rythme de tout le monde à l'entraînement. Je les vois et je crois qu'ils sont tous susceptibles de revenir et c'est quelque chose qui me plaît beaucoup. »

Après Montpellier (6-2), il y a une stat qui a été révélée qui explique que le Paris Saint-Germain est l'équipe qui marque le plus de buts en dehors de la surface de réparation dans les cinq grands championnats. Est-ce que pourriez nous dire si c'est un exercice que vous travaillez à l'entraînement et nous décrire ce qui se passe à l'entraînement de ce point de vue là ? Et pourquoi c'est important que cette équipe marque en dehors de la surface de réparation ?

« Une équipe de football doit avoir des recours et tirer profit de toutes les caractéristiques qu'elle a donc ça dépend du type de match, ça dépend de la défense de l'adversaire. Parfois il vaut mieux faire des centres, des centre-tirs, des tir à distance. Donc on a des phases d'attaque où on travaille toutes sortes de types d'attaques mais c'est vrai que c'est une statistique importante parce que les joueurs sont très bons sur cet aspect du jeu.

« Des joueurs comme Vitinha, Lee, Mbappé, Asensio, Kolo Muani, Gonçalo Ramos, ce sont des joueurs qui sont capables de tirer à distance »

Des joueurs comme Vitinha, Kang-in Lee, Kylian Mbappé, peut-être Marco Asensio, Kolo Muani, Gonçalo Ramos, ce sont des joueurs qui sont capables de tirer à distance et on n'insiste pas particulièrement là dessus. Au fil de la semaine, on a abordé différentes situations de jeu qu'on veut voir pendant le match mais pour ces buts en dehors de la surface de réparation, ça dépend évidemment exclusivement de la qualité des joueurs. Certains joueurs sont capables de le faire, d'autres pas. »

Est-ce qu'il est possible sur un match comme celui là contre Marseille avec historiquement, et vous avez sans doute dû le mesurer à une attente très très forte des supporters parisiens, de se passer de Kylian Mbappé titulaire ?

« Tout est possible dans la vie. Ce dont je suis conscient et ça fait déjà quelques mois que je suis là, c'est que je suis très conscient de l'importance du classique pour nos supporters pour le club. Cette rivalité est historique et, donc bien sûr mon désir c'est que tout se passe pour le mieux qu'il y ait du spectacle, qu'on voit un grand match de foot entre deux très bonnes équipes, et notre objectif est évidemment d'aller gagner ce match, de nous rapprocher encore plus du titre de champion et de gagner contre notre éternel rival.

Ca, c'est notre objectif évidemment mais, bien sûr, en tant que responsable de mon équipe, responsable au sein du club, je dois voir très clairement ce match mais avoir aussi une vision générale de ce qui est mieux pour nous. Ca, c'est mon travail donc je dois prendre des décisions et je le ferai en pensant à ce que moi je considère comme meilleur pour l'équipe. Cela signifie bien sûr qu'il y aura des gens qui ne seront pas d'accord mais on va aller à Marseille pour être compétitif et notre but est de donner une grande joie à nos supporters. »

Vous avez été sélectionneur de l'Espagne, les joueurs sont revenus de la trêve de mars avec énormément de blessures dont Barcola qui a été touché et cinq joueurs du côté de l'OM, est-ce que vous pensez qu'il faudrait repenser justement ce calendrier avec cette trêve de mars pour mieux préserver les joueurs dans cette période de mars avril avec des matchs cruciaux pour l'europe ou le maintien selon les clubs ?

« Je crois que c'est un thème sur lequel tous les entraîneurs et sélectionneurs sommes d'accord, le calendrier est très très intense. Je ne vais pas être hypocrite, je ne l'étais pas quand j'étais sélectionneur de l'Espagne et je crois ne pas l'être maintenant non plus que je suis entraîneur du club. La santé est très importante pour le joueur mais les blessures font partie de tout ça. Le calendrier, les voyages, la pression, c'est parfois difficile de tout accepter de tout encaisser mais je crois que, pour l'avenir et au présent, c'est un thème qu'on doit contrôler afin de faire en sorte que les joueurs présentent le meilleur spectacle possible. Le football est un show, un spectacle et plus ils sont reposés meilleure est la performance. C'est quelque chose qui est bénéfique pour tout le monde, les clubs, les joueurs, les entraîneurs mais il n'y a rien plus là-dessus. Un calendrier meilleur pour tout le monde, évidemment ça ne dérangerait personne. »

Même question qu'avant le match de coupe au tour précédent, est-ce qu'il y a une possibilité de voir les gardiens tourner pour ce match face à Marseille avant la demi-finale de coupe ?

