A la veille du deuxième déplacement du PSG à Lille, Luis Enrique s'est présenté en conférence de presse au Campus. L'entraîneur parisien est revenu sur l'actualité débordante du club : du transfert annoncé de Barcola vers Liverpool, au repos de Dembélé cette semaine, en passant par le match face au LOSC.
Malgré le mauvais temps qui s'abattait sur le Campus, Luis Enrique avait le sourire en conférence de presse ce jeudi en début d'après-midi. A la veille du déplacement de son équipe à Lille, cinq jours après le match nul à Rennes (2-2), l'entraîneur espagnol a fait le point sur plusieurs sujets importants de la semaine du PSG.
Il a notamment désamorcé les débuts de polémiques liés à la mise au repos d'Ousmane Dembélé, en déclarant que le joueur « a été, est, et sera essentiel au PSG », tout rappelant que Bradley Barcola, annoncé à Liverpool, est encore un joueur parisien officiellement. L'Espagnol s'est aussi exprimé sur le coach du LOSC, Davide Ancelotti.
L'an passé, vous insistiez sur l'importance de retrouver le feeling avec le ballon. En ce début de saison, que manque-t-il à vos hommes ?
« Je me rappelle que la première semaine de l'an passé, on avait eu trois ou quatre entraînements. Cette année c'est différent. On a le niveau technique, mais il manque encore certaines choses. Rien de préocuppant. »
Nous avons appris qu'Ousmane Dembélé serait au repos cette semaine. Pouvez-vous nous expliquer cette décision ?
« Dembélé a été, est et sera un joueur essentiel pour nous »
« Rien de nouveau. Vous vous rappelez, l'an passé, il y a deux ans, nous avons donné du temps aux joueurs. On l'a fait avec Ousmane, Hakimi et d'autres joueurs. Même avec Kylian Mbappé il y a trois ans. Je suis un grand admirateur d'Ousmane Dembélé, un joueur essentiel et de très haut niveau. Il a fait un très gros effort cet été pour être disponible pour la Supercoupe. Il a été, est et sera un joueur essentiel pour nous. Je suis content. Il a pris la bonne décision cette semaine. Il aura besoin de repos, comme d'autres joueurs pendant la saison. Je sais qu'il y a du bruit quand tu prends une décision difficile au PSG. Nous sommes une équipe, il faut l'accepter. Les joueurs sont déjà habitués à ma manière de gérer ça. A l'avenir, on cherchera à atteindre le même niveau que l'an passé. »
Bradley Barcola est annoncé sur le départ. Qu'avez-vous envie de lui dire ?
« Il est encore un joueur du PSG. »
Allons-nous voir un durcissement de la concurrence cette saison ?
« C'est important de souligner cela. Les joueurs qui ont repris avec moins de jours de repos, je suis ouvert à leur offrir des jours de repos. C'est très important de déconnecter. C'est la même chose pour Ousmane. Il a fait l'effort pour être avec l'équipe, puis après les deux finales, il doit avoir ce petit temps pour déconnecter. Je répète que je suis un très grand admirateur d'Ousmane Dembélé. C'est un vrai leader en dehors et sur le terrain.»
Que pensez-vous de Davide Ancelotti, l'entraîneur du LOSC ?
« Bien sûr que je le connaissais. Tout le monde le connait. Il a travaillé avec son père Carlo Ancelotti. Je suis attentif à ce qu'il montre sur le banc. Dans le football, tout le monde parle de ce que l'on voit. C'est un très bon coach. »
Estimez-vous que plus le PSG gagne, plus votre exigence doit être élevée ?
« Ce qui nous rend le plus fier, c'est la manière dont nous jouons. Tu peux gagner, tu peux perdre aussi, mais on veut montrer qu'on sait gérer la victoire et la défaite. L'identité que nous avons est très importante. C'est ma quatrième année au club, un record pour moi. J'ai cette ambition depuis le premier jour. Je sens la confiance du club, des supporters. C'est un très beau chemin qui j'espère durera encore longtemps.»
Le tirage au sort de la Ligue des Champions a lieu aujourd'hui. Etes-vous superstitieux à ce sujet ?
« Superstition ? C'est pour les Espagnols ou les Argentins (rires). Je ne peux rien dire de mauvais sur la Ligue des Champions. Olivier Gagne et Luis Campos seront là-bas pour le tirage. Je serai tranquille sur mon vélo avec Joaquin Valdes et quand on rentrera à la maison, on verra le menu. »
Ferran Torres peut-il se battre pour être dans le onze type ?
« J'ai besoin de 23 joueurs, pas 11 joueurs »
« Vous aimez classer les joueurs : les titulaires, les remplaçants... Pour gagner les trophées qu'on a remportés les dernières années, il faut une équipe. On a beaucoup gagné car on avait des joueurs comme Gonçalo Ramos, Kang-in Lee, Bradley Barcola... Des joueurs très importants. Tu ne gagnes rien avec onze joueurs. Je suis très ouvert. Si tu montres que tu es mieux que celui qui démarre, il n'y a pas de problème pour moi. On cherche à savoir qui sont les meilleurs joueurs pour chaque match. J'ai besoin de 23 joueurs, pas 11 joueurs. »
Quelle importance accordez-vous aux coups de pied arrêtés, un domaine sur lequel vous avez progressé ces dernières années ?
« Tout est positif quand tu arrives ici jusqu'à ce qu'on te pose la question sur les coups de pied arrêtés. Lors de la première année et au début de la deuxième, vous m'avez souvent questionné à ce sujet. Mais surprise, après deux ans, plus personne ne pose cette question. C'est très positif. On est l'une des meilleures équipes d'Europe dans l'aspect offensif et défensif des coups de pied arrêtés. Les statistiques le montrent en Ligue des Champions et en Ligue 1. On en a parlé cette semaine avec l'équipe. Il faut toujours être prêt et attentif, même si on s'est beaucoup amélioré dessus. C'est grâce surtout à Rafel Pol, Borja Alvarez et Guillem Hernandez qui ont tous les trois fait un travail incroyable. On continue d'améliorer ce secteur du jeu.»