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Amiens/PSG (4-4), les performances individuelles

Publié le samedi 15 février 2020 à 23:24 par Philippe Goguet
Le PSG a fait match nul 4-4 à Amiens dans une partie complètement folle et aux 1000 visages, Paris passant du catastrophique au très bon selon les périodes. Retour sur les performances individuelles des Parisiens au cas par cas.

Navas : Titulaire inattendu, le Costaricien va encaisser quatre buts pour la première fois avec le PSG et aurait même pu en prendre un cinquième s'il n'avait pas gagné un duel face à Guirassy alors qu'il n'y avait que 1-0. Il ne peut rien faire sur les deuxième et troisième buts amiénois mais est battu sur les deux autres sans être spécialement loin pour autant. Dur de lui en vouloir mais il n'a pas réussi ses exploits habituels dans les buts. Pas toujours très précis au pied quand il a allongé le jeu non plus.

Herrera : Arrière droit comme face à Strasbourg il y a... cinq mois, l'Espagnol a fait preuve d'une belle volonté mais il n'est pas un spécialiste du poste et cela s'est vu. Il a régulièrement eu du mal à gérer la profondeur face à Diabaté, notamment quand celui-ci part dans son dos marquer le but du 3-0, ou sur des longs ballons et a eu plusieurs alignements très douteux qui ont permis de couvrir des attaquants adverses. En phase offensive, il a toujours tenté de faire vivre son couloir, comme Meunier, mais s'est aussi régulièrement retrouvé isolé comme le Belge. Cela ne l'a pas empêché de donner un ballon de but à Cavani d'un bon centre tandis que sa réduction d'une volée impeccable a relancé le match. Dans un match marqué par de nombreuses erreurs défensives et par la volonté du PSG de s'accrocher, il a été un symbole parfait des deux phases.

Kouassi : Dans un autre style que Herrera, il aura lui aussi bien représenté ce match complètement fou et aux 1000 visages. Vite sollicité et plutôt bon en début de partie, il coule ensuite complètement sous les coups de boutoir de Guirassy. Absent sur le premier but, dépassé sur le second, nulle part sur le troisième, il livre une première période pas loin d'être catastrophique mais revient très bien après la pause, montrant une belle force de caractère malgré quelques nouveaux placements douteux quand il tente de sortir de sa défense. Fort balle au pied et dans l'utilisation du ballon, il va l'être encore plus dans les airs avec ce doublé magnifique sur corner de deux coups de tête imparables. Dommage pour lui, la belle histoire de cet incroyable retournement de situation est gâché par une dernière erreur quand Guirassy lui échappe sur le but du 4-4...

Thiago Silva : Défenseur central gauche comme à Dijon, le capitaine brésilien n'a pas été meilleur, bien au contraire. Largement impliqué sur les trois buts et toutes les occasions amiénoises de la première période, il est apparu très loin de son meilleur niveau, signant probablement sa plus mauvaise mi-temps avec le PSG, même s'il était avant tout là pour reprendre du rythme. Plus ennuyeux, et comme quelques jours plus tôt, il n'a pas vraiment semblé libre dans ses mouvements.

Marquinhos l'a remplacé dès la mi-temps, et poste pour poste donc dans l'axe gauche. Bien plus mobile et vif que Thiago Silva, sa capacité à couvrir de grands espaces par sa vitesse fait le plus grand bien et son profil est bien adapté au profil du match. Il se montre aussi impeccable en commandant de la défense à trois qui finit le match, même s'il est peut-être un peu avancé sur le dernier but adverse. Pour un retour, l'impression laissée est en tout cas très positive.

Bakker : De nouveau titulaire comme arrière gauche, il se montre plutôt intéressant sur ses premiers ballons et va signer une première période convenable. Plutôt solide et pas trop maladroit au sol, il est en revanche un peu plus en souffrance dans le jeu aérien mais est rarement sollicité de la sorte. Arrière gauche peu porté vers l'avant, il est particulièrement à l'aise en fin de partie comme axial gauche et se montre attentif au jeu tout en étant sérieux balle au pied, faisant bien courir le ballon. Malheureusement pour lui, il lit très mal la situation sur le 4-4 et ouvre totalement l'espace dans son dos en se faisant aspirer. Un match correct de remplaçant au final, mais pas plus.

