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Barcola, Ruiz, favori, Ekitike, etc, la conf' complète de Luis Enrique avant PSG/Liverpool

Publié le mardi 7 avril 2026 à 15:40 par Jean Chemarin
Comme Vitinha avant lui, Luis Enrique refuse l'étiquette de favori avant PSG/Liverpool et s'attend à un quart de finale relevé face aux Reds. L'entraîneur espagnol a aussi donné des nouvelles de Bradley Barcola et Fabian Ruiz, forfaits pour le match aller, et livré quelques clés du match. Voici ses propos en intégralité retranscrits par nos soins.
Comme Vitinha avant lui, Luis Enrique refuse l'étiquette de favori avant PSG/Liverpool et s'attend à un quart de finale relevé face aux Reds. L'entraîneur espagnol a aussi donné des nouvelles de Bradley Barcola et Fabian Ruiz, forfaits pour le match aller, et livré quelques clés du match. Voici ses propos en intégralité retranscrits par nos soins.

Vous avez déjà connu beaucoup de rencontres importantes en Coupe d'Europe avec le statut de favori pour votre PSG, mais on a l'impression qu'avant ce quart de finale aller, c'est encore plus le cas. Qu'est-ce que ça vous fait d'avoir ce costume de grand favori avant cette rencontre face à Liverpool demain ?

« Pour moi, il n'y a pas de favori »

« Ce n'est pas important de savoir qui est le favori ou celui que vous considérez comme le favori, parce que dans ce type de compétition et dans ce type de match, contre ce type de niveau et d'équipe, c'est impossible d'avoir un favori. Je ne crois pas que nous soyons les favoris et si vous vous rappelez de l'année dernière, tout le monde disait que le favori était Liverpool et l'équipe qui s'est qualifiée, c'est le Paris Saint-Germain. Pour moi, il n'y a pas de favori. »

Vous en êtes donc au même point que la saison dernière avant un grand quart de finale de Ligue des champions, mais vous n'y êtes pas parvenu de la même manière. Est-ce que vous diriez en tant qu'entraîneur que vous avez fait votre métier d'une autre façon cette saison face aux difficultés ?

« C'est normalement le métier de l'entraîneur que de chercher à trouver la manière de performer. Chaque année est différente, on ne peut pas dire la même chose que l'année dernière, parce que c'est tellement différent. Ce que je veux tout le temps, c'est la même identité de l'équipe, chercher à jouer un bon football, profiter de jouer cette compétition et de ce moment. »

On a vu Bradley Barcola à l'entraînement et en même temps il est présent dans le communiqué médical, où il est dit qu'il reprend tout juste l'entraînement collectif. Est-ce que ça veut dire que demain, il peut être dans le groupe ?

« C'est au joueur de dire quand il est prêt »

« S'il est dans le point médical, il ne jouera pas demain, c'est clair. Il a fait hier l'entraînement partiellement, aujourd'hui il a fait l'entraînement intégralement avec l'équipe, mais il reste encore un petit peu (de chemin à faire) pour être en confiance, et on cherche à trouver les meilleures conditions pour le joueur. Et c'est au joueur de dire quand il est prêt. »

Vous parliez à l'instant de l'identité de jeu de votre équipe. Est-ce que le match aller l'an passé face à Liverpool au Parc des Princes, malgré le résultat, est votre meilleur souvenir de la saison en terme de jeu collectif ?

« Je pense que c'était une performance de très, très haut niveau, incroyable. Je signerais tout de suite pour faire plus de matches de ce niveau-là, avec un autre résultat c'est clair. Mais ce que je peux dire, c'est qu'on joue un football d'attaque, on cherche à gagner chaque match, quel que soit le stade ou l'adversaire. Surtout, on veut profiter de jouer au Parc, parce que c'est un stade avec un ambiance incroyable. Nous avons le soutien de nos supporters, c'est très beau pour nous de jouer à la maison. »

Sur Bradley Barcola, vous venez de nous dire que c'était le joueur qui se déclarait apte ou non, il y a un autre joueur qui est absent depuis longtemps, c'est Fabian Ruiz. Est-ce que ça veut dire que c'est lui qui ne se sent pas de reprendre ? Parce que c'est vrai que c'est un peu flou la situation autour de Fabian Ruiz...

