Luis Enrique s'est présenté en conférence de presse ce mardi, à la veille de la 1ère journée de Ligue des Champions face au Slovan Bratislava (21h00). L'entraîneur parisien est notamment revenu sur la pression constante qu'il met à ses joueurs. Voici ses propos complets, retranscrits par nos soins, à Poissy.
Dans un auditorium loin d'être bondé malgré les débuts du PSG en Ligue des Champions ce mercredi face au Slovan Bratislava (21h00), Luis Enrique s'est présenté en conférence de presse juste après son capitaine Marquinhos. En admettant que Paris est encore l'un des favoris au titre, tout en assurant qu'il doit mettre une pression constante sur son effectif, l'entraîneur espagnol a fait part de ses objectifs avant l'entame de la C1.
Le début de saison est difficile au niveau des résultats. Comment sentez-vous votre groupe ?
« En termes de résultats, le début de saison est catastrophique »
« En termes de résultats, le début de saison est catastrophique. On cherche à valoriser tout ce qui se passe sur le terrain. Il y a des choses à améliorer. On mérite plus de points, je pense. Le football est comme ça et je l'accepte. On travaille pour s'améliorer. »
Le PSG a-t-il de l'avance sur la concurrence européenne selon vous ?
« C'est la meilleure compétition, la plus difficile à jouer aussi. Combien d'équipes peuvent gagner la Ligue des Champions ? Six ? Huit ? Cinq ? Les différences sont très petites. On cherche à faire un très bon début de compétition. Demain, ce sera sur le papier un match facile, mais il n'y a aucun match facile en Champions League. »
Plusieurs prolongations ont été annoncées vendredi dernier, voulez-vous que d'autres joueurs prolongent comme Dembélé ou Kvaratskhelia par exemple ?
« Ça dépend. C'est impossible que tous les joueurs prolongent. Je reste tranquille et calme car on a le meilleur directeur sportif et le président pour juger ce qui est le mieux pour l'équipe. Kvaratskhelia et Dembélé sont très importants pour nous, on va discuter de ça à l'avenir. »
Marquinhos évoquait les difficultés défensives du début de saison, quelle analyse en faites-vous ?
« Il faut montrer aux joueurs les petites images de ce qu'on peut améliorer. On n'a pas de chances à chaque fois que l'adversaire frappe. A la fin, nous aurons ce que nous méritons. On doit s'améliorer. On cherche à le montrer à nos joueurs. Le football n'est pas un sport juste. Il y a des matches où tu domines mais où tu ne gagnes pas. Il faut améliorer notre efficacité mais aussi notre capacité à se concentrer sur l'intégralité d'un match. »
« J'aimerais qu'on soit dans les huit premiers pour éviter le barrage »
Vous avez remporté les deux dernières campagnes en terminant barragiste. Y a-t-il moins de pression en phase de ligue ?
« Je mets la pression tout le temps. J'aimerais qu'on soit dans les huit premiers pour éviter le barrage. Avec notre tirage au sort, ce sera très difficile, comme les deux dernières années. Notre objectif est le même des dernières années, mais en se qualifiant dans les huit premiers. »
Quel regard portez-vous sur Yaya Touré en tant qu'entraîneur ?
« Je me rappelle qu'à Barcelone, il était joueur et j'étais l'entraîneur de l'équipe B. Il avait un niveau top. Il a eu des expériences d'adjoint. Le Slovan Bratislava est sa première expérience comme entraîneur principal. Son équipe aime avoir le ballon. On voit qu'il a été un joueur du Barça et de Manchester City. On verra demain s'il reproduit ce qu'il a montré ou s'il sera plus défensif. Il faudra gérer cela pendant le match. »
Estimez-vous que vous devez être plus exigeants envers vos joueurs après deux Ligues des Champions gagnées ?
« Je veux montrer qu'on doit se réinventer chaque jour »
« Je suis sûr de ça. Le passé c'est le passé. Il faut renouveler le carnet de conduite. Tout le monde est excité et motivé à l'idée de jouer contre nous, particulièrement en Ligue des Champions. Il faut donc qu'on sorte de notre zone de confort. Je cherche à contrôler cela. Je veux montrer qu'on doit se réinventer chaque jour. Normalement, ce qui motive le plus les joueurs, c'est de démarrer les matchs. Certains joueurs savent qu'ils jouent pratiquement toujours, mais tu dois trouver un autre moyen de les motiver. Ça dépend de chaque joueur. »
Est-ce un avantage de démarrer face à un adversaire a priori plus abordable comme le Slovan Bratislava ?
« A domicile, c'est toujours un avantage. Il faut être prêt demain pour jouer à notre niveau maximal d'intensité pour chercher à gagner le match. On est peut-être favori face à n'importe quel adversaire, mais il faut le montrer sur le terrain. »
Comment jugez-vous l'intégration des nouvelles recrues ?
« Les temps d'adaptation sont différents d'un joueur à l'autre. Les nouveaux joueurs peuvent voir l'état d'esprit des joueurs plus anciens et comprendre ce qu'on attend. Mais cela se gère de manière individuelle. »