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Pressing, calendrier, Kvara, Mayulu, etc, 15 pensées rapides sur Sporting/PSG

Publié le mercredi 21 janvier 2026 à 13:29 par Philippe Goguet
Au lendemain d'un Sporting/PSG (1-2) marqué par une cruelle fin qui a donné une défaite dure à digérer, retour sur ce match en 15 pensées rapides à propos du contenu collectif, du contexte général ou encore de quelques individualités.
Au lendemain d'un Sporting/PSG (1-2) marqué par une cruelle fin qui a donné une défaite dure à digérer, retour sur ce match en 15 pensées rapides à propos du contenu collectif, du contexte général ou encore de quelques individualités.
  1. Le PSG a beau être champion d'Europe, superchampion d'Europe et même champion intercontinental, il est toujours aussi cruel de perdre sur un but à la 90e minute dans un match pourtant largement dominé.
     
  2. Au moment du tirage au sort, il n'était probablement pas imaginé que le PSG gagnerait ses deux matches chez ses adversaires des chapeaux 1 (Barça, 2-1) et 2 (Leverkusen, 7-2) mais perdrait contre celui du chapeau 3 (Sporting, 1-2) et ferait match nul chez celui du chapeau 4 (Bilbao, 0-0). Mais ses performances à l'extérieur rappellent aussi à quel point le calendrier parisien est compliqué, malgré les bons débuts, et inégalitaire. A titre de comparaison, le Sporting a affronté à domicile le PSG, l'OM, le Kaïrat Almaty et le Club Bruges. Plus facile dans ces conditions de faire 12/12.
     
  3. A l'issue de ce match et de la séquence Bilbao/Sporting, le PSG semble pratiquement revenu à l'automne 2024 quand il avait enchaîné un match nul contre le PSV (1-1) et une défaite contre l'Atlético Madrid (1-2). Paris méritait largement de gagner ces quatre matches, avec un contenu dans l'ensemble bien meilleur que celui de l'adversaire, mais les manques dans les deux surfaces ont subitement ressurgi. C'est probablement dans ce mimétisme dans le contenu que Luis Enrique trouve son optimisme.
  4. Il y a tout de même un côté rassurant à voir le PSG annihiler le Sporting, chez lui, comme il l'a fait pendant une large partie du match. Depuis le début de la saison, rarement le pressing parisien n'a été aussi bon et il s'agit là d'un des marqueurs forts de l'identité de jeu parisienne. L'équipe a retrouvé une large partie de son identité défensive par séquences sur ce début d'année 2026, reste à être constant désormais.
     
  5. Le PSG a fini très fatigué la partie, et cela s'est vu avec les lignes qui se distendaient sérieusement dans les 20 dernières minutes, mais il s'agit aussi de la conséquence logique du style de jeu très énergivore des Parisiens. Arrive alors le thème du banc de touche, décimé par les blessures et la CAN. Paris pouvait difficilement gagner avec son banc, même si Kvara qui en est sorti lui a presque permis d'accrocher le nul, mais ce sont les titulaires qui devaient placer les Parisiens en tête.
     
  6. Au rayon des mauvais points du PSG, les choix effectués dans le dernier tiers du terrain est forcément en tête de liste. A l'exception des centres parfaits de Ruiz pour Zaïre-Emery et Doué pour Dembélé sur les buts refusés, Paris a été trop moyen dans ce domaine et le Sporting a gagné la bataille de l'axe, voire de la surface tout court. Il faut des jambes pour presser, ce que le PSG a eu, mais il en faut aussi pour attaquer et faire des courses à vide, ce qui a en revanche un peu manqué. Dans ses schémas offensifs, il manque encore des choses à cette équipe pour qu'elle retrouve de sa superbe.
  7. En faisant entrer Alisson Santos quelques minutes seulement après l'entrée de Zabarnyi comme arrière droit, Rui Borges a gagné le duel du coaching. L'Ukrainien, déjà peu à l'aise pour se retourner quand il évolue dans l'axe, ne peut pas lutter contre un ailier un peu rapide et les exemples ont été nombreux cette saison. Arrive alors la question, simple mais cruelle : pourquoi Zabarnyi ne rentre pas dans l'axe, avec Marquinhos qui se décale ? Le Brésilien est loin, voire très loin, de sa meilleure forme physique mais il défendra forcément mieux sur l'extérieur que Zabarnyi.
     
