Pour clôturer le Media Day organisé ce jeudi à la veille de PSG/Monaco, Luis Enrique s'est présenté en conférence de presse au Campus, face à une cinquantaine de journalistes. L'entraîneur parisien a notamment fait ses adieux à Bradley Barcola, qu'il a publiquement remercié.
Le mois de septembre a démarré par un Media Day au Campus, lors duquel les recrues estivales du PSG se sont exprimées avant que Luis Enrique ne prenne la parole en conférence de presse. « C'est comme à l'école » a désamorcé l'entraîneur parisien pour détendre l'atmosphère dans un auditorium bien plus fourni que lors des autres veilles de match de Ligue 1. Luis Enrique a tiré son bilan du mercato estival, qu'il a jugé « exceptionnel » tout en faisant ses adieux publiques à Bradley Barcola, parti vers Liverpool. Il a aussi évoqué le match du PSG ce vendredi, face à l'AS Monaco (21h05).
Le mercato est officiellement terminé, quel bilan en faites-vous ?
« Le mercato est fini et le bilan que je peux faire : le mercato a été exceptionnel, sans aucun doute. Le président et la direction sportive avec Luis Campos ont été incroyables. Je suis très content. Je voudrais souligner les départs de Ramos, «Ibé» (Mbaye, ndlr), Barcola et Lee. Ils ont été des joueurs très importants dans la conquête des trophées ces deux dernières années et je leur souhaite le meilleur. Je pense que cela a été nécessaire parce qu'on a besoin de redonner de l'énergie à l'équipe en termes de mentalité et d'ambition.
Ensuite, le cas de Barcola est un petit peu différent car il a énorménent grandi à Paris après qu'on l'ait pris de Lyon. Il a fait énormément grandir l'équipe aussi, avec ses performances. Son souhait était d'avoir plus de poids en terme de temps de jeu, et je ne pouvais pas lui garantir. A la fin, tout le monde y gagne. J'accepte la situation et je lui souhaite le meilleur. Je pense que ça a été un mercato exceptionnel, je me répète. On est très content de démarrer cette saison avec ce nombre de joueurs. »
Le PSG est-il plus fort après ce mercato ?
« Ce que je peux dire, c'est que je suis content. Après, il faut savoir quel sera le temps d'adaptation de chaque joueur individuellement, le niveau qu'ils donneront à l'équipe. Je me rappelle que quand on a démarré la deuxième année, tout le monde doutait des joueurs qu'on avait pris. Le résultat a été là, et on a pu voir leur réel niveau. Je pense qu'on a acheté les joueurs qu'on voulait acheter. C'est très important de voir les visages des joueurs quand tu parles avec eux avant de les recruter, voir l'ambition qu'ils ont d'être au PSG. Il y a des règles dans le fair-play financier comme quoi tu dois savoir vendre et pas seulement acheter. Clairement, on est l'une des meilleures équipes sur le terrain comme en dehors, selon moi. »
Quand votre équipe sera-t-elle prête ?
« Ca dépend de beaucoup de facteurs que je ne peux pas contrôler. Mon travail à ce moment de la saison est de trouver les onze meilleurs joueurs à chaque match. Je ne suis pas préoccupé par ça. J'ai vu beaucoup de choses positives lors du dernier match. Chaque année, les adversaires seront très motivés à l'idée de jouer contre nous. »
Le début de saison chargé avec des adversaires relevés est-il une bonne préparation ?
« Ce n'est pas le plus facile, c'est clair, c'est un enchaînement magnifique mais il faut l'accepter et se préparer. Une équipe comme nous sommes, qui n'a vendu aucun des titulaires lors des deux finales de Champions League, reste la même et on a signé des jeunes joueurs et des joueurs d'expérience, c'est une combinaison qui peut être positive. On doit voir ce qu'on fait sur le terrain, en restant humble. On sait qu'on aura des difficultés comme tous les ans. »
Le départ de Bradley Barcola va-t-il créer un manque de profils devant ?
« A la fin, tout le monde y gagne. Il aura plus de minutes, des minutes que, moi, je ne peux donner à aucun joueur. Tu dois gagner ça lors des entraînements et des matches. Il a été très important. C'est un joueur très aimé par ses coéquipiers, et c'est difficile pour tout le monde. Bradley est une personne incroyable, je ne peux dire que du positif sur lui. Mais il lui restait deux ans de contrat, on respecte ça, on accepte son départ. C'est le football, il faut l'accepter. A l'avenir, certains joueurs très importants pour l'équipe vont partir mais c'est la vie, c'est comme ça.