Gueye : De retour dans le onze de départ, il n'y est pas du tout en début de match et perd un ballon important qui mène directement à l'ouverture du score. Malgré un bon retour sur un contre, sa première période va être une catastrophe de bout en bout. Pas au niveau techniquement, il éprouve les pires difficultés à être intéressant sur le jeu placé et est même régulièrement visé par les Amiénois de par ses difficultés balle au pied. Même si son remplacement était prévu, il était tout autant mérité.

Verratti est entré comme relayeur gauche mais a ensuite vite basculé devant la défense et l'Italien a été largement meilleur. Dans l'utilisation du ballon, il n'est clairement pas de la même classe et ses passes ont régulièrement illuminé le jeu parisien, à l'image de sa passe sublime pour Bernat sur le 4-3, tandis qu'il a annihilé le pressing haut adverse. Défensivement, il a longtemps été intéressant avant de concéder une faute très bête dans les dernières secondes, récoltant au passage un avertissement.

Paredes : De retour dans le onze de départ, l'Argentin a eu droit à une heure sur le terrain et il n'a pas vraiment tiré son épingle du jeu. Après une perte de balle inhabituelle pour lancer la partie, il a eu bien du mal à faire parler ses talents d'organisateur, à l'exception de quelques passes intéressantes pour aérer le jeu vers les côtés. Très responsabilisé dans la construction, il a souvent tardé à jouer vers l'avant et a donc régulièrement eu du mal face à un bloc regroupé. Défensivement, il a été très facultatif alors qu'il avait pourtant montré des progrès dans ce domaine récemment.

Bernat l'a remplacé et il est entré comme arrière gauche, Paris passant en 3-5-2. Sur son flanc, il a vite apporté de la tenue de balle et surtout pas mal de tonus. Il se montre notamment à son avantage d'un centre parfait pour Icardi qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond. Une demi-heure réussie et suffisante pour bousculer la hiérarchie après un mois d'absence ?

Di Maria : Meneur de jeu très axial comme à chaque fois que Neymar n'est pas là, l'Argentin semble bien rentrer dans sa partie et fait du bien mais il va vite se perdre et avoir un déchet pour le moins important. Il parvient parfois à faire de jolies différences mais la continuité n'y est pas, même après la pause quand Paris, et lui, vont bien mieux. Ce sera légèrement mieux en fin de partie quand il peut s'excentrer un peu sur les ailes et bénéficier d'espaces mais l'Argentin n'était pas spécialement dans un grand jour malgré son corner bien converti par Kouassi sur le 3-3.

Draxler : Invisible en début de match, il se signale ensuite coup sur coup avec deux centres dangereux mais sa première période est terriblement mollassonne, chaque prise de balle manquant de mordant. Il la sauve pourtant vaguement par des corners bien tirés, dont l'un d'entre eux aboutira au but de Herrera. C'est encore lui qui trouvera Kouassi sur le 3-2 mais sa seconde période jouée dans un autre rôle n'est pas vraiment meilleure. Pas spécialement tranchant en relayeur, il l'est même encore moins quand il joue très haut sur le terrain en fin de partie, avec un gros déchet dans ses choix.

Icardi : Aligné en duo avec Cavani pour la première fois au coup d'envoi, l'Argentin va vivre une première période des plus compliquées. Peu cherché par ses partenaires, il ne fait pas grand-chose pour se démarquer malgré une bonne tête sur corner. Il continue de se battre après la pause, montrant une belle volonté alors que le PSG pousse, et est finalement récompensé par son premier vrai but depuis plus d'un mois. Ce n'est pas encore du grand Icardi mais son but aurait dû assurer la victoire.

Cavani : De nouveau titulaire trois jours après Dijon, l'Uruguayen n'a pas livré un match foncièrement très différent. Comme en Bourgogne, il s'est même montré plutôt mobile et a même réussi, par séquences seulement, quelques transmissions intéressantes ou gestes techniques réussis. Ce qui l'a trahi sera surtout son énorme manque de réalisme, une drôle de situation pour un joueur à la recherche de son 200e but à Paris, avec un duel perdu mais pas évident en première période face à Gurtner, une tête qu'il doit mettre au fond en début de seconde période puis, surtout, deux occasions ratées de faire le break. S'il est dur de lui en vouloir sur la première vu la qualité de l'enchaînement au départ de l'action, son énorme raté juste avant le 4-4 est difficilement pardonnable vu le scénario du match. En résumé, les jambes du Matador sont bien revenues, son efficacité pas encore.

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