  8. Il est vrai que le PSG n'a pas été très dangereux face au Sporting en regardant de près les occasions et les Expected Goals (1,42 pour le PSG), mais c'est aussi oublier que le but refusé à Zaïre-Emery, pour une faute antérieure qui ne change rien à ce constat, aurait largement changé ce chiffre et la perception générale, en plus du scénario du match.
     
  9. Kvaratskhelia est régulièrement un joueur très décevant en Ligue 1, bien que son entraîneur réfute cette thèse, mais la différence entre lui et Barcola est une nouvelle fois terrible en Champions League. Là où le Français devient parfois un joueur timide et timoré, le Géorgien reste un lion et un monstre de compétitivité. 
  10. En défendant très bien sa surface (et avec aussi pas mal de chance sur les ballons repoussés), le Sporting a aussi choisi son poison, forçant le PSG à devoir tirer de loin. Les Parisiens, qui ne manquent pourtant pas de qualités dans ce registre, ont été très défaillants dans cet exercice. Là encore, c'est la vérité d'un match et la marge parisienne est aussi là.
     
  11. Qu'il est dur d'être Senny Mayulu en ce moment. Bien sûr, le jeune milieu n'est pas dans sa meilleure période et a encore été trop peu tueur face au but, mais il lui est demandé de jouer comme relayeur dans une zone où à la fois Ousmane Dembélé et Désiré Doué vont naturellement se placer. Le relayeur ans doit alors adapter son placement par rapport à deux joueurs qui, eux-mêmes, bougent énormément. A 19 ans, et alors qu'il n'évolue à son poste que depuis quelques saisons, cela n'a rien d'évident et cela explique, en partie, ses difficultés dans le jeu. 
     
  12. Que dire sur Lucas Chevalier ? Lui imputer la défaite quand les Parisiens ont cadré le nombre ridicule de six frappes en vingt-huit tentatives est injuste et il est complètement abandonné par sa défense à deux reprises face à Luis Suarez. Mais le nombre de buts encaissés cette saison suite à des mauvais renvois de sa part sont légion, ce qui est un vrai souci. Plus gênant aussi, c'était déjà un des défauts majeurs du gardien à Lille et le PSG ne peut donc pas être surpris.
     
  13. Depuis son explosion il y a un an environ, Désiré Doué a fait du côté droit de l'attaque parisienne sa propriété. Mais ce placement à droite le force régulièrement à tirer du pied gauche et le droitier, bien que plutôt habiles des deux pieds, a tout de même un sacré déchet dès lors qu'il s'agit de frapper avec son pied faible.
  14. En tant que spectateur et supporter, combien d'entre nous se sont dit en première période qu'il manquait Gonçalo Ramos dans la surface ? Beaucoup et c'est bien logique vu le profil du match qui semblait correspondre à ses qualités. Le Portugais a finalement joué les 25 dernières minutes, avec le PSG qui poussait malgré tout encore pas mal pour arracher la victoire, et il n'a strictement rien changé au final, comme un rappel que le coaching est un art bien plus délicat qu'il n'y paraît.
     
  15. Que ce PSG/Newcastle de mercredi prochain s'annonce tendu. Le PSG doit gagner pour espérer valider le top 8 mais il va faire face à des Geordies qui n'ont jamais digéré le penalty accordé dans le temps additionnel en novembre 2023 (1-1 score final), les privant d'une victoire qui a finalement précipité leur élimination dès le premier tour lors de la journée suivante. Le duel avait été rugueux et indécis, celui à venir s'annonce dans la même veine.

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