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Penalty, parcours, Dembélé, etc, 30 pensées rapides sur PSG/Newcastle (1-1)

Publié le jeudi 29 janvier 2026 à 16:00 par Philippe Goguet
Au lendemain d'un PSG/Newcastle (1-1) qui s'est terminé avec le passage en barrages des troupes de Luis Enrique, retour sur la partie et quelques-uns de ses acteurs en 30 pensées rapides autour du nouveau penalty manqué, des manques individuels de l'attaque, de l'immense Vitinha, du scénario autour du parcours parisien, etc.
Au lendemain d'un PSG/Newcastle (1-1) qui s'est terminé avec le passage en barrages des troupes de Luis Enrique, retour sur la partie et quelques-uns de ses acteurs en 30 pensées rapides autour du nouveau penalty manqué, des manques individuels de l'attaque, de l'immense Vitinha, du scénario autour du parcours parisien, etc.
  1. Il existe un monde pas si imaginaire dans lequel ce PSG/Newcastle est la copie conforme de PSG/Atalanta (4-0) en septembre : débuts de rêve face à un adversaire débordé de toutes parts, des buts rapides et une équipe parisienne qui déroule et gère. Mais pour que ce scénario puisse s'écrire, il aurait fallu marquer plus d'un but dans le premier quart d'heure, ce que le PSG aurait largement pu faire.
     
  2. Si ce match a un goût aussi amer, c'est possiblement aussi à cause du scénario. Paris a excellement débuté, puis a été de plus en plus imprécis et stérile au fur et à mesure du match. Avec un scénario inverse, l'analyse serait probablement très différente. 
     
  3. Ce PSG/Newcastle a d'ailleurs été l'exact opposé, dans le rapport de forces entre les deux équipes, du précédent de novembre 2023 qui s'était conclu par le même score. Paris avait du mal à prendre la main sur la partie mais avait fini très fort, ce fut tout le contraire cette fois-ci. Une chronologie inversée qui se retrouve jusqu'au penalty, sifflé très tard en 2023 et très tôt en 2026.
     
  4. Luis Enrique et tous les joueurs ont estimé après le match qu'ils avaient livré une grosse partie, une analyse très peu partagée par les supporters. A la vue des chiffres, il est pourtant difficile de leur donner totalement tort : 25 tirs à 10, 6 arrêts du gardien contre 3 et surtout 2,52 xG contre 1,07. Le réalisme a évidemment manqué côté parisien, mais les occasions créées ont été là, ce qui confirme la tendance des dernières semaines.
     
  5. Si le ressenti des supporters est très différent, avec l'impression d'une fin de match où Paris aurait pu tout perdre à plusieurs reprises, il est quelque part positif de constater que les joueurs n'ont pas senti cette peur sur le terrain. En tant que supporters polytraumatisés que nous sommes, le match a été de plus en plus pénible à suivre, mais il vaut mieux que les joueurs n'aient pas ressenti cette peur en vue de la suite.
  6. Autant que les occasions manquées, le tournant du match est évidemment la sortie sur blessure de Kvaratskhelia. Les joueurs ont semblé perdre le fil après la sortie du Géorgien, comme soudainement pétrifiés par le fait que les blessures rôdaient toujours autour d'eux alors que Paris semblait enfin en sortir.
     
  7. Même à droite, sur un côté qu'il n'aime qu'assez peu, le Géorgien a d'ailleurs une capacité à allumer la lumière de façon assez folle en Ligue des Champions. Son début de match était excellent et Lewis Hall a été ravi de le voir sortir. La façon dont Hakimi l'a soutenu pour sortir du terrain était d'ailleurs aussi belle que triste, le Marocain ayant subi une blessure très similaire il y a peu.

     
  8. Cette sortie et le temps faible engendré a aussi permis à Eddie Howe de se réajuster tactiquement, avec une équipe de Newcastle qui presse moins haut mais remonte sa défense malgré tout, ce qui a réduit le bloc anglais dans la longueur et soudainement beaucoup plus gêné les Parisiens.
     