« J'insiste beaucoup auprès de mon effectif, auprès de mes joueurs, ton travail de professionnel, c'est d'être prêt »

« Tout est possible ! Vous me connaissez maintenant, pourquoi pas ? Tout est possible, il y a une chose sur laquelle j'insiste beaucoup auprès de mon effectif, auprès de mes joueurs, ton travail de professionnel, c'est d'être prêt. Prêt pour l'échauffement, prêt pour une minute et si tu as la chance de jouer, tant mieux. Mais si tu ne joues pas, tu peux aider ton équipe depuis le banc, depuis les tribunes, tu peux aider pendant un entraînement. C'est ton objectif, c'est ton obligation. Le reste, c'est un prix, une récompense, mais c'est possible. Moi, je veux que tout le monde soit prêt. Peut-être que le match le plus important de l'année, les joueurs qui ont joué le plus ne le joueront peut-être pas, mais l'essentiel c'est que tous les autres soient toujours prêts. »

Marquinhos, Skriniar, comment vous gérez le fait que pendant pendant l'absence de ces joueurs-là, il y a d'autres joueurs qui peuvent se révéler comme Lucas Beraldo : est-ce que vous privilégiez la dynamique ou l'expérience voir le statut du joueur qui revient ?

« Pour moi, c'est la situation idéale. Un joueur est blessé, il sort et, à ce moment-là, un joueur qui en théorie n'est pas dans le onze de départ rentre et fait gagner des matchs tant mieux. Donc si ce que l'on cherche c'est qu'il y ait toujours la plus grande compétitivité et rivalité dans les entraînements, moi c'est ce que je regarde, que chacun apporte quelque chose de plus et de vital pour l'équipe. Donc pour moi cette situation est parfaite et je gère ça de façon individuelle en fonction de ce que mérite le joueur, en fonction de ce que je considère comme meilleur pour l'équipe mais c'est une situation que je connais très bien. Je l'ai vécue très souvent c'est une situation qui, personnellement, me ravit. »

(La question n'a queue ni tête mais peut être résumée de la sorte) Est-ce qu'apporter de la verticualité permet d'avoir un football plus efficace ?

« Je ne me souviens pas si c'était lors de la présentation ou pendant l'une des premières conférences de presse mais j'ai toujours vu le football comme un spectacle, comme si tu allais au théâtre ou au cinéma, tu veux voir un bon film et, nous, on ne calcule pas sur le résultat, on ne tergiverse pas, ni à domicile et à l'extérieur, ça peut aboutir à des résultats plus ou moins bons mais notre intention, sans aucun doute, c'est de donner un très bon spectacle, d'essayer d'être offensif et chaque match a le même objectif que ce soit à domicile ou à l'extérieur.

C'est évident qu'il ya des nuances mais je suis assez fier de ça en tant qu'entraîneur, de savoir que mon message ne change pas, ne varie pas pour les joueurs. Il n'y a pas de lecture entre les lignes, il n'y a à aucun moment l'intention d'aller faire match nul, c'est quelque chose qui n'existe pas dans mon référentiel. C'est une philosophie qui me plaît beaucoup et je crois que ça plaît beaucoup aux joueurs. »

Avez-vous pu voir le match entre le Brésil et l'Espagne, avec Yamine Lamal que tu vas retrouver avec Barcelone ? 

« Bien sûr que je l'ai vu ce match, c'était plutôt Espagne/Brésil (3-3). Mais en général, je ne parle pas de joueurs qui ne sont pas au PSG. Mais j'ai aimé par exemple j'ai aimé que les supporters de Madrid applaudissent un joueur de Barcelone, et donc aussi qu'un joueur de 16 ans soit capable de sortir du stade de l'éternel rival et être applaudi, ça c'est quelque chose qui me plaît beaucoup et qui donne beaucoup d'espoirs.  »

L'équipe a peut-être commencé le début de l'année avec des doutes, maintenant ils comprennent mieux ce que tu leur demandes, l'équipe est plus compacte et c'est maintenant que les choses se décident avec la Champions League. Est-ce que, ce qui te semble essentiel, c'est que l'équipe arrive en étant meilleure à la fin de la saison ? 

