Le PSG a remporté sa première victoire de la saison en Ligue 1 ce dimanche à Brest (0-1) lors d'un match où le duo Ferran Torres/Ousmane se sera encore fait remarquer. Voici les trois points à retenir de la soirée, depuis le stade Francis-Le-Blé.
En étant bousculé à Brest, Paris a décroché sa première victoire de la saison en Ligue 1 (0-1) au terme d'un match qui confirme une chose : le championnat de France n'est pour le moment pas le terrain d'entraînement du double champion d'Europe en titre. Pourtant très vite devant au tableau d'affichage, Paris a fait face à un Stade Brestois porté par l'ombre d'Eric Roy, disparu en juin mais présent ce soir.
Le PSG est bien lancé
Luis Enrique repoussait toute inquiétude, mais ce soir, l'entraîneur espagnol est forcément ravi que son équipe ait enfin signé sa première victoire de la saison en Ligue 1. Quatre jours après avoir balayé le Slovan Bratislava mercredi en Ligue des Champions (6-1), le PSG a vaincu Brest en clôture de la 4ème journée de Ligue 1 (0-1). Devant au tableau d'affichage dès la 5ème minute, les coéquipiers de Marquinhos ont réalisé une prestation aboutie, avec tout de même encore quelques failles dans la concentration défensive.
« On a besoin de points » avait déclaré Luis Enrique la veille. Son onze de départ témoignait de sa forte volonté de repartir de Bretagne avec les trois points. Une équipe type et motivée, qui a démarré ce match sur un rythme très intense. Le Paris Saint-Germain a ouvert le score d'entrée (5ème) par l'intermédiaire de Ferran Torres. « A l'attaque face aux Pirates », telle était la devise des Franciliens qui ont produit quelques séquences à toute vitesse, avec notamment un Achraf Hakimi remarqué à droite, mais sorti blessé avant la pause (39ème, remplacé par Fabian Ruiz). Plus justes et plus rapides, mais parfois bousculés par des Brestois poussés par l'esprit d'Eric Roy, les Parisiens regagnaient les vestiaires logiquement devant, au tableau d'affichage.
L'impression laissée en Ligue des Champions mercredi n'était pas qu'un mirage dû à la faible adversité des Slovaques : Paris retrouve bel et bien des jambes. Au milieu, Joao Neves a surement réalisé sa meilleure prestation de la saison tandis que Khvicha Kvaratskhelia a bien réagi après avoir passé toute la soirée de mercredi sur le banc. Même Matvey Safonov a été énorme pour confirmer le premier clean-sheet de la saison parisienne (7ème, 12ème, 58ème, 87ème). Paris a pris des coups, mais il a gagné. Il est rare que pour lui, ce soit l'essentiel.
Dembélé/Ferran, comme cul et chemise
On prend les mêmes et on recommence ? Le tandem qui s'était amusé du Slova Bratislava mercredi soir a remis ça à Brest. Dès l'entame, une combinaison géniale entre les deux a provoqué l'ouverture du score de l'Espagnol, servi par le Français (5ème). Sur cette première action, Torres et Dembélé ont eu une alchimie rare. Une complémentarité technique et spatiale qui laisse à penser que les deux anciens du Barça pourraient se trouver les yeux fermés sur le terrain. « On a une connexion spéciale » lançait Torres mercredi. Ce soir, il l'a montré.
Ce n'est pas par hasard si Ousmane Dembélé a passé le clair de son temps à droite. Ferran Torres prend déjà bien du plaisir à se faufiler dans les espaces laissés vides par le Ballon d'Or, surtout dans l'axe. S'ils ont des profils différents balle au pied, Dembélé et Torres parlent le même football dans la compréhension de l'espace. Les deux attaquants parisiens partagent aussi la capacité d'être des presseurs infatigables.
Individuellement, leurs prestations récentes en font surement les offensifs les plus en forme de l'effectif parisien. Mais si Ferran et Dembélé se muent en un duo qui fait gagner des matchs, on peut se demander comment Luis Enrique pourrait se passer de l'un des deux à l'avenir.
Eric Roy au coeur de cette soirée
Tout comme il méritait son hommage, Eric Roy mérite son point consacré dans cet article. L'ancien entraîneur de Brest, décédé le 17 juin dernier des suites d'un cancer au pancréas, a été l'acteur principal de la soirée dans un stade où près d'un supporter sur deux portait un tee-shirt en sa mémoire.
Avant la rencontre et même pendant, la présence du « King » s'est faite ressentir une dernière fois à Francis-Le-Blé. « Eric Roy à jamais brestois » ont brandit les supporters de la Tribune Quimper à la 58ème minute, pendant que le reste du stade était illuminé par les téléphones qui pointaient vers le ciel. On a clairement senti que les joueurs brestois ont reçu l'énergie envoyée par les tribunes, multipliant les occasions au moment où les chants étaient les plus forts. Paris n'aura pas cédé, mais ces adieux auront été à la hauteur de la trace que Roy aura laissé à Brest.