« Ce n'est pas fou, c'est... (Le journaliste lui répète qu'il a dit flou). Ah flou ! Excusez-moi, mon français n'est pas encore parfait. Non, c'est comme ça, chaque fois qu'il y a un joueur blessé, il faut attendre de connaître les sensations du joueur, c'est important et il n'y a pas de problème sur ça, mais on cherche à retrouver le plus vite possible les joueurs, parce que c'est normal de jouer un petit peu avec la douleur quand tu es dans le premier match, mais on continue de donner de la confiance aux joueurs pour montrer quel est leur état (difficile de comprendre que ce Lucho a voulu dire ici). »

Mais c'est lui qui ne se sent pas ?

« Fabian Ruiz semble être sur le bon chemin, mais il reste encore un petit peu (de chemin à faire) »

« Tu parles de Fabian ou de Bradley ? (Le journaliste répond Fabian). Fabian, il n'a encore pas fait un entraînement avec le groupe, comment va-t-il jouer ? Il a beaucoup amélioré (sa condition). Normalement, on parle presque tous les jours et il s'est beaucoup amélioré, et nous sommes très contents parce qu'il semble être sur le bon chemin, mais il reste encore un petit peu (de chemin à faire). »

Vendredi, Gonçalo Ramos a marqué son septième but après être rentré en jeu, c'est le meilleur total pour un joueur dans le top 5 européen. Comment vous faites pour garder Gonçalo aussi concerné et aussi impliqué dans l'équipe, et à quel point c'est important d'avoir un joueur aussi décisif en sortie de banc pour un match comme face à Liverpool demain ?

« C'est très facile à dire, mais très difficile à faire. C'est pour ça que si tu veux une équipe qui gagne tous les trophées, tu as besoin de joueurs comme Gonçalo Ramos, comme Kang-in Lee, des joueurs qui aident l'équipe, quel que soit le moment. Ce sont des joueurs très difficiles à trouver et on est très contents de les avoir. Ce sont des joueurs très importants pour chercher à gagner ce que nous voulons. »

Vous avez eu un joueur qui joue maintenant en face, qui s'appelle Hugo Ekitike, qui est resté peu de temps et que vous avez très peu utilisé quand vous l'avez eu. Qu'est-ce qui fait, selon vous, qu'il ne se soit pas acclimaté, que vous n'en ayez pas eu besoin, et êtes-vous surpris de sa réussite aujourd'hui à Liverpool ?

« Ekitike s'est beaucoup amélioré, mais ce n'est pas le moment de parler des joueurs de Liverpool »

« Normalement, je ne parle pas des joueurs qui ne sont pas au PSG, mais je me rappelle que quand il a été ici, il a fait très bien les choses en Allemagne et après à Liverpool. C'est maintenant un joueur international, il a beaucoup progressé, mais c'est normal. Il était très jeune quand il était ici, et il s'est beaucoup amélioré à mon avis, mais rien (d'autre à dire). Ce n'est pas le moment de parler des joueurs de Liverpool. »

Comment avez-vous récupéré Hakimi après la CAN ? On voit ces derniers matches qu'il a retrouvé ses sensations, il devient passeur, buteur, mais la CAN a été difficile. Comment vous l'avez retrouvé ?

« Hakimi, il est passé par cette période très difficile avec sa blessure. Il a tout fait pour jouer la CAN. Après, c'est impossible pour un joueur de retrouver son niveau tout de suite. En ce moment, on est très contents, parce qu'il montre à l'entraînement et à chaque match son niveau. C'est très important pour l'équipe, et on est très contents de le retrouver. »

À quel type de match vous vous attendez face à Liverpool ? On a l'impression que ce n'est pas tout à fait le même Liverpool que l'an passé en terme de jeu. Et quelle va être la clé, tout simplement, selon vous, sur cette double-confrontation ?

« Sur ce premier match, on va chercher à avoir plus le ballon que Liverpool »

« Je ne sais pas. Ça dépend des résultats. Je pense que ça peut être un match comme l'année dernière. C'est la même configuration. Le premier match est chez nous. Mais normalement, le match peut changer. Ça dépend des résultats, ça dépend de différents aspects. Mais sur ce premier match, on va chercher à avoir plus le ballon que Liverpool. Mais on a conscience avant le match de la difficulté. Ils ont une très bonne équipe, avec beaucoup de joueurs de qualité, avec un très bon coach. Ce sera compliqué, c'est clair. Et on est habitués à jouer contre les équipes anglaises. Ce ne sera pas différent de l'année dernière. »

Il y a quelques semaines, au moment du tirage, vous aviez déclaré que ce PSG/Liverpool, c'était un peu comme un classique européen. Qu'est-ce qui vous fait dire que cette affiche est si spéciale ?