« Moi, j'ai une opinion très différente de celle des journalistes, c'est logique. Le processus normal tout au long de la saison est logique. Au début, c'est toujours difficile pour le joueur d'assimiler l'idée sur le plan individuel et sur le plan collectif surtout mais, depuis de nombreux mois, je vois des choses qui me plaisent beaucoup et je vois ce que j'avais envie de voir et je crois que, sans aucun doute grâce à ce que je perçois dans les entraînements, je sens que tout le monde a pu aider au fil de la saison. Il y en a bien sûr qui ont plus de poids que d'autres mais je sens que tout le monde a cette option et est capable d'aider l'équipe à des moments déterminants.

« Pour que les joueurs se sentent importants, il faut leur donner du temps de jeu de qualité, des vraies minutes »

Et je répète que c'est quelque chose de très positif, c'est quelque chose qu'ils ont gagné mais évidemment on a une part de responsabilité là-dedans parce que, pour que les joueurs se sentent importants, il faut leur donner du temps de jeu, pas du temps de jeu de mauvaise qualité, des vraies minutes, du temps de compétition de qualité. Ca s'est passé pendant la saison et ça va se passer encore dans les deux mois qu'il reste et j'espère qu'on va pouvoir encore garder toutes ces options jusqu'à la fin de saison. »

Hormis la blessure malheureuse de Barcola, est-ce que vous êtes plutôt satisfait de l'état physique dans lequel vous retrouvez vos joueurs après cette période internationale et est-ce que, globalement, vous pensez que ce paramètre sera cette fraîcheur physique sera un paramètre essentiel voire décisif dans le match de dimanche ?

« Je crois que pour pouvoir analyser l'équipe, évidemment toute cette question physique est conditionnée par une saison qui est longue et qui a des hauts et des bas, donc la préparation physique c'est important. Vous disiez que, parfois, nos résultats avaient à voir avec la la préparation physique mais non, ça a à voir avec la complexité du football donc moi je ne m'inquiète pas du tout de l'état physique des joueurs.

 

« Il y a une ligne très fragile entre gagner et perdre dans les compétitions qui nous restent à jouer »

Ils sont bien préparés et je crois que sur ce point-là, j'ai des garanties totales sur le fait d'avoir une équipe capable d'avoir les meilleures performances. Et dans le futur, ça dépend évidemment de la réussite à un moment précis, il y a une ligne très fragile entre gagner et perdre dans les compétitions qui nous restent à jouer. »

Une question sur les Jeux Olympiques : plusieurs entraîneurs se sont exprimés sur le sujet, est-ce que vous allez libérer vos joueurs ?

« Moi, je ne suis pas propriétaire des joueurs, les joueurs ont un contrat avec le club. C'est évident que j'ai gagné une fois des Olympiades à Barcelone (1992) dans mon pays donc, évidemment, ce serait bizarre de ma part (de refuser). Ce qui est certain, c'est qu'il faut étudier chaque cas de façon individuelle. Evidemment, c'est difficile de faire l'Euro et les Jeux Olympiques, ça n'a peut-être pas beaucoup de sens parce que les joueurs ont des responsabilités envers leur club mais je pense qu'il faut traiter chaque cas de façon individuelle. Et il y a aussi la liberté du joueur qui rentre en compte mais, dans ce cas-là, je suis assez ouvert et je laisse faire mais il faut évidemment protéger les droits du club et, moi, je suis là pour défendre mon club. »

Vous avez dit que vous avez apprécié voir le public de Madrid applaudir les joueurs de Barcelone, est-ce qu'il faut comprendre que vous n'avez pas apprécié le public de Marseille qui a sifflé les joueurs du PSG ?

« France/Allemagne (à Lyon) je l'ai vu, je n'ai pas vu le match contre le Chili (à Marseille), mais, à chaque fois que je regarde un match, je baisse le volume donc je n'ai pas entendu tout ça, je croyais qu'ils avaient applaudi. »


Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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