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PSG/OL (0-0, 6-5 t.a.b), les performances individuelles

Publié le samedi 1 août 2020 à 4:28 par Philippe Goguet
Le PSG s'est imposé aux tirs au but lors de la finale de la Coupe de la Ligue face à l'OL à l'issue d'un match âpre et disputé même si Paris a eu les meilleures occasions. Retour sur les performances individuelles des joueurs parisiens.

Navas : S'il va bien avoir quelques vagues et peu dangereuses occasions à repousser en cours de partie, c'est lors de la séance de tirs au but que le gardien costaricien va faire la différence. Jamais très loin des frappes lyonnaises dans l'ensemble, il repousse finalement celle de Traoré et a ainsi offert à son équipe la possibilité de gagner cette coupe. Pour le reste, ses talents n'avaient pas vraiment été sollicités avant cette séance et seul son jeu au pied peut lui être reproché. Des détails par rapport à son énorme apport final.

Kurzawa : Aligné sur le côté droit, le latéral gaucher va forcément être gêné par ce rôle sur son mauvais pied et il va ainsi en permanence se retrouver dans le compromis entre le confort qu'il cherche et l'efficacité qu'il devait avoir. Bien que dans l'ensemble agressif et concentré dans ses interventions, il va parfois avoir du mal à gérer la profondeur avec Cornet face à lui et se fait ainsi prendre à quelques reprises dans son dos, notamment sur l'action où il se blesse, tandis qu'il n'a jamais vraiment réussi à le déborder en phase offensive, certes pas aidé par l'absence de soutien. Alors qu'il avait montré de très bonnes choses en première mi-temps au niveau physique en répondant au défi imposé par Cornet, sa seconde période était moins bonne à ce niveau-là et il semblait sur la pente descendante au moment où il se fait mal.

Kehrer l'a remplacé poste pour poste et l'Allemand a immédiatement montré un gros impact physique face à l'ailier ivoirien. Moins en difficulté que Kurzawa dans les duels alors que le Lyonnais avait déjà une heure dans les jambes, il va dans l'ensemble se montrer plus serein défensivement mais il ne va pas monter pour autant dans son couloir, à l'exception d'un bon centre en retrait d'entrée. Techniquement, il va dans l'ensemble se montrer fiable mais pas toujours parfait non plus.

Thiago Silva : Le capitaine était de retour dans l'axe droit de la défense centrale et il n'a pas été aussi bon que la semaine passée sans que ce léger changement de poste n'en soit réellement la cause. Sa présence générale est dans l'ensemble plutôt bonne et sa paire avec Kimpembe a fonctionné, le Brésilien rattrapant les quelques erreurs du Français et vice-versa. Dans les points négatifs du soir, il faut forcément souligner son déchet dans le jeu long alors qu'il a souvent tenté d'allonger la relance ou encore un avertissement logique face à un Dembélé qui lui avait imposé sa puissance dans le duel. Pour son dernier match en France sous les couleurs du PSG, Thiago Silva a largement rempli son rôle avant de sortir pour cause de crampes.

Paredes l'a remplacé et il est entré devant la défense, son poste de prédilection. Plutôt intéressant contre Saint-Étienne, il s'est cette fois-ci contenté de passes simples et de très peu de jeu vers l'avant. Il est également averti pour une faute où il est très en retard qui aurait pu lui coûter encore plus cher, sa seule activité défensive réellement notable. Il est en revanche l'auteur d'un penalty parfaitement exécuté.

Kimpembe : De retour dans le onze de départ, le gaucher parisien a eu du travail tout au long du match et il s'en est dans l'ensemble très bien sorti, malgré une erreur par mi-temps qui auraient pu coûter cher si elles n'avaient pas été vite rattrapées. Pour le reste, Kimpembe a largement répondu au défi physique imposé par Depay ou Dembele et a gagné la majorité de ses duels, notamment un capital face à Depay peu après la pause. Il a en revanche eu un peu plus de mal sur la fin avec les entrants, possiblement fatigué, mais il a aussi réussi un certain nombre d'interventions sur la largeur alors que ce n'est pourtant pas sa spécialité. De façon paradoxale, c'est peut-être dans la relance qu'il a le moins brillé, peinant à trouver des lignes de passes malgré de nombreux ballons passés par ses pieds.

Bakker : Le jeune néerlandais était encore titulaire et il a vécu sa pire mi-temps avec le PSG durant le premier acte. L'OL avait ciblé son couloir pour attaquer et ses insuffisances lui ont donné raison puisque les deux plus grosses occasions lyonnaises viennent de lui avec des oublis dans son dos. Trop juste techniquement, il se montre aussi en grande difficulté avec le ballon et sa volonté de toujours chercher Neymar ne va pas aider son équipe. Ce fut heureusement mieux après la pause avec plus de duels gagnés et moins d'erreurs défensives, possiblement car il fut moins sollicité. Alors que les espaces s'ouvraient peu à peu, ses courses ont aussi fait du bien et ont donné un peu de largeur au jeu parisien. Dans l'ensemble, ses capacités physiques auront été en vue jusqu'au bout de la partie tandis qu'il sera monté en gamme techniquement. Pas de quoi faire oublier non plus sa catastrophique première période qu'un adversaire de meilleure qualité aurait très probablement durement sanctionnée.