(Luis Enrique est relancé sur ce sujet quelques minutes plus tard, avec la notion de profil désormais différent en attaque)
C'est différent, clairement, car chaque joueur l'est individuellement. Bradley est un joueur différent dont on a très bien profité avec notre manière de jouer. Je suis particulièrement content avec les trois joueurs de la ligne d'attaque : Maghnès, Ferran et Mika Godts aussi. On a beaucoup de possibilités, les trois jouent partout et ce sera important durant la saison car il y aura beaucoup de matchs. Quand je vois les visages des trois à chaque entraînement et ce qu'ils nous apportent... Mika a seulement 21 ans, Ferran a de l'expérience mais reste jeune et Maghnes a de l'expérience mais est né pour jouer dans une équipe comme la nôtre. Je suis très content mais tu ne peux pas comparer parce qu'on ne sait jamais ce qui va se passer. »
Quel regard portez-vous sur les progrès de Joao Neves ?
« Il ne jouera pas demain (rires). Je rigole, il sera titulaire demain. Il jouera son 100ème match avec le PSG. Ce que je peux dire de Joao est la même chose que les autres joueurs. Il a une grande qualité individuelle, technique, physique. Il apporte beaucoup d'énergie. Dans une famille, c'est très important d'avoir des joueurs de sa qualité. »
Allez-vous tout faire pour remporter une troisième Ligue des Champions ?
« On n'a pas encore démarré la compétition ! Les objectifs sont clairs et je l'ai déjà dit beaucoup de fois. Dès le premier jour où j'étais assis ici, je vous ai dit qu'on voulait gagner des trophées importants. Il n'y a pas plus importants que la Champions League. On est tous convaincus qu'on est capables, les supporters parisiens aussi, mais cela ne veut pas dire que ce sera facile. L'entraîneur doit équilibrer les choses. Quand il y a beaucoup d'énergie positive, tu dois contre-balacer ça. En ce moment, il vaut mieux rester calmes, on n'a pas encore joué contre Bratislava. On doit penser à jouer mieux et gagner notre premier match demain. »
Qu'avez-vous pensé du fait d'avoir tiré la Roma, un de vos anciens clubs ?
« (il commence à répondre en italien et dit qu'il doit réviser). C'a été un bon souvenir de ma carrière. Je me rappelle de l'Olimpico et c'est un bon souvenir pour moi mais on va voir. Ce sera difficile car cette Roma s'est beaucoup amélioré avec Gasperini et le mercato. C'est une très belle équipe. »
A quel point la victoire de demain est importante face à l'AS Monaco ?
« Si on ne gagne pas demain, on sera hors de la course en Ligue 1, tu penses ? Ce sera un vrai challenge. On va essayer. Monaco a toujours été une très belle équipe, surtout avec cet entraîneur. Il est courageux et aime jouer au football, c'est ce que j'aime. »
Avez-vous eu des échos de la nouvelle pelouse du PSG ?
« On avait hâte de jouer au Parc des Princes pour notre premier match mais ç'a n'a pas été possible. J'espère que demain la pelouse sera en condition. Il faut voir si la pelouse est bonne pendant tout le match. Si une équipe a besoin d'une pelouse en bon état, c'est bien nous. »
Comment recevez-vous les éloges de Filipe Luis à votre égard ?
« Il a fait beaucoup de choses importantes au Brésil. On a vu face à Flamengo (NDLR :en finale de la Coupe intercontinentale en décembre dernier) quel type d'entraîneur il est. Quand j'ai entendu qu'il venait en France, j'étais content. Il a la qualité et l'expérience personnelle et professionnelle. Je lui souhaite le meilleur, mais après le match contre nous (sourire). »
Quel regard portez-vous sur le tirage au sort de la phase de ligue de la Ligue des Champions ?
« Ce sera apparemmenet plus facile que l'an passé, car c'était impossible que ce soit le contraire, mais ce sera difficile. Il faudra améliorer notre performance pour être dans les huit premiers car c'est notre ambition mais on a déjà l'expérience des deux dernières années. Ce n'avait pas été facile, on avait fini 11e et 15e. Cette année, ce sera encore difficile. »
Quel joueur mérite le Ballon d'Or selon vous ? José Mourinho a déclaré qu'un joueur du Real Madrid le méritait selon lui.
« Je ne suis pas intéressé par le vainqueur du Ballon d'Or. Pour moi, celui qui mérite le Ballon d'Or est un joueur du PSG. Car on a de tout. On a gagné la Champions League. Fabian Ruiz a gagné la Coupe du Monde aussi. Ousmane Dembélé est tenant du titre... Pour moi le vainqueur doit être parisien. C'est mon avis. Mais je ne suis pas intéressé par les prix individuels. C'est un sport collectif. »