  9. Le déchet technique des joueurs de Luis Enrique a probablement atteint des sommets en Champions League cette saison, avec Dembélé en étendard. Le Ballon d'Or a désormais des standards à respecter, il ne peut pas se retrouver à marcher sur le ballon aux 18m à chaque rencontre de la compétition qui l'a fait roi.
     
  10. Au moment du tirage au sort, le début du calendrier était vu comme particulièrement redoutable, c'est finalement en ratant sa fin contre Bilbao, le Sporting et Newcastle que le PSG a gâché sa première phase. Paris a pris plus de points en un match à Barcelone sans Marquinhos, Neves, Dembélé, Doué et Kvara qu'au cours des trois dernières rencontres avec un effectif désormais beaucoup plus complet.
  11. Tant que deux des trois leaders d'attaque du PSG sous-performeront de la sorte, il sera compliqué pour l'équipe parisienne de faire de grandes choses. En début de partie, avec les seuls Barcola et Kvara en forme, Paris était pétillant offensivement. Avec le seul Barcola dans un bon soir, c'est devenu beaucoup plus compliqué, l'ailier étant toujours limité par ses manques devant le but. Mais Paris ne peut avoir d'aspirations à la victoire finale qu'avec des individualités offensives plus performantes.
     
  12. Contrairement à bon nombre de matches de la saison passée, les Parisiens ont encore une fois moins couru que leurs adversaires, avec 118,6 contre 123,5 kilomètres. En Champions League cette saison, le PSG n'a couru plus que son adversaire qu'à une seule reprise, lors du premier match contre l'Atalanta (114 contre 112). Un indicateur à prendre avec des pincettes, mais qui s'est ressenti sur la fin du match.
     
  13. Entre 2025 et 2026, le PSG a dominé Manchester City, Liverpool, Aston Villa, Arsenal et Tottenham de façon assez claire, administrant même quelques fessées. Il est fou de constater que Newcastle, moins talentueux et doté que toutes ces équipes, a finalement résisté une fois de plus. En trois matches face à Paris dont deux au Parc, les Magpies sont toujours invaincus face au PSG de Luis Enrique !
     
  14. Le PSG n'a toujours pas réglé son souci sur les penaltys et les échecs s'enchaînent. Après avoir beaucoup tiré en force, Dembélé a tenté de placer son tir, mais la puissance a franchement manqué. Paris pensait visiblement avoir trouvé son tireur, le problème rester entier.
  15. La façon dont Vitinha a feinté d'être le tireur pour laisser Dembélé se préparer tranquillement et sans la pression des Magpies était en revanche très bien vue.
     
  16. Toujours à propos de Vitinha, le n°17 est le milieu le plus reculé du PSG, mais le Portugais a pourtant marqué cinq buts en huit matches de Champions League cette saison, c'est dire son niveau de performance dans la compétition reine. 
     
  17. L'action juste avant la pause au cours de laquelle Dembélé part en sprint vers l'avant sans se soucier du ballon pendant que Vitinha lui donne dans son dos semblait tout droit sortie d'un bug de jeu vidéo, avec l'attaquant parisien coincé dans le script. Moins drôle, le fait de prendre un but pratiquement sur l'action qui suit.
     
  18. Les Magpies ont été bien malins sur ce but. Profitant du fait qu'ils allaient jouer long dans la surface, ils ont logiquement placé tous leurs joueurs devant. Mais ce que l'arbitre n'a pas vu, c'est à quel point ils ont pu gagner du terrain sur le lieu de la faute. Zaïre-Emery balance Ramsey dans le camp de NUFC à 2m environ du rond central, Tonali a tiré le coup-franc dans le camp parisien, gagnant 7m environ. Une distance non-négligeable pour la suite de l'action puisque Marquinhos a moins de temps pour anticiper la trajectoire et repousse mal le ballon.
     
  19. Jusqu'où Willian Pacho peut aller ? Le défenseur central parisien joue pratiquement pour deux tant Marquinhos fait pâle figure à côté de lui depuis le début de la saison. L'Equatorien gagne des duels, repousse les centres, anticipe les actions adverses et relance même de belle manière. Oui, il fait une erreur sur le but, mais qui n'en ferait pas vu tout ce qu'il doit faire au cours d'un match ?