Marquinhos : De retour au milieu du terrain, le Brésilien va mettre quelques minutes à entrer dans sa partie et à retrouver ses repères. Parfois en difficulté dans son placement par rapport à sa défense et pas très inspiré à la relance, il monte en régime après un quart d'heure et va livrer une bonne première mi-temps, notamment quand il va trouver des joueurs devant lui pour lancer des attaques. Défensivement, il se montre aussi bien présent et malin, notamment devant Caqueret ou Aouar. Moins en vue après la pause alors que l'OL ne vient plus presser, il va peiner à retrouver son efficacité dans le jeu et livre un deuxième acte très neutre. Il finit la partie en défense centrale, prend un carton jaune mérité d'entrée et va surtout se contenter de contrôler des courses. Cela lui permet de signer une couverture qui vaut cher avant de laisser sa place sur crampes.

Diallo est entré pour les dernières minutes dans l'axe droit et il a à peine eu le temps de rentrer dans la partie qu'il était déjà sollicité sur un appel en profondeur où il n'a pas semblé très prompt. 

Gueye : Catastrophique durant une bonne partie de la partie contre Saint-Etienne la semaine passée, le Sénégalais ne va pas faire beaucoup mieux cette semaine dans un rôle à peine différent de relayeur droit, notamment en raison d'un OL qui presse fort. Encore une fois, Gueye va exprimer toutes ses limites avec le ballon, ses transmissions étant très loin du niveau requis, et il n'aide en rien l'avancée du ballon sur le terrain. Il signe malgré tout une belle frappe peu avant la mi-temps mais ce sera son seul éclair du match et il sort logiquement à l'heure de jeu, trop en difficulté dans les petits espaces.

Herrera le remplace et se place d'abord comme relayeur gauche avant de rebasculer rapidement côté droit. L'Espagnol va signer dans un premier temps l'une de ses meilleurs entrées de la saison avec tout d'abord de belles récupérations dont un gros retour dans la surface sur un centre bouillant. Averti de façon hallucinante alors qu'il semblait plus victime que coupable, il est aussi l'auteur d'un centre parfait pour Neymar juste avant la fin de la partie. Problème, il va complètement s'arrêter de jouer durant la prolongation et n'apporte plus rien, se contentant de dégager devant sans réussite. Une entrée un brin frustrante au final, mais un tir au but bien tiré.

Verratti : De retour dans le onze de départ, l'Italien a dans l'ensemble largement montré à quel point il était indispensable au PSG et il a signé une belle finale, conclue par un tir au but digne d'un expert de la discipline. Avant ce moment, Verratti avait été le Parisien qui avait su le mieux déjouer le pressing lyonnais, s'amusant régulièrement avec les joueurs adverses, même s'il a parfois aussi manqué de précision dans son jeu long après ses dribbles réussis. Dans l'ensemble très présent à la récupération durant toute la partie, il va être un peu plus irrégulier dans sa capacité à amener le ballon vers l'avant même si ses divers replacements entre la gauche et la droite du milieu ne l'ont probablement pas aidé. Dans un entrejeu dans l'ensemble peu inspiré, il l'a été pour plusieurs mais aurait probablement été plus à l'aise avec un meilleur soutien autour de lui...

Neymar : Buteur de la victoire la semaine passée, le Brésilien n'a cette fois-ci pas eu la même réussite alors qu'il aura pourtant régulièrement tenté sa chance : une frappe au ras du poteau pour illuminer la première période, une tête repoussée par Lopes qui aurait pu être celle de la victoire juste avant la prolongation puis un coup-franc complètement loupé juste avant les tirs aux buts au cours desquels il va, évidemment, assurer comme un roi d'une frappe d'une finesse et d'un toucher incroyables. Concernant son match en général, le Brésilien est apparu vif durant une bonne partie avant de finir complètement cuit pendant la prolongation. Il aura malgré tout été le principal inspirateur offensif des Parisiens, décrochant même quand les ballons n'arrivaient pas pour créer du jeu. Comme face à Saint-Etienne, il va aussi faire quelques mauvais choix et erreurs techniques mais il n'est jamais bien loin de faire la différence, à l'image de sa passe pour Di Maria qui fait expulser Rafael à la toute fin de la partie. Pas encore le meilleur Neymar mais le Brésilien est sur la bonne voie.

Di Maria : Après une finale complètement ratée la semaine passée, il n'a guère fait mieux même s'il provoque l'expulsion de Rafael en toute fin de match. Très discret en début de rencontre, El Fideo va entrer dans la partie après 20 à 25 minutes avec un peu plus d'activité mais son manque de jus va terriblement se faire sentir, l'Argentin peinant à de nombreuses reprises à finir les actions. Il manque régulièrement la petite étincelle habituelle et son passage sur l'aile gauche à l'heure de jeu n'y changera rien malgré une bonne frappe au début de la prolongation. A 32 ans, Di Maria semble avoir du mal à retrouver le rythme et ses jambes.

Icardi : Lui non plus n'a pas fait mieux que la semaine passée et ce n'est pas non plus une bonne nouvelle. Comme contre Saint-Etienne, Icardi a affiché toutes ses insuffisances du moment. Encore apparu très lourd et peu mobile malgré une réellle bonne volonté pour défendre, il a aussi montré un déchet technique inhabituel à l'image de cette remontée de balle où il se fait rattraper comme un enfant juste avant la pause. Jamais trouvé sur les longs ballons, à peine plus dans le jeu malgré quelques appels, il va seulement réussir une bonne passe vers l'avant pour Di Maria au milieu du néant mais sa sortie avant même l'heure de jeu est une nouvelle fois terriblement logique.

Sarabia l'a remplacé et est entré côté doit. Dur à attraper pour les Lyonnais, ce sont surtout ses courses qui ont fait mal, tant offensives pour créer des brèches que défensives pour assurer le pressing. Il va en revanche être assez peu présent dans le jeu et n'a donc pesé que très partiellement sur la partie. Cela ne va pas l'empêcher de transformer le penalty de la gagne, ce qui restera finalement de cette finale.

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