« Spéciale parce qu'il y a seulement 8 équipes en quart de finale et je pense que c'est beau pour nous en tant qu'équipe d'arriver à ce niveau de la compétition. Montrer que nous sommes là tous les ans et jouer contre Liverpool dans ce type de compétition, c'est toujours positif. Ce que nous voulons, c'est nous qualifier pour les demi-finales. On connaît la difficulté, mais on est très motivé. »

Les médias avaient constaté ces dernières années que le PSG avait souvent peur avant la Ligue des Champions, avant que vous arriviez. Ça a beaucoup changé. On sait que vous avez beaucoup d'humilité, que vous allez dire que vous n'y êtes pour rien, mais qu'avez-vous fait car vous n'avez plus peur sur le terrain ? Peu importe le match aller ou le match retour, même quand vous perdez, vous gardez toujours le mental. Quel travail vous avez fait sur l'équipe depuis que vous êtes là ?

« Rien. C'est facile à dire et très difficile à faire. Mais ce que j'ai dit dès mon arrivée, ici même en conférence de presse, c'est qu'on allait chercher à jouer un football attractif et offensif tout le temps, à défendre très agressivement. Et c'est ce que nous faisons. Et quand tu as seulement une manière de jouer, une manière de profiter du football, quand tu as ce niveau de joueur individuel et ce niveau incroyable, c'est facile à dire, très difficile à faire. Facile à dire pour moi, difficile à faire pour les joueurs. Mais je pense que c'est notre manière, notre standard pour montrer quel type d'équipe nous sommes. Après, on peut gagner, on peut perdre parce que c'est normal dans le football, mais c'est notre manière de vouloir chercher à gagner. Et après, quand tu as ces supporters, qui soutiennent tout le temps l'équipe, c'est plus facile. Et profiter de jouer au Parc, je pense que ce sera clé demain. »

Place à deux questions en anglais pour finir.

Vous avez mentionné qu'Ekitike était un peu jeune avant au PSG. Vous n'aviez pas autant de jeunes joueurs à l'époque. Mais maintenant, vous avez Zaïre-Emery, Barcola, Doué, Mayulu. Vous en avez maintenant beaucoup plus de jeunes joueurs que dans le passé. Qu'est-ce que vous en pensez ?

« Si vous êtes jeune, ça ne veut pas dire que vous pouvez jouer au PSG »

« Rien, rien n'a vraiment changé. Si vous êtes jeune, ça ne veut pas dire que vous pouvez jouer au PSG. Vous devez avoir de la qualité, une attitude, du courage, des intentions. Mais ce que j'ai vu durant ma carrière en tant que coach, c'est que j'adore coacher des jeunes joueurs. Mais ils ont besoin de montrer beaucoup de talent. Et lorsque cela se produit, c'est un grand plaisir de leur donner de la confiance. Mais ce qui est important, c'est qu'à un moment donné, il faut leur donner du crédit, évidemment. C'est notre mentalité. C'est comme ça qu'on approche nos matches. C'est une des clés qu'on a utilisées et on s'est beaucoup amélioré à ce niveau-là. »

Évidemment, Liverpool ne peut plus être champion d'Angleterre. Ils bataillent maintenant pour se qualifier pour la Champions League l'année prochaine. Et Van Dijk a dit après la défaite contre Manchester City en Coupe que les joueurs avaient l'air d'abandonner un petit peu. Qu'est-ce que vous en pensez ?

« C'est un petit peu compliqué de parler de Liverpool. Arne Slot, il parle très bien de son équipe parce que c'est normal. Mais ce que je peux dire, ou du moins analyser, c'est que nous sommes deux équipes proches, mais en même temps différentes. Parce que tout le monde essaye de savoir qui est le favori, mais dans ce genre de match, ça ne veut rien dire. Je pense que ça va être un match difficile pour les deux équipes. Il y a deux bonnes équipes. Nous sommes excités de jouer ce match et nous verrons si nous pouvons nous qualifier en demi-finale. »


Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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