     
  20. Quand Newcastle a compris qu'il fallait jouer les contres côté Marquinhos plutôt que Pacho et Nuno Mendes, cela a tout de suite été beaucoup plus difficile pour les Parisiens. Le capitaine parisien est, à cet instant, un problème pour son équipe. Athlétiquement, le Brésilien est loin du compte et aucun remède miracle ne semble disponible.
     
  21. Si le PSG doit encore croiser une équipe anglaise cette saison, le travail sur les coups de pied arrêtés s'annonce pour le moins important. Pacho avait pourtant annoncé avant le match que les Parisiens avaient travaillé sur ce point, cela n'a pas sauté aux yeux et le déficit de taille de cette équipe est un vrai problème face aux équipes d'un championnat qui se joue de plus en plus sur les coups de pied arrêtés, comme l'a admis l'ailier de Newcastle Anthony Gordon en avant-match.
     
  22. Bradley Barcola a débuté les huit matches du PSG en Champions League cette saison, avec Kvaratskhelia puis Doué qui ont été mis sur le banc à son profit ces dernières semaines. Pour un joueur qui hésite à prolonger car soit-disant mis de côté pour les grands matches, cela peut faire sourire.
     
  23. Comment Ousmane Dembélé, leader d'attaque du PSG, a peu à peu perdu le fil de son match est assez peu rassurant pour un joueur de son expérience. Il y a évidemment quelques bonnes choses dans sa seconde période, notamment ce décalage dans le bon timing pour Vitinha, mais la façon dont il s'est perdu dans ses tentatives individuelles, avec un déchet technique indigne de son talent, a rappelé les heures les plus sombres du joueur devant le but.
     
  24. Le PSG n'a converti qu'un seul de ses 49 derniers tirs à l'intérieur de la surface en Champions League d'après Opta, un bilan évidemment effroyable face au but. Il y a pire encore, l'auteur du seul tir victorieux dans cette horrible série est Kvara, probablement absent pour un bon moment.

     
  25. Dans la méforme de Désiré Doué, la question du poste pourrait se poser, mais le talent parisien a été aussi mauvais à droite qu'à gauche ce mercredi soir après avoir déjà été horrible en relayeur sur d'autres bouts de matches. La partie la plus gênante est possiblement son manque d'explosivité très visible. Fin dribbleur en temps normal, l'attaquant de 20 ans semble n'avoir aucun punch pour passer le moindre dribble, ce qui le frustre et lui fait forcer son jeu.
     
  26. A voir le sacré bandage que portait Safonov à sa main gauche sous son gant et la façon dont il a géré quelques frappes ayant touché cette main blessée, on peut se demander à quel point le gardien russe était à 100% ce mercredi soir. 
  27. Le PSG finit 11e avec 14 points la première phase, soit 4 places de mieux et 1 point de plus que la saison passée. La dynamique laisse pourtant penser tout le contraire alors que le calendrier a pourtant été encore plus dur cette saison, le plus mauvais adversaire rencontré ayant été l'Athletic Bilbao (0-0) et pas le très nul RB Salzbourg (3-0).
     
  28. Signe du gros ralentissement offensif du PSG, Paris a longtemps été la meilleure attaque de la compétition et n'est désormais plus que la quatrième, à égalité avec le Real Madrid. Mais avec onze buts encaissés, l'équipe de Luis Enrique n'a que la 10e défense. Seuls le Real et le Barça, au calendrier facile, font pire parmi les équipes qui les devancent au classement.
  29. Le PSG va donc jouer les barrages, comme la saison passée, et affronterait en cas de qualification Chelsea ou le Barça en huitième de finale, pour ce qui serait forcément une revanche de 2025 vu que Paris a croisé les deux équipes très récemment.
     
  30. Question importante avant les barrages : le gardien de Monaco ou de Qarabag a-t-il déjà marqué un but ? 

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