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Meunier : «J’ai réussi à trouver un équilibre : 70 % offensif, 30 % défensif»

Publié le dimanche 28 août 2016 à 10:57 par Philippe Goguet
Thomas Meunier s'est confié au Journal du Dimanche concernant ses premiers pas au PSG et sa personnalité, plutôt détonante par rapport au reste de l'effectif du PSG.

Comment il est arrivé au PSG :

«Il y a un an, mon agent avait rencontré Olivier Létang [le directeur sportif adjoint du club]. Moi, je l’avais eu au téléphone. C’était un intérêt, mais c’est devenu concret pendant l’Euro. Avant la compétition, il y avait trois ou quatre clubs prêts à m’acheter. Après mon premier match [ contre l’Irlande], une quinzaine. À la base, je m’imaginais plus en Angleterre ou en Allemagne. Mais quand le PSG arrive, on n’hésite pas longtemps. En plus, je savais qu’il y avait une place à jouer dans le système d’Unai Emery, qui repose énormément sur les latéraux. Une grande partie de mon plaisir, je le trouve dans le jeu offensif. À la base, je suis un attaquant. À mon poste, j’ai réussi à trouver un équilibre : 70 % offensif, 30 % défensif. Pour ça, j’ai besoin d’évoluer dans une équipe qui fait le jeu comme le PSG. »

À quoi ressemble le vestiaire du PSG ?

«Pour tisser des liens, tu donnes de ta personne mais tu attends aussi un retour. Et c’est là que tu vois que ce groupe est super ouvert. De l’extérieur, on pourrait se dire : c’est Paris, ego surdimensionnés, beaucoup d’argent, l’indifférence, etc. Pas du tout ! La vie sociale est très intéressante. Mon intégration a même été plus facile qu’à Bruges. J’étais jeune [19 ans], je ne parlais pas néerlandais alors que c’était la langue du vestiaire. Ici, c’est le français, c’est plus facile. Humainement, ils sont tous très corrects en plus d’être bien au-dessus de la moyenne sur le terrain. Après, c’est un autre monde. Rien que la préparation : un stage à Los Angeles, c’est autre chose que de prendre le bus pour aller au milieu d’une forêt aux Pays-Bas… »

Meunier, un joueur qui a fait des études d’art, écoute du classique, admire Dalí ou Rubens :

«Mais personne ne le sait dans l’équipe. Ce sont des centres d’intérêt normaux pour les gens qui vivent en dehors du foot. Dans le vestiaire, le kif de certains c’est la musique, d’autres les voitures, le sport… Le mien, c’est de faire quelque chose de mes journées. De visiter des musées. Paris, c’est super pour ça. Avec ma copine, on a déjà fait Montmartre, le Louvre. On a réservé à Orsay après la semaine internationale. En revanche, depuis l’Euro, je n’ai pas eu trop le temps de me remettre au dessin [Il lui arrive de croquer ses coéquipiers]. »

Son usage des réseaux sociaux :

«J’ai déjà eu des réflexions. À Bruges, j’ai dû supprimer des tweets. L’autre jour, j’ai regardé le monologue de Sarkozy sur TF1. Je trouvais qu’il s’exprimait avec aisance. Je l’ai tweeté. Direct, on m’a agressé. J’ai préféré couper court. Aujourd’hui, la liberté de ton est possible seulement si tu vas dans le sens de la marche : il fait chaud, le ciel est dégagé… Et encore, certains trouveront à y redire ! Si j’ai envie de dire quelque chose, même polémique, je ne m’en prive pas. Mais je sais aussi que mon image doit être un peu plus soignée à Paris qu’en Belgique. Les répercussions ne sont pas les mêmes. »

NB : Propos recueillis par Solen Cherrier pour le JDD. Dans le reste de l'entretien, Meunier évoque bien d'autres thèmes (son regard sur le métier de footballeur, la vie à Paris, etc